L’eau : clé de l’avenir pour l’Afrique (extrait)
interview de Gil Garcetti par McNair Ezzard
Au terme de son mandat de substitut du procureur de Los Angeles de 1992 à 2000, Gil Garcetti a décidé de faire de sa vieille passion pour la photographie un métier à plein temps et de se mettre au service de la lutte contre la pauvreté. Publié dans les principales revues spécialisées et lauréat de plusieurs prix, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, le dernier s’intitulant Water is Key : A Better Future for Africa (L’eau : clé de l’avenir pour l’Afrique). McNair Ezzard l’a interviewé pour Partage international.
 Partage international : Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de votre dernier livre ?
Gil Garcetti : Je venais juste de quitter ma fonction de substitut du procureur, en décembre 2000. Ma femme s’était déjà engagée à se rendre en Afrique de l’Ouest pour le compte de la Hilton Foundation, qui y finançait depuis quelques années des projets de fourniture d’eau propre. Je l’ai suivie avec mon matériel de photographe, et c’est là que j’ai pris conscience pour la première fois de ce problème de l’eau. J’ai, en quelque sorte, fait alors l’inventaire des divers problèmes que connaît le continent, comme la pauvreté, la faiblesse des revenus, mais aussi de la beauté et de l’espoir qui l’animent. Je n’avais pas d’idées très précises sur la façon de me servir de ces photos… jusqu’au 11 Septembre, qui fut un véritable déclencheur.
Il y a d’abord, dans cette région du monde, des pays musulmans. Nous devons montrer que nous nous soucions des autres, y compris des musulmans. Je me suis alors aperçu que ce n’est pas seulement une affaire de morale, mais aussi de justice, de politique. C’est ainsi que je suis allé à la Hilton Foundation pour leur demander s’ils accepteraient de parrainer ce livre et de le distribuer gratuitement aux ONG actives en Afrique de l’Ouest.

