Quand le dollar est en chute libre

Par Le Sage le 30 décembre 2007
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Les gouvernements ne sont pas maîtres de leur économie, car ils ne sont pas maîtres de leur monnaie. La valeur de toutes les devises et les leviers de commande permettant de jouer pour ou contre une devise particulière se trouvent entre les mains d’un groupe d’environ deux cents hommes et femmes dans chaque pays. [B. Creme, Le Grand Retour]

Les Etats-Unis se dirigent tout droit vers la banqueroute, sans que ses dirigeants ne fassent rien de sérieux pour y parer. Ils font, au contraire, tourner à tout va la machine à billets pour maintenir le niveau de vie américain et financer la guerre en Irak. La dette nationale atteint aujourd’hui 9 000 milliards de dollars. Et même si tout le monde comprend qu’elle ne pourra jamais être remboursée, on la laisse continuer à gonfler comme si de rien n’était, déclare Willem Middelkoop, correspondant financier.

W. Middelkoop écrit dans un de ses récents ouvrages qu’il « viendra un temps où le dollar finira par ne plus être accepté et verra son taux de change chuter de manière rédhibitoire. Le pays glissera alors dans une très grave récession, avec les conséquences catastrophiques que l’on imagine sans mal sur l’économie mondiale. »

Les Etats-Unis montrent tous les signes d’un empire en déclin : la vague du crédit des deux dernières années, l’habitude devenue incontrôlable et corruptrice de jeter son argent par les fenêtres [entre autres en s’endettant], l’atmosphère de tromperie qui gangrène le monde de la finance « constituent les caractéristiques classiques de la fin d’une ère », conclut-il.

Jim Rogers, président de Beeland Intersts Incorporated, n’est pas en reste et s’en prend en particulier au président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, dont la politique de baisse des taux d’intérêts ne fait que renforcer l’inflation. « Bernanke, déclare-t-il, aime imprimer des billets. Le dollar s’effondre, les marchandises s’entassent jusqu’au plafond, et l’inflation avec par la même occasion. Ces gens nous conduisent vers de terribles problèmes qui pourraient avoir l’allure d’un naufrage. »

[Source : Taipei Times , Taiwan]



Faire des sacrifices pour sauver la planète

Par Le Sage le 30 décembre 2007
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Les politiciens aiment raconter au public qu’ils font ce que nous voulons. Une bonne nouvelle pour les écologistes militants et ceux qui se soucient de l’environnement, car dans au moins 21 pays la plupart des 22 000 personnes interrogées affirment vouloir faire des sacrifices personnels afin de s’attaquer aux changements climatiques.

Globescan, société de sondages commissionnée par la BBC, a établi que 70 % des sondés (y compris ceux des deux pays les plus gros émetteurs de dioxyde de carbone : les Etats-Unis et la Chine) désirent changer leur style de vie.

Globescan a interrogé 22 182 personnes, soit en face à face soit au téléphone, en Allemagne, en Australie, au Brésil, au Canada, au Chili, en Chine, en Corée du Sud, en Egypte, en Espagne, aux Etats-Unis, en France, en Inde, en Indonésie, en Italie, au Kenya, au Mexique, au Nigeria, aux Philippines, au Royaume-Uni, en Russie et en Turquie.

En général, 83 % des sondés de tous les pays étudiés s’accordent sur le fait que tout individu devrait absolument ou probablement adopter de nouvelles habitudes et un nouveau mode de vie, afin de réduire les gaz à effet de serre qu’il produit. Environ 70 % ont affirmé qu’ils étaient prêts à consentir des sacrifices, personnellement.

Interrogés sur le prix du pétrole dans la majorité des pays européens et aux Etats-Unis, la plupart des sondés pensent que le prix du pétrole (qui est responsable d’une forte émission de carbone) devrait augmenter. Les Chinois sont les plus grands partisans des taxes sur l’énergie :
85 % y sont favorables, avec 24 points d’avance sur les pays suivants.

Une grande majorité des opposants aux taxes sur l’énergie on déclaré qu’ils changeraient d’avis si les recettes des taxes en question étaient utilisées afin d’accroître les rendements énergétiques ou pour développer du pétrole plus propre.

« Ce sondage montre clairement que chacun est davantage prêt à supporter sa part de sacrifice que ce que prétendent la plupart des politiciens», conclu Doug Miller, directeur de Globescan.

[Source : BBC, Royaume-Uni]



Mortelle pollution en Chine

Par Le Sage le 30 décembre 2007
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Mortelle pollution en Chine

Le taux d’expansion économique élevé de la Chine masque des conséquences tragiques : l’importance de la pollution qui l’accompagne produit une augmentation des problèmes fÅ“taux ainsi que des cancers. Les chiffres officiels indiquent que les malformations génétiques se sont accrues de 40 % depuis 2001. Sur les 20 millions de naissances annuelles, entre 800 000 et 1,2 million débouchent sur des problèmes plus ou moins graves, dont un quart, seulement, sont curables. Un tiers de ces nouveaux-nés meurent, le reste entamant leur existence affectés de malformations de gravités diverses. C’est plus particulièrement le cas dans la province du Chanxi, caractérisée par la concentration record de huit mines géantes. Autre statistique préoccupante, le développement du cancer du sein du fait, peut-être, d’un mélange de malnutrition, de pollution et d’un mode de vie stressant. Ces cas progressent plus vite à Shanghai, où l’on diagnostique 55 cancers du sein pour 100 000 femmes, soit 31 % de plus qu’il y a dix ans, et 45 à Pékin, soit une augmentation de 23 %.

Les autorités centrales n’ont vraiment pris conscience de ces problèmes que ces deux dernières années : elles ont pris des mesures pour moderniser, déplacer voire fermer les équipements et usines à risque. Mais beaucoup de travail reste à faire dans le reste du pays, du fait du primat donné par les responsables locaux à la croissance économique sur la santé de la population.

[Source : de Volkskrant , Pays-Bas]



Diminuer les combustibles fossiles

Par Le Sage le 30 décembre 2007
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Vous trouverez de l’huile de palme dans votre pâte dentifrice, votre soupe, vos produits cosmétiques et toutes sortes d’aliments qui envahissent les rayons de vos supermarchés. Sous prétexte qu’elle constitue une source positive de biocombustibles, sa demande explose. Rien d’étonnant quand on nous affirme que c’est, en tant que source d’énergie, une alternative largement préférable à l’huile minérale. Mais à en croire Greenpeace, la demande exponentielle pour cette huile végétale particulière, cultivée principalement en Indonésie et en Malaisie, a un impact dévastateur sur de vastes zones de forêts tropicales, dont les habitats animaux sont détruits, ainsi que sur les tourbières dont la destruction rejette des volumes massifs de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Selon un récent rapport de Greenpeace, « Cooking the climate » (Cuisiner le climat), « la déforestation tropicale est responsable de 20 % des émissions mondiales… Particulièrement l’Indonésie, dont le taux de déforestation est le plus rapide des grandes forêts de la planète, avec 2 % par an – ce qui confère à ce pays le record en matière d’émissions de gaz à effets de serre et le met de ce fait en troisième position derrière les Etats-Unis et la Chine ».

L’organisation écologiste Les Amis de la Terre estime que la part des terres dévolue aux palmeraies y a doublé ces dix dernières années, menaçant d’extinction des espèces, comme le tigre de Sumatra ou les orangs-outans, d’ici dix à douze ans.

Greenpeace a publié ce rapport dans la perspective de la Conférence des Nations unies, qui se tiendra à Bali en décembre 2007. Les défenseurs de l’environnement espèrent trouver un accord alternatif plus radical au Protocole de Kyoto, qui vient à expiration en 2012. Ce rapport souligne, entre autres inconvénients, l’impact de la promotion par l’Union européenne des agrocarburants dans le but de réduire de 20 % les émissions de carbone d’ici 2020. D’où le boom dans la demande d’huile de palme. L’organisation demande également que soit décidé, à cette conférence, l’interdiction de la destruction des tourbières par l’extension des palmeraies.

[Sources : Greenpeace ; Les Amis de la Terre]



Les pays nordiques alarmés par la fonte de l’Arctique

Par Le Sage le 30 décembre 2007
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En sonnant l’alarme devant l’accélération de la fonte de l’Arctique, les cinq pays nordiques ajoutent leurs voix à un consensus mondial croissant. Le dégel, causé par le réchauffement planétaire, pourrait bientôt devenir irréversible. En préalable à la Conférence de Bali sur le changement climatique, ces cinq pays, qui possèdent tous des territoires arctiques, ont appelé l’ensemble des gouvernements à trouver de toute urgence un accord dans le cadre des Nations unies pour infléchir la production de gaz à effets de serre davantage que ne l’avait fait le Protocole de Kyoto.

« L’Arctique et le monde ne peuvent attendre plus longtemps, ont déclaré les cinq ministres de l’Environnement (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède), au terme de négociations tenues à Oslo. Le climat se dirige à toute vitesse vers un point de non retour », ont-ils dit à propos de la fonte de l’Arctique. 

Les ministres ont notamment insisté sur le fait qu’au cours de l’été 2007, la banquise s’est réduite de quatre millions de km², réduction jamais atteinte depuis le début des relevés par satellites en 1979. Bien entendu, la glace s’étend à nouveau avec l’avancée de l’hiver, mais d’une manière moindre que les années précédentes.

La fonte menace les modes de vie des peuples chasseurs autochtones ainsi que la vie sauvage, comme les ours polaires et les phoques. Pour les experts réunis par l’Onu, cette fonte provient de l’utilisation massive de combustibles fossiles.

Pour le ministre de l’Environnement suédois, Andreas Carlgren, la fonte de la banquise pourrait déjà avoir atteint un point de non retour. Les pays nordiques déclarent que la Conférence sur l’environnement de Bali, en décembre 2007, devra impérativement déboucher sur « des me-sures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effets de serre ».

[Source : Reuters]



L’humanité en péril

Par Le Sage le 30 décembre 2007
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Pas à pas, les hommes feront le nécessaire pour satisfaire aux exigences de l’avenir. En premier lieu, la destinée et le libre arbitre de chacun devront être respectés. Le droit de tous aux nécessités fondamentales de la vie, nourriture, logement, santé et éducation, devra déterminer les priorités des gouvernements. La protection de l’environnement – avec tout ce que cela implique – doit devenir une obligation sacrée qui permettra aux hommes, avec le temps, de rétablir la santé de cette planète. [Un Maître parle]

GEO-4 est le dernier d’une série de rapports phares du Pnue (Programme des Nations unies pour l’environnement). Préparé sur cinq ans par 390 experts et révisé par plus d’un millier d’autres, il évalue l’état de l’atmosphère, de la terre et de l’eau, ainsi que de la biodiversité, décrit les changements intervenus depuis vingt ans et identifie les actions prioritaires.

Ce rapport souligne à quel point les ressources naturelles nécessaires à la vie ont souffert depuis le premier rapport de 1987, qui déjà nous pressait d’agir sans attendre. Si les experts reconnaissent que quelques mesures ont été prises, ils jettent un cri d’alarme sur l’insuffisance de notre réaction, liée à un manque de conscience de la gravité de la situation. 

GEO-4 remarque que si la richesse financière de la population mondiale s’est accrue d’environ un tiers depuis vingt ans, cette augmentation a surtout profité aux pays en développement, et s’est faite au prix d’une dégradation sans précédent de la santé écologique de la planète. « Une bonne part du capital naturel sur lequel repose essentiellement le bien-être des hommes et l’activité économique – l’eau, la terre, l’air et l’atmosphère, la biodiversité et les ressources maritimes – continuent leur déclin d’une manière apparemment inexorable », a déclaré Achim Steiner, directeur exécutif du Pnue lors de la présentation du rapport. Parmi les découvertes de GEO-4, citons :

– Prévenir le bouleversement climatique devrait constituer la première priorité mondiale, mais le rapport souligne « un remarquable manque de conscience de cette urgence » dans l’esprit du public à ce jour. Les experts appellent à un effort tout particulier pour ramener la production des gaz à effet de serre à 50 % au-dessous du niveau de 1990 d’ici 2050, voire à 60 %, et même 80 % pour les pays développés. « Il est essentiel de changer radicalement nos structures sociales et économiques, voire nos styles de vie si l’on veut accélérer le progrès dans ce domaine de manière significative. »

– La population mondiale vit largement au-dessus de ses moyens. « L’empreinte de l’humanité (sa consommation en matières naturelles) se monte à 21,9 hectares par personne tandis que la capacité biologique de la Terre se situe, en moyenne, à 15,7 hectares per capita… »

– Les changements actuels de la bio-diversité sont les plus rapides qu’aient connus l’histoire humaine. L’extinction des espèces s’est accélérée de cent fois comparée à ce que l’on connaît des fossiles. Des principaux groupes de vertébrés étudiés, plus de 30 % des amphibiens, 23 % des mammifères et 12 % des oiseaux risquent de disparaître.

– La pêche prélève deux fois et demi ce que l’océan peut reconstituer chaque année. Quelque 30 % des espèces de poissons ont quasiment disparu, tandis que l’on considère que 40 % sont surexploitées.

– L’eau usable et potable est elle-même en baisse : d’ici 2025, on s’attend à une augmentation de 50 % de son utilisation dans les pays en développement et de 18 % dans les développés. Si cette tendance continue, près de 1,8 milliard de personnes vivront dans des pays ou des régions caractérisés par un manque sévère de ressources en eau d’ici 2025, tandis que deux tiers du monde pourrait se trouver dans une situation à peine plus enviable (« water stress »). La qualité également diminue. A l’échelle mondiale, l’eau contaminée demeure la première cause des maladies et de la mort.

– Plus de deux millions d’humains meurent chaque année prématurément de pollution, domestique et extérieure. Même si cette dernière a décru dans quelques villes grâce à l’application de mesures technologiques et politiques, les émissions dans d’autres cités empirent. La pollution domestique (dans les logements) vient d’un mauvais usage du biocombustible solide.

Ces questions ne sauraient être traitées que par une action déterminée des gouvernements, de l’industrie et des individus. Les solutions existent. Seule manque la volonté de les appliquer.

GEO-4 conclut ainsi : « Tandis qu’on attend des gouvernements qu’ils prennent la direction des opérations, d’autres acteurs sont tout aussi importants pour mettre en place un système de développement durable. C’est un besoin qui ne saurait être plus urgent, ni le temps plus opportun, car notre conscience s’accroît des enjeux auxquels nous avons à faire face pour assurer dès maintenant notre survie et l’avenir des générations à venir. »

[Sources : Pnue ; The New York Times  ]



Al Gore porté en triomphe pour la planète

Par Le Sage le 5 décembre 2007
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Pas à pas, les hommes feront le nécessaire pour satisfaire aux exigences de l’avenir. En premier lieu, la destinée et le libre arbitre de chacun devront être respectés. Le droit de tous aux nécessités fondamentales de la vie, nourriture, logement, santé et éducation, devra déterminer les priorités des gouvernements. La protection de l’environnement – avec tout ce que cela implique – doit devenir une obligation sacrée qui permettra aux hommes, avec le temps, de rétablir la santé de cette planète. [Un Maître parle]

Le Worldwatch Institute, agence de surveillance de l’environnement, a présenté l’attribution du Prix Nobel de la Paix à Al Gore et au Groupe intergouvernemental pour l’évolution du climat comme une victoire pour la planète et ses habitants. L’institut a publié un communiqué de presse intitulé : La planète gagne le prix Nobel.

« C’est avec une extrême satisfaction que nous apprenons la nouvelle qu’Al Gore et le GIEC ont été récompensés du Prix Nobel de la Paix, a déclaré Oystein Dahle, président du Conseil du Worldwatch Institute et grand défenseur de la nature en Norvège. Avec cette récompense, le comité du Prix Nobel a montré pour la seconde fois que le respect de l’environnement est une condition essentielle si nous voulons instaurer la paix entre les hommes. »

Lorsqu’il a été interrogé, l’ancien vice-président Al Gore, dont le documentaire Une vérité qui dérange a remporté un des Oscars en 2007, a déclaré qu’il espérait que cette nouvelle récompense contribuerait à une meilleure prise de conscience et à un sens de l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le Comité du prix Nobel a déclaré que l’impact des travaux des lauréats avait contribué à la mise sur pied des mesures nécessaires pour contrer le changement climatique.

Le comité a attiré l’attention sur la contribution du GIEC qui est le résultat de plus de deux décennies de recherches scientifiques regroupant l’expertise de plus de 2 000 spécialistes des changements climatiques. C’est grâce à de tels rapports que petit à petit, un large consensus s’est formé sur les relations entre les activités humaines et le réchauffement climatique.

Au sujet d’Al Gore, le comité a déclaré  : « Il est probablement l’individu qui a le plus répandu les explications sur les mesures à adopter ». « Nous devons faire face à une véritable urgence planétaire, il s’agit d’un défi moral et spirituel pour toute l’humanité », a déclaré Al Gore. Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il comptait faire de sa part de la récompense (1,5 million de dollars), Al Gore a déclaré qu’il en ferait don à l’Alliance pour la protection du climat.

D’après ce rapport, le réchauffement climatique s’accompagnera de tempêtes, sécheresses, inondations et autres catastrophes naturelles qui auront un impact négatif sur la production de nourriture et d’eau potable et qui, à leur tour, pourront aboutir à des conflits de territoires et d’accès aux ressources naturelles. Les plus affectés seront les plus pauvres, qui déjà souffrent d’un manque de nourriture, d’eau potable et de systèmes sanitaires.

Le président du Worldwatch Institute, Christopher Flavin, a déclaré : « Le changement climatique constitue la plus grande menace à la paix et à la sécurité qu’a connu le monde. Ce prix marque un nouveau tournant dans la problématique du climat : la question est maintenant de savoir si les législateurs à travers le monde sauront faire face au défi que constitue l’instauration de nouveaux traités qui réduiront la dépendance du monde aux combustibles fossiles. »

[Sources : Worldwatch Press Release ; BBC Online ; www.Nobelprize.org]



Menace sur la reproduction humaine

Par Le Sage le 5 décembre 2007
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Le 11 septembre 2007, s’est tenu à Nuuk, capitale du Groenland, un symposium qui a réuni des personnalités religieuses, scientifiques et des défenseurs de l’environnement afin de faire le point sur les effets de la pollution de l’Arctique. Des scientifiques de l’Artic Monitoring and Assessment Programme (Amap) ont présenté les résultats alarmants de leurs recherches : deux fois plus de filles que de garçons sont nées dans certains villages de l’Arctique à cause du haut degré de concentration de certaines substances chimiques dans le sang des femmes enceintes.

Les chercheurs ont mesuré, sur des échantillons de sang provenant de femmes, les concentrations en produits chimiques semblables aux hormones humaines et ils sont arrivés à la conclusion que ces produits sont capables de provoquer des changements de sexe durant les trois premières semaines de la gestation. Ces produits circulent dans le circuit sanguin de la mère et arrivent au fÅ“tus à travers le placenta où ils perturbent la concentration en hormones. De nouvelles recherches sont en cours dans les communautés de Russie, du Groenland et du Canada afin d’évaluer l’impact de ce déséquilibre sur les communautés Inuit du Nord. Dans certaines régions du Groenland et à l’extrême est de la Russie, le rapport semble être de deux filles pour un garçon, mais un village du Groenland ne voit naître que des filles.

Lars-Otto Reierson, secrétaire général de l’Amap a déclaré : « Nous savions que les substances chimiques fabriquées par l’homme se concentraient dans la chaîne alimentaire et que les phoques et les baleines, et en particulier les ours polaires sont porteurs de concentration de l’ordre d’un million de fois supérieures à celles existant dans le plancton et que de telles concentrations pourraient s’avérer toxiques pour les hommes qui mangent ces animaux. Ce qui nous a choqué, c’est que ces substances se sont montrées capables de changer le sexe des enfants avant leur naissance. »

Les scientifiques mettent en cause certains produits chimiques utilisés dans les équipements électriques tels que les générateurs, les télévisions et les ordinateurs parce que ces produits ont certaines analogies avec les hormones humaines. Ces substances sont transportées à travers les rivières et les vents vers l’Arctique où elles s’accumulent dans la chaîne alimentaire et dans le sang des communautés Inuit dont le régime alimentaire est largement basé sur la viande et le poisson.

Aqqaluk Lynge, habitant au Groenland, et ancien président de l’Inuit Circumpolar Conference déclare : « Ceci est un désastre, en particulier pour les 1 500 personnes qui constituent les nations Inuit à l’extrême nord-est de la Russie. Ici dans le nord du Groenland, près de la base américaine de Thulé, les villages ne voient naître que des filles dans les familles Inuit. Le problème est aigu au nord et à l’est du Groenland où les habitants ont toujours le régime alimentaire traditionnel. Ceci est devenu une question de survie pour ces communautés mais peu de gouvernements veulent se pencher sur la question des substances semblables aux hormones car cela aboutirait à la remise en question des produits chimiques que nous utilisons. Je pense qu’ils doivent être testés de manière beaucoup plus approfondie avant d’être autorisés à être mis sur le marché. »

La répartition entre les sexes de la race humaine, qui, jusqu’à présent témoignait d’un léger excédent de garçons, a changé récemment. Une étude publiée en 2007 dans le US National Institute of Environmental Health Sciences montre qu’au Japon et aux Etats-Unis, il y a eu 250 000 garçons de moins que si le rapport entre les sexes qui prévalait en 1970 était resté inchangé. L’étude n’aboutit à aucune conclusion sur les causes de ce nouveau rapport entre les filles et les garçons.

[Source : The Guardian, G.-B.]



Canada : des ovnis en Colombie britannique

Par Le Sage le 5 décembre 2007
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Dans la nuit du 9 septembre 2007, les habitants de Sidney, petite ville de Colombie britannique, ont aperçu dans le ciel une brillante sphère orange.

Un témoin a déclaré que l’objet avait la forme d’une méduse et se déplaçait silencieusement en direction du sud. Selon lui, « l’objet était très brillant, extrêmement lumineux, et animé de légères pulsations. Sa couleur n’était ni fixe ni homogène. Il ressemblait beaucoup à une méduse de couleur orange. Il poursuivit sa route en direction du sud au-dessus de Sidney à une vitesse croissante, puis vers Victoria, et pour finir, il s’éloigna vers le sud-ouest avant de disparaître peu à peu. »

Le témoin rapporta l’incident sur un site Internet, ce qui poussa une autre personne ayant également vu l’ovni à se manifester. Le second témoin a déclaré : « Nous étions dehors devant notre maison et soudain nous avons vu une lumière brillante au-dessus des arbres. Je pensai tout d’abord qu’il s’agissait d’un avion, mais c’était très lent et il n’y avait aucun son. L’objet bifurqua en direction du sud en se déplaçant très lentement, puis il sembla s’élever et s’éloigner de plus en plus […] avant de disparaître tout à fait. Nous savions qu’il ne s’agissait pas d’un avion, il se déplaçait trop lentement. Tout le monde avait les yeux levés vers cet étrange objet. Je ne sais pas ce que c’était, mais c’était très excitant. »

[Source : Peninsula News Review, Canada]



D’étranges lumières dans des prairies indiennes

Par Le Sage le 5 décembre 2007
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Dans les prairies de Banni, dans l’Etat du Gujarat (Inde), des visiteurs ont raconté qu’ils avaient vu un étrange phénomène lumineux les nuits sans lune. Les habitants de la région, qui disent voir ces lumières depuis des siècles, les appellent Chhir Batti, ce qui signifie « lumières fantomatiques ».

Un ornithologue indien, Jugal Kishor Tiwari, a vu ces lumières inhabituelles à plusieurs reprises au cours de ses visites à Banni pour étudier les différentes espèces d’oiseaux de la région. « J’ai pu constater ce phénomène pour la première fois en étudiant les oiseaux à Banni en 1990, a-t-il déclaré.  Nous étions là pour attraper quelques oiseaux […] et nous fûmes distraits par ces lumières. La lumière, qui est aussi brillante qu’une lampe à mercure, change de couleur pour devenir bleue ou parfois rouge. C’est comme une boule de feu qui se déplace, s’arrête parfois, puis repart en flèche. Le 5 novembre 2005, mon équipe a trouvé ces lumières dans sept endroits différents. Nous avons montré ce phénomène à plusieurs experts, notamment un ornithologue américain bien connu, Bill Clark. Il a été stupéfait et n’a pu donner aucune explication. »

Selon J. K. Tiwari, les lumières sont seulement visibles après 20 h, lorsque la nuit est sombre. Elles se situent à une hauteur variant entre 60 cm et 3 m du sol. Il a ajouté que ces lumières semblent presque douées d’intelligence personnelle. « C’est comme si les lumières jouaient à cache-cache. Même si nous décidons de ne pas les suivre, elles peuvent s’agripper à nous. C’est comme si elles nous suivaient. Il ne s’agit pas seulement d’une impression personnelle, tout le monde ici a fait la même expérience. »

[Source : http://cities.ExpressIndia.com ]