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Le Sage le 14 mai 2008
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Le 27 mars 2008, Benjamin Creme était l’invité de la station de radio parisienne Ici et Maintenant. L’émission a été suivie en direct dans le monde entier, via Internet. A la fin de l’interview, Maitreya a béni les auditeurs et leur a adressé un message, par télépathie mentale, par l’entremise de Benjamin Creme.
Je suis vraiment très proche de vous mes amis,
Je suis si proche de vous qu’il ne vous reste que peu de temps à attendre avant de me voir.
Beaucoup d’entre vous ont été très patients.
Mais le moment de mon apparition auprès de vous dans le monde obéit à de nombreuses lois
et je viendrai dès que cela sera possible.
Attendez-vous donc à me voir plus tôt que vous ne le pensez.
Peut-être pas demain, ni la semaine prochaine, ni même le mois prochain, mais très, très bientôt.
Mon cœur déborde du besoin impérieux de mener à bien cette grande entreprise.
J’aurai besoin pour cela de l’aide de tous ceux qui aiment leur prochain.
Les hommes doivent sauver le monde qui souffre gravement.
Mes Maîtres et moi-même vous montrerons le chemin pour y parvenir.
Cela nous réjouit le cœur de voir que les gens ordinaires dans le monde se sont déjà attelés à cette tâche.
C’est à eux que je parle maintenant.
Faites entendre votre voix ; dites vos besoins au monde,
Votre besoin de paix, votre besoin de justice et de liberté,
Le besoin qu’ont tous les êtres de vivre en harmonie.
Quelles que soient leur religion, leur couleur, leur race,
Tous les hommes, en essence, sont un.
Ils sont mes frères, et j’aime chacun d’entre eux.
Ma bénédiction et mon amour s’écoulent vers vous tous.
A bientôt mes amis.
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Le Sage le 14 mai 2008
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Les textes de la compilation ci-dessous sont extraits de divers ouvrages de Benjamin Creme.
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Lorsque vous me verrez et m’entendrez, vous réaliserez que, depuis longtemps, vous connaissez les vérités que j’énonce. En votre cÅ“ur, demeurent les vérités de Dieu. Ces vérités simples, mes amis, sous-tendent toute existence. Partage et Justice, Fraternité et Liberté ne sont pas des concepts nouveaux. Depuis la nuit des temps, l’humanité a lié son aspiration à ces étoiles lui faisant signe. Maintenant, mes amis, nous devons les ancrer dans le monde. [Maitreya, message n° 105]
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Liberté et justice sont divines et la divinité est indivisible. Il ne peut y avoir de liberté sans justice, ni de justice sans liberté. Bientôt, les hommes se verront offrir l’occasion d’en finir à jamais avec cette parodie de vérité et de combler ainsi le gouffre qui sépare les nations. Il suffit pour cela d’une simple prise de conscience du fait que tous les hommes sont divins et ont le même droit sacré de partager les dons et les projets de Dieu. Faute d’une telle prise de conscience, l’humanité ne connaîtra pas la paix . [Un Maître parle, Le représentant de Dieu]
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Le temps approche rapidement où les totalitarismes – politique, économique et religieux – qui refusent à l’homme sa liberté, son bien-être et le droit de croire ce qu’il veut, prendront fin. Une nouvelle liberté attend maintenant l’humanité. Mais cette nouvelle liberté requiert avant tout la responsabilité. Il nous faut assumer mutuellement notre responsabilité envers autrui. Maitreya l’exprime en termes très simples : « Prenez le besoin de votre frère comme mesure de votre action et résolvez les problèmes du monde. Il n’y a pas d’autre voie. » [La Mission de Maitreya , tome II]
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Des millions d’hommes vivent aujourd’hui dans des conditions de misère et de servitude abjectes, exploités par des tyrans qui se camouflent sous des dehors démocratiques. Cependant, la plupart du temps, ces hommes souffrent en silence, de crainte que leur résistance ne rende l’insupportable pire encore.
Est-il possible de persuader l’humanité d’envisager le changement d’un Å“il plus hardi, d’accepter l’idée que les maux dont souffre le monde doivent absolument être guéris faute de quoi c’est l’homme qui périra ? Pendant combien de temps et jusqu’à quel point les hommes doivent-ils souffrir avant de passer à l’action pour la défense de leurs droits ?
La tâche de Maitreya sera de montrer aux hommes que leur souffrance n’est pas nécessaire, que le remède est dès aujourd’hui entre leurs mains, qu’ensemble ils sont invincibles. Il montrera que le seul obstacle à la libération de la peur est la peur elle-même, qu’un monde nouveau attend d’être créé, un monde fondé sur la justice et la confiance.
Lorsque les hommes comprendront cela, ils soutiendront sa cause et amorceront les changements qui régénéreront le monde. Rassemblés dans une fraternité commune, ils exigeront alors la liberté et la justice qui leur reviennent de droit. Ainsi en sera-t-il. Ainsi les institutions du passé cèderont-elles la place aux formes nouvelles dont la nature permettra l’expression de la véritable divinité des hommes. [Un Maître parle, La peur du changement]
L’article dans Partage international
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Le Sage le 14 mai 2008
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interview de Jan Pronk par Eva Beaujon
Ses qualités personnelles et ses compétences ont valu à Jan Pronk une estime internationale et des états de service impressionnants, en particulier dans les domaines de l’économie durable et de l’environnement : trésorier de la Commission Brandt (1979-1982), secrétaire général adjoint de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) de 1980 à 1986, envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg (2002) et, dernièrement, représentant du secrétaire général au Soudan et chef des opérations du maintien de la paix (2004-2006).
Membre du parti néerlandais, outre des mandats de député, il a occupé plusieurs postes ministériels. Il enseigne actuellement la théorie et la pratique du développement international à l’Institut d’études sociales de La Haye.
Eva Beaujon l’a interviewé pour Partage international.
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Partage international : Les diverses études sur le suivi des Objectifs de développement du millénaire (ODM) laissent toutes présager qu’ils ne seront pas atteints d’ici 2015. Vous avez déclaré que l’extension de la pauvreté dans le monde, ainsi que l’augmentation des inégalités entre riches et pauvres viennent principalement du succès de la mondialisation…
Jan Pronk : L’augmentation des inégalités est un fait. L’ensemble des indicateurs ne laissent aucun doute sur ce point. Le problème vient principalement de ce que dans la mondialisation telle qu’elle se fait actuellement, tout tourne autour du marché mondial. C’est pour cela qu’elle favorise une partie de la population, au détriment de l’autre. Les uns voient leur fortune s’agrandir à une vitesse accélérée pendant que les autres sont précipités toujours plus vite dans la misère et la marginalisation. Ils sont pratiquement condamnés à vivre dans une errance sans fin, à quitter leurs pays pour tenter de s’installer dans des régions vulnérables, à peine viables d’un point de vue environnemental car peu à peu asséchées par les changements climatiques. Nos sociétés refusent à ceux d’entre eux qui viennent chez nous sans papiers le droit de s’installer. L’aggravation des pénuries en eau, en ressources énergétiques et en terres cultivables engendrera automatiquement un climat de luttes pour avoir accès à ces ressources devenues rares. Les premiers arrivés se les approprieront et les défendront chèrement – ce qui ne fera qu’accroître encore plus les inégalités.
La question ne porte plus sur les inégalités entre les très riches et les très pauvres, comme c’était le cas dans les premières étapes du capitalisme. Car celui-ci s’est, pour ainsi dire, « démocratisé », de sorte que nos sociétés se divisent aujourd’hui en deux couches, l’une richissime, et l’autre constituant, sur l’ensemble de la planète, une vaste « classe moyenne ». Et l’une comme l’autre sont les grandes bénéficiaires de la situation. La plupart des habitants des pays occidentaux en font partie, à quelques exceptions près ; c’est pourquoi les citoyens ordinaires partagent en partie la responsabilité des plus riches. Personne n’est coupable, mais tout le monde est responsable.
L’article dans Partage international
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Le Sage le 12 avril 2008
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interview de Greg Mortenson par McNair Ezzard
Au retour d’une expédition infructueuse sur le deuxième sommet du monde, le K2, en 1993, Greg Mortenson, s’étant trouvé coupé de son groupe, avait erré une semaine dans la montagne, cherchant son chemin vers la civilisation. Il finit dans le village reculé de Korphe, épuisé et émacié, dont les habitants firent leur possible pour le remettre sur pieds.
Au cours de sa convalescence, il put prendre la mesure de la situation difficile du village, en particulier de la quasi-absence de toute structure éducative. Par exemple, une « salle de classe » dans un hameau haut perché, où 82 enfants recopiaient les tables de multiplication avec un bâton à même le sol glacial. Il promit à ses bienfaiteurs de leur construire une école digne de ce nom.
Un peu plus d’une dizaine d’années plus tard, après avoir surmonté ses difficultés personnelles et financières, ainsi que de multiples menaces de morts, il a largement tenu sa promesse. En témoignent les centaines de milliers d’enfants qui bénéficient aujourd’hui d’écoles de haute qualité.
Pour asseoir plus solidement la mission qu’il s’est donnée, il a fondé Central Asia Institute (CAI), organisation non lucrative.
McNair Ezzard l’a interviewé pour Partage international.
Partage international : Quels sont les principaux objectifs de CAI ?
Greg Mortenson : Nous nous sommes fixés comme mission première de promouvoir l’alphabétisation et l’éducation, notamment en commençant par construire des écoles, en particulier des écoles de filles, dans les régions reculées du Pakistan et de l’Afghanistan. Nous sommes strictement apolitiques et laïcs.
Plus fondamentalement, notre objectif central est de promouvoir la paix par l’éducation – ce fut d’ailleurs le sous-titre de la première édition de mon ouvrage, le best-seller Three Cups of Tea – et non de lutter contre le terrorisme. J’ai combattu dans l’armée américaine, et j’ai passé deux ans comme médecin volontaire. Cela faisait 8 ans et demi que je construisais des écoles pour lutter contre l’illettrisme féminin lorsqu’est survenu le 11 Septembre. La lutte contre le terrorisme figure en fin de liste de mes priorités.
Cette lutte naît de la peur. La promotion de la paix repose sur l’espérance. En fin de compte, l’ennemi véritable, c’est l’ignorance. Elle nourrit la haine. Il nous faut trouver le courage, la foi et la volonté de servir la cause de la paix plutôt que de faire une fixation sur le terrorisme.
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Le Sage le 21 mars 2008
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Les textes de la compilation ci-dessous sont extraits de divers ouvrages de Benjamin Creme.
Retenant son souffle, l’humanité attend l’apparition de l’Avatar. Qu’ils en soient conscients ou non, des millions d’êtres se tiennent prêts à accueillir l’Instructeur, celui qui révélera de nouvelles vérités, le garant de l’avenir et de la nature divine des hommes. [Un Maître parle, oct. 88]
Nous voyons clairement se profiler une situation totalement différente de celle qui prévaut actuellement. Nous voyons un monde en paix, où règne la justice et où la liberté embellit partout la vie des hommes et des femmes. Nous savons que les maux actuels sont transitoires et voués à disparaître, que le jour n’est pas éloigné où la lumière de l’aube nouvelle illuminera la vie des hommes, les mettant au défi de passer à l’action. Nous savons aussi que dans leur cÅ“ur les hommes sont prêts pour le changement, qu’ils y aspirent ardemment et relèveront le défi avec enthousiasme et énergie ; ils n’attendent pour cela qu’inspiration et direction.
Tel est précisément ce que Maitreya s’apprête à leur offrir en abondance, à profusion même, tandis qu’il se tient dans l’attente du moment qui, de par la loi karmique, lui permettra de passer à l’action. [Un Maître parle, déc. 07]
La première priorité de Maitreya est la création d’une paix véritable dans le monde : l’humanité doit renoncer à la guerre et à la compétition, génératrice de guerres. Cette paix ne sera possible que lorsque tous les peuples verront leurs besoins fondamentaux satisfaits…
Tant qu’il ne sera pas mis fin à la souffrance et au désespoir des peuples, et à l’infériorité de leur situation, en d’autres termes tant que le monde en voie de développement ne pourra manger, grandir, et vivre une vie décente, il ne pourra y avoir de paix dans le monde. Et la première condition à l’établissement de la paix dans le monde est le partage des ressources mondiales. [B. Creme, la Mission de Maitreya, tome III]
Une vie plus simple
L’ère de la compétition touche à sa fin. Avec sa disparition, la violence et la guerre, la faim dans un monde d’abondance, la cupidité et la séparation s’effaceront également des mémoires. A la place de ces fléaux émergera la coopération, bénédiction qui garantira aux hommes leur divinité essentielle. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes en viendront-ils à comprendre une autre facette de la nature de Dieu. [Un Maître parle, sept. 00]
Nouvelles formes de gouvernements
Ce qui est nécessaire, c’est un total changement de nos structures sociales, partout dans le monde. Cela implique, en premier lieu, de travailler à travers les structures gouvernementales existantes, de manière à les transformer. L’implication de tous les secteurs de la société dans l’instauration du nouvel ordre mondial assurera l’adoption rapide des mesures nécessaires, de sorte que, dans ce processus, la nature même des gouvernements, telle que nous l’envisageons aujourd’hui, changera…
Gouverner consiste à organiser les relations. Il doit exister certaines structures, ou certaines organisations, où les décisions sont prises en vue de certains résultats. C’est cela le gouvernement ; qu’il opère au niveau communautaire, au niveau personnel ou au niveau international, il devra forcément avoir une certaine structure formelle. Ce que je veux dire, c’est que le système gouvernemental changera du fait de la participation de tous les secteurs de la société à ce processus de changement. [B. Creme, La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse]
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Le Sage le 30 octobre 2007
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Le Forum social des Etats-Unis s’est tenu à Atlanta, en Géorgie, du 27 juin au 1 er juillet 2007, sur le thème « Un autre monde est possible, il nous faut une autre Amérique ». L’événement a rassemblé plus de 12 500 participants de 68 pays et des 50 Etats des Etats-Unis, ce qui en fait un des plus grands rassemblements de progressistes dans l’histoire du pays.
Le Forum s’est concentré sur l’économie mondiale et américaine, les problèmes sociaux et environnementaux et en particulier la faim et la pauvreté, le logement, l’éducation, les soins de santé, la guerre en Irak ainsi que le droit à la paix et à la justice pour tous les peuples du monde. A l’occasion des ateliers, conférences et événements culturels qui se sont déroulés durant les cinq jours, des milliers de représentants d’organisations, de syndicats, d’étudiants, d’élus et de représentants d’ONG ont échangé des informations au sujet de leurs organisations, se sont aidés mutuellement et ont affiné leurs stratégies. La conférence a débuté avec une marche de 2 000 personnes à travers les rues d’Atlanta. Malcolm Lowery, défenseur des droits civils, a pris la parole à l’occasion de cette marche : « Le dilemme de notre nation actuellement n’est pas d’ordre technologique, mais porte sur le déficit moral. Nous faisons preuve d’un manque de morale lorsque nous fixons nos priorités et mettons en Å“uvre nos avancées technologiques. » Les sessions plénières tenues chaque fin de journée se sont penchées sur une série de thèmes particulièrement importants pour les activistes américains : la reconstruction après les dévastations de l’ouragan Katrina, le développement du sentiment militariste, les prisons, la voix des amérindiens, les droits des immigrants, l’égalité entre hommes et femmes, la sexualité, les droits des travailleurs…
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Le Sage le 30 octobre 2007
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Qu’est-ce qui pourrait faire sortir de leur ville la moitié des New-yorkais ? ou chasser de chez elles la population de Los Angeles ? ou deux fois celle de Houston ?
Une guerre peut-être ? Une guerre impliquant non seulement des forces militaires ou policières, mais qui génèrerait une violence sectaire coûtant la vie à une centaine de civils par jour ; qui détruirait des communautés, des maisons, des hôpitaux, des écoles, des magasins, des marchés, des lieux de culte. Ou peut-être un conflit interminable, une situation chaotique dans laquelle aucun citoyen ne pourrait vivre une vie normale ; dans laquelle nourriture, eau et électricité feraient l’objet de pénurie ou d’une fourniture sporadique ?
Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) rapporte que plus de quatre millions d’Irakiens ont quitté leur domicile en raison de la violence sectaire. Cela représente le plus grand mouvement de populations au Moyen-Orient depuis que les Palestiniens ont été forcés de quitter leurs terres, pour laisser la place au nouvel Etat d’Israël. « Environ 4,2 millions d’Irakiens se sont trouvé déracinés, et le nombre des déplacés atteint maintenant 60 000 personnes par mois », a déclaré Jennifer Pagonis, porte parole de l’HCR.
Deux millions d’Irakiens supplémentaire ont été déplacés au sein de leur propre pays ; la moitié de ces personnes ont dû quitter leur domicile à la suite des bombardements de Samarra (février 2006), considérés maintenant comme l’une des causes de la dernière vague, celle en cours, du conflit sectaire. Cet état de fait est critique : « De nombreuses personnes survivent difficilement dans des camps de fortune, inaccessibles aux aides humanitaires pour des raisons de sécurité, remarque J. Pagonis. Les conflits sectaires entre chiites et sunnites incitent de nombreuses familles à quitter les zones ethniquement mêlées avant d’y être contraintes. » Plus de 1,4 million de réfugiés irakiens ont émigré vers la Syrie voisine, et entre 500 000 et 750 000 sont partis en Jordanie, selon le HCR.
Le HCR et l’Unicef appellent conjointement à la récolte de fonds pour assurer l’éducation de 155 000 enfants réfugiés irakiens. Ces agences ont estimé à 129 millions de dollars l’argent nécessaire à la scolarisation de ces enfants pendant les années scolaires 2007 et 2008.
Washington, qui a mené la guerre d’Irak de 2003, est critiqué pour ne pas accepter davantage de réfugiés Irakiens en provenance de Syrie et de Jordanie, et désireux de se rendre dans des pays tiers. Au cours du premier semestre 2007, près de 20 000 demandeurs d’asile irakiens ont été admis en Europe – autant que pour toute l’année 2006.
La Jordanie déclare supporter un coût d’environ un milliard de dollars par an pour les réfugiés qu’elle accueille.
[Sources : UNHCR ; AFP, France]
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Le Sage le 4 août 2007
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Le réchauffement climatique n’affecte pas seulement notre environnement. Dans un rapport publié en mai 2007, l’ONG britannique Christian Aid estime que plus d’un milliard de personnes seront forcées d’émigrer d’ici à 2050 du fait du réchauffement planétaire.
« Nous pensons que la migration forcée est désormais la menace la plus pressante contre les populations pauvres dans les pays en voie de développement », affirme John Davison, l’un des auteurs du rapport.
Dans cette étude intitulée Marée humaine : la véritable crise migratoire, Christian Aid émet un avertissement sur « l’accélération du rythme des déplacements de population au XXI e siècle ». Selon leurs estimations, 163 millions de personnes ont déjà été contraintes de quitter leur foyer à cause de conflits, de catastrophes naturelles, et de grands projets comme la construction de barrages. « Au rythme actuel, un milliard de personnes supplémentaires seront obligées de quitter leur foyer d’ici à 2050 », écrit l’organisation. En 2050, ce sont 645 millions de personnes qui auront été forcées d’émigrer à cause de grands projets, 250 millions du fait de phénomènes liées au réchauffement planétaire – comme des inondations, la sécheresse ou la famine – et 50 millions auront dû fuir sous la pression de conflits et de violations des droits de l’homme.
Citant des données du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le rapport de Christian Aid souligne qu’à long terme, à l’horizon 2080, entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes manqueront d’eau, et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim. Chaque année, entre deux et sept millions de personnes seront affectées par la hausse du niveau des océans. Les déplacements massifs de populations « vont alimenter les conflits existants et en générer de nouveaux dans des régions du monde où les ressources sont les plus rares. Un monde avec de nombreux autres Darfour devient un scénario cauchemar de plus en plus probable ».
Le rapport met également en exergue les déplacements à l’intérieur des frontières de certains pays : la Colombie, le Mali et le Myanmar (ex Birmanie). C’est pourquoi l’ONG appelle la communauté internationale à une « action urgente » afin de prendre de « fortes mesures de prévention ».
[Source : Le Monde, France]
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Le Sage le 8 janvier 2007
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Depuis les décennies qu’elle afflue sur le continent africain, l’aide internationale a largement montré ses limites. Elle a, certes, sauvé des millions de vies, mais sa mauvaise gestion, son gaspillage, ses détournements, le fait qu’elle est en grande partie revenue dans les poches occidentales via le remboursement des intérêts de la dette, l’on rendue inopérante pour l’amélioration de la sécurité économique et financière des Africains.
La croissance continentale stagne depuis 30 ans, et perd du terrain dans tous les secteurs socio-économiques1. La corruption, endémique, touche toutes les couches de la société, au détriment des plus pauvres. Enfin, s’ajoute au tableau les guerres, les conflits tribaux, les famines et autres sécheresses. Bref, l’Afrique est plus divisée et plus affaiblie que jamais… Lire l’article
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Le Sage le 8 janvier 2007
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Lors de son dernier discours comme délégué spécial de l’Onu pour le sida en Afrique, Stephen Lewis s’est livré à un plaidoyer passionné en passant en revue tous les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre le sida dans le monde entier.
L’ancien ambassadeur canadien à l’Onu et directeur exécutif à l’Unicef a recommandé instamment aux délégués à la 16e Conférence internationale sur le sida de Toronto de se joindre à lui pour proclamer à nouveau que le temps est venu de tenir ses promesses… Lire l’article