La Transformation

Par Le Sage le 6 juillet 2007
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On ne sera pas surpris d’apprendre que le véritable nombre de morts parmi les civils irakiens dépasse maintenant huit cent mille tandis que les blessés, graves et légers, sont au moins un million. Combien de temps encore les puissances d’occupation pourront-elles cacher ces chiffres à leurs populations ? Il va sans dire qu’elles font tout ce qui est en leur pouvoir pour dissimuler et minimiser, à leurs propres fins, ces horribles statistiques de destruction. Rien de surprenant, dès lors, à ce que des millions d’Irakiens aient fui leur pays. Faut-il s’étonner que l’invasion de l’Irak soit appelée à être bientôt reconnue comme le plus grand désastre de cette époque récente : arbitraire, inutile et arrogante à l’extrême ?

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Brésil : les dépossédés s’unissent

Par Le Sage le 6 juillet 2007
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Des mouvements sociaux représentant les paysans sans terre et les sans-logis ont amplifié leurs protestations en avril 2007 afin d’appeler à une action plus rapide dans la lutte contre la pauvreté endémique du pays.

A Sao Paulo, par exemple, les minuscules chambres d’un bâtiment délabré de vingt-deux étages, Prestes Maia, logent 460 familles vivant sous la menace quotidienne d’expulsion – ceci en dépit du programme de réformes du président Lula da Silva qui a redistribué de la terre à 400 000 familles et affecté des milliards de dollars aux installations sanitaires. Désormais, les mouvements sociaux du pays s’unissent dans une coalition informelle pour critiquer la lenteur du gouvernement à faire face à la pauvreté et à s’en prendre aux grands propriétaires terriens. A la campagne, le mouvement des paysans sans terre (MST), une des organisations les plus efficaces d’Amérique latine, a occupé le siège d’une agence gouvernementale chargée de la réforme de la terre, tandis que dans les villes différents groupes ont été encouragés par le mouvement des « sans toit » à occuper illégalement des immeubles vides.

A Sao Paulo, dans la banlieue d’Itapecerica de Serra, des groupes de sans-logis, qui avaient occupé un grand terrain pour y installer leurs tentes, y ont organisé un rassemblement et partagé une plate-forme avec MST. « Nous combattons pour les mêmes objectifs, car chacun de nous a des objectifs spécifiques, mais nous combattons essentiellement les mêmes ennemis… et nous réclamons de la part des gouvernements fédéraux et du gouvernement de l’Etat des réponses au problème de la majorité du peuple brésilien », a déclaré Gilmar Mauro de MST.

[Source : BBC, Grande-Bretagne]



La solidarité économique, extraits de conférences de Jeffrey Sachs

Par Le Sage le 6 juillet 2007
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Jeffrey Sachs est directeur de l’Institut de la Terre, conseiller de gouvernements et d’agences internationales en matière de réduction de la pauvreté, d’annulation de la dette et de santé dans les pays en développement. Il est également conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et auteur de The End of Poverty (la Fin de la pauvreté). Dans cinq conférences, intitulées Un monde qui explose, diffusées récemment sur la BBC, Jeffrey Sachs a abordé les défis complexes et les choix auxquels est confrontée l’humanité.

« Nous sommes aujourd’hui empêtrés dans une autre guerre calamiteuse, marquée par l’échec manifeste de la coopération mondiale. La guerre en Irak non seulement fait des dizaines de milliers de morts et des mutilés en plus grand nombre encore, mais elle nous détourne de nos tâches vitales. » [Conférence n° 3]

« Pour résoudre les problèmes, nous devons d’abord comprendre que le défi de notre génération, ce n’est pas nous contre eux, nous contre l’Islam, nous contre les terroristes, nous contre l’Iran, c’est nous tous sur cette planète contre un ensemble de problèmes partagés et de plus en plus urgents. » [N° 1]

« Dans un monde interconnecté, nous avons le grand besoin et la responsabilité partagée, pour notre propre survie, de veiller sur nos maillons les plus faibles. Un milliard de personnes sur la planète sont trop pauvres, trop affamées, trop accablées par la maladie, trop privées des infrastructures de base les plus élémentaires pour accéder à la première marche sur l’échelle du développement. Le monde riche semble croire, en dépit de tous les beaux discours, que ceci n’a pas vraiment d’importance, puisqu’il n’agit pas. Nous laissons dix millions de gens mourir chaque jour car ils sont trop pauvres pour rester en vie. De beaux discours ne résolvent pas les problèmes. » [N° 1]

« La fin de la pauvreté d’ici 2025. Cela semble une exigence inaccessible, un rêve impossible. Mais c’est à notre portée. C’est un objectif raisonnable scientifiquement parlant […] Comment pouvons-nous choisir, comme nous le faisons aux Etats-Unis, de réclamer un budget de 623 milliards de dollars pour l’armée – plus que le reste du monde dans son ensemble – et seulement 4,5 milliards de dollars pour l’Afrique et penser que c’est faire preuve de prudence ? […] Combien d’exemples nous faut-il pour comprendre les liens, et les menaces communes, et l’imprudence de laisser des gens mourir de faim – l’imprudence de l’esprit, du cÅ“ur et de la sécurité géopolitique pour nous ? » [N° 1]

« En ce qui concerne l’augmentation démographique, les preuves scientifiques montrent nettement que même les pauvres aimeraient avoir moins d’enfants, et le choisiront lorsqu’ils auront accès au planning familial et à la contraception, et quand ils seront persuadés que leurs enfants survivront, recevront une éducation et auront une chance de participer en tant que membres productifs de la société. » [N° 3]

« Quant aux allégations de corruption en Afrique, l’Afrique, comparée aux autres régions pauvres du monde, souffre de quatre fardeaux énormes, pouvant tous être résolus à un coût relativement peu élevé […] Ces défis – la production de nourriture, le contrôle des maladies, le manque d’infrastructures, la démographie galopante – ne sont pas dus à la corruption, mais à l’environnement, à l’histoire et au cercle vicieux de l’extrême pauvreté elle-même. » [N° 4]

« Les pauvres des pays en développement portent leurs enfants sur le dos pendant des kilomètres jusqu’à un dispensaire et l’enfant est mort lorsqu’ils arrivent. Ils connaissent l’angoisse du manque de nourriture pendant les trois mois précédant la nouvelle récolte. Ils ne peuvent se permettre d’avoir une pompe à bras pour irriguer pendant les périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. [N° 4]

« Ils aimeraient produire davantage de nourriture, ne plus avoir faim, ne plus voir leurs enfants mourir de la malaria. Ils aimeraient avoir des points d’eau sûrs et des moyens de transport et de communication. Quelle aide leur apporter ? Des moustiquaires contre la malaria, des semences à haut rendement, des pompes à bras, des vaccins et des médicaments antirétroviraux, des forages. » [N° 4]

« Le monde développé ne consacre même pas 0,7 pour cent de son PNB à l’aide, à l’exception de cinq pays : le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède. Ce qui est frappant en ce qui concerne l’aide, c’est la forte corrélation entre l’aide internationale d’un pays et le soin qu’il prend des plus démunis. Les pays qui s’occupent de leurs propres pauvres ont également tendance à aider les pauvres dans le reste du monde. Les pays qui négligent leurs propres pauvres ont tendance à s’écarter également de leurs responsabilités internationales. » [N° 4]

« Le point de départ est à mon avis un diagnostique sérieux et scientifique des problèmes à résoudre, qu’il s’agisse de climat, de biodiversité, d’eau, ou d’extrême pauvreté. Vient ensuite une prise de conscience publique. Nous vivons, heureusement, dans une ère démocratique. Les problèmes mondiaux ne peuvent être résolus que si l’opinion publique mondiale en a conscience. Vient ensuite le développement des moyens technologiques pour faire face aux défis. Pour finir, il doit exister un accord mondial. » [N° 3]

« Nos gouvernements ignorent les objectifs parce les dirigeants politiques ne savent pas comment les réaliser. » [N° 5] […] Il faut réorganiser nos gouvernements car nous avons des structures gouvernementales du dix-neuvième et du vingtième siècles pour faire face à des problèmes du vingt-et-unième siècle. [N° 1]

« Nous avons besoin de l’engagement de tous. [N° 1]

« Il existe d’innombrables manières pour vous de vous impliquer dans la solution des grands défis de notre temps – la fin de la pauvreté, la protection de l’environnement, ou le contrôle et pour finir l’élimination des armes nucléaires… Chaque citoyen devrait faire pression sur son gouvernement pour qu’il remplisse ses obligations, et nos Promesses du millénaire. » [N° 5]

« Le coût des mesures pour faire face au changement climatique s’élèverait probablement à moins d’un pour cent de notre revenu mondial annuel, et peut-être beaucoup moins. Mettre un terme à l’extrême pauvreté coûterait moins d’un pour cent du revenu mondial. La préservation de la biodiversité coûterait beaucoup moins cher encore. Et le désarmement, lorsqu’il sera basé sur la confiance mondiale et des traités, permettra d’économiser des sommes énormes qui sont destinées aujourd’hui à empiler des stocks dangereux d’armes nucléaires ou autres. [N° 5]

« Adoptons l’économie de marché, mais reconnaissons que le libre échange appartient au passé. Nous avons besoin du rôle actif de l’Etat, pour aider les plus pauvres à se libérer de l’impasse de la pauvreté et aider également à réduire les inégalités d’une société de marché à hauts revenus. 

Efforçons-nous de comprendre que la solidarité économique est une assurance pour tous, pauvres et riches. Si nous investissons dans la solidarité, nous parviendrons également à une société plus humaine. Il ne s’agit pas de choisir entre les pauvres chez nous et les pauvres ailleurs. Il s’agit d’aide et de solidarité pour tous.

Efforçons-nous d’honorer nos engagements dans le combat contre la pauvreté, la faim et la maladie. Nos engagements sont petits comparés à notre immense richesse, et les bénéfices seront grands. Nous avons le pouvoir de sauver des millions de vies chaque année, d’aider à limiter la croissance de la population dans les pays les plus pauvres, et de réduire, à défaut d’y mettre un terme, les conflits et les guerres engendrés par l’extrême pauvreté, qui menacent la paix partout dans le monde. Ceci est en vérité la tâche de notre génération. » [N° 4]

[Source : BBC.co.uk/radio4/Reith2007]  et www.partageinternational.org



Une question-réponse à Benjamin Creme dans la revue Partage international

Par Le Sage le 6 juillet 2007
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Question. Je suis conscient de l’importance des priorités de Maitreya, mais comment les appliquer, même dans une nouvelle affaire ?

Réponse. Pensez à l’essence de ces priorités. L’essence des priorités de Maitreya est le principe du partage.

Vous montez une affaire en tant que patron, vous employez vingt personnes, vous les payez le moins cher possible, vous les faites travailler le plus longtemps possible pour un salaire minimum. C’est la chose courante aujourd’hui. C’est ce que l’on appelle l’effet des forces de marché. Cela détruit la vie. Les forces de marché transforment les gens en automates, en pions déplacés ici ou là par les gens qui ont le pouvoir. Cela se produit dans le monde entier. Les gens le voient, mais cela arrive si vite et de manière si subtile qu’ils ne comprennent pas vraiment : pourquoi est-ce que je gagne moins de l’heure, et travaille plus longtemps que je ne le faisais il y a dix ans ? Pourquoi mon niveau de vie diminue-t-il, alors que celui du pays dans son ensemble est supposé augmenter ?

Donc quoi faire ? Vous pouvez, par exemple, démarrer votre nouvelle entreprise comme une coopérative. Vous employez disons vingt personnes, vous êtes donc vingt et une personnes à vous partager l’argent gagné. Personne n’est payé plus que les autres. Tout le monde travaille aussi dur. Vous essayez de réduire les heures de travail de tous au minimum et vous essayez de payer chacun au maximum pour ce qu’il fait. C’est la formule du nouvel âge. Lorsque vous commencerez à travailler de cette manière, vous comprendrez ce que signifie la synthèse : de cette manière vous créerez des groupes. L’énergie du Verseau fonctionne seulement de manière synthétique – à travers des groupes. Elle n’a pas d’application individuelle.

Vous devez modifier toute votre idée de faire de l’argent et de devenir riche. Si vous procédez à la manière du Verseau, vous n’allez pas devenir immensément riche, ou vous le deviendrez tous . Maitreya dit que l’économie d’un pays est comme une charrette, elle a besoin de deux roues. Vous avez besoin de deux roues – le capitalisme et le socialisme. Vous avez besoin d’une combinaison des deux. Du point de vue des Maîtres la meilleure combinaison est 70 % de socialisme et 30 % de capitalisme. C’est le meilleur moyen pour parvenir à un maximum de bien être pour toute la population d’un pays.

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Etats-Unis : manifestations contre le changement climatique

Par Le Sage le 6 juillet 2007
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Plus de 1 400 manifestations et autres actions publiques se sont déroulées dans l’ensemble des Etats-Unis le 14 avril 2007, à l’occasion d’une journée nationale d’action sur le climat, organisée dans le cadre de la campagne Step It Up 2007.

Des participants ont effectué une descente à ski d’un glacier du Wyoming en voie de disparition, d’autres ont plongé sur un récif de corail au large de Florida Keys. Dans le Vermont, les participants ont mangé des crêpes pour montrer que le changement climatique pourrait affecter la production de sirop d’érable. A New York, des centaines de manifestants ont formé une chaîne humaine dans Lower Manhattan pour marquer l’endroit où pourrait se trouver la ligne côtière – à plusieurs blocs à l’intérieur des terres – suite à l’élévation du niveau de la mer. Une mise au point similaire fut faite à Jacksonville (Floride) où un bateau fut hissé à six mètres devant le stade Altel. A San Francisco, des manifestants ont conduit des véhicules non polluants, remplis d’ours polaires en peluche, jusque chez un vendeur de véhicules de sport pour montrer que l’élévation des températures pourrait détruire l’habitat de l’ours polaire, et des milliers de personnes ont assisté à des manifestations. Le documentaire d’Al Gore, Une vérité qui dérange, a été projeté en de nombreux endroits.

Décrite comme la plus vaste manifestation américaine en faveur de l’environnement depuis la Journée de la Terre de 1970, cette journée fut programmée de manière à précéder le premier débat qui n’ait jamais eu lieu sur l’environnement au Conseil de sécurité de l’Onu. La campagne appelle le Congrès à voter une loi exigeant une réduction de 80 % des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis d’ici 2050. Une autre manifestation nationale en faveur du climat est prévue aux Etats-Unis en août 2007.

[Source : www.stepitup.com , Etats-Unis]



Etats-Unis : manifestation en faveur des immigrés

Par Le Sage le 6 juillet 2007
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Le 1 er mai 2007, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans de nombreuses villes américaines pour demander au Congrès de donner une possibilité d’accéder à la citoyenneté américaine aux douze millions de personnes vivant illégalement aux Etats-Unis. De nombreux manifestants brandissaient des drapeaux américains et portaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Les Pèlerins avaient-ils des papiers ? » « Aucun être humain n’est illégal » et « Ne séparez pas les familles ». Des orateurs ont dénoncé les raids de plus en plus nombreux effectués par des services d’immigration, et notamment le fait que des immigrants illégaux soient séparés de leurs enfants, considérés comme citoyens américains lorsqu’ils sont nés aux Etats-Unis. A Los Angeles, une foule estimée à 25 000 personnes a convergé vers l’hôtel de ville. A Chicago, 75 000 personnes ont marché vers Union Park. Une manifestante, Sherri Wolf, a déclaré qu’elle était en faveur de « l’amnistie pour tous. » « Si vous réduisez le salaire d’une partie de la classe des travailleurs, nous sommes tous foutus. »

[Sources : www.theseminal.com , CNN ; MSNBC ; Etats-Unis]