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Le Sage le 4 août 2007
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Quand les hommes prendront conscience qu’ils ont frôlé l’autodestruction, ils frémiront à la pensée des conséquences de leurs actes. Il n’est guère d’époque où ils aient dû affronter pareil danger. Même dans l’adversité la plus sombre, ils se sont battus pour faire face aux coups du sort. Dans leur histoire récente, cependant, ils ont tellement perdu de vue leur direction qu’ils semblent n’avoir pas eu conscience du péril qui les guettait. Le fait qu’ils soient eux-mêmes à l’origine d’un tel danger n’est certainement pas étranger à leur équanimité et à leur apparente indifférence.
Quand la réalité de la situation leur apparaîtra, ils seront surpris de constater à quel point leurs actions les ont conduits au bord de l’anéantissement. A dire vrai ils ont joué avec la mort, soumettant à une pression inconcevable ceux qui ont fait serment de les aider. Bien sûr, les hommes ne savent pratiquement rien de ce à quoi ils ont échappé, et poursuivent leur chemin avec insouciance. Ils n’ont pas encore compris que ce chemin ne conduit qu’au deuil et à la désolation, tant ils sont sous l’emprise de leurs ambitions matérialistes.
La lumière percera
Immenses sont pourtant les possibilités qui n’attendent que leur énergie créatrice, et grandes seront leurs réalisations quand la lumière percera et fera tomber leurs Å“illères.
Cette prise de conscience surviendra quand les hommes se tourneront à nouveau vers l’intérieur, pour trouver dans leur cÅ“ur la fraternité et l’unité que, d’instinct, ils désirent tous ardemment. On verra alors fleurir une espérance et une inspiration nouvelles, qui les conduiront à reprendre leur ascension et à créer un monde meilleur. La simplicité et l’honnêteté dans l’effort remplaceront la corruption qui, aujourd’hui, souille tous les aspects de la vie humaine. Les hommes chercheront à émuler Maitreya et son groupe de Maîtres, et purifieront ainsi leurs structures et leurs normes.
Les nouvelles structures
Avec Maitreya et son groupe pour les guider, les hommes grandiront dans l’amour de la simplicité des nouvelles structures, où ils puiseront une profonde satisfaction et un sentiment d’harmonie. Ils se sentiront à l’aise dans un monde débarrassé de la compétition et de la tension qu’elle amène. Travaillant ensemble, en coopération, ils éprouveront un profond sentiment de bonheur et d’épanouissement dans tout ce qu’ils feront.
Maitreya ne sera pas avare de son aide, ni de ses conseils ; nous, qui sommes vos Frères aînés, ne ménagerons pas non plus nos efforts pour vous inspirer la construction de la nouvelle civilisation. Les merveilles dont se parera l’édifice à venir surprendront tous les hommes, et les enchanteront. Chacun aura un rôle à jouer dans sa construction, et tous donneront le meilleur d’eux-mêmes dans sa création. Ainsi en sera-t-il.
Partage international, juillet/août 2007
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Le Sage le 4 août 2007
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Le réchauffement climatique n’affecte pas seulement notre environnement. Dans un rapport publié en mai 2007, l’ONG britannique Christian Aid estime que plus d’un milliard de personnes seront forcées d’émigrer d’ici à 2050 du fait du réchauffement planétaire.
« Nous pensons que la migration forcée est désormais la menace la plus pressante contre les populations pauvres dans les pays en voie de développement », affirme John Davison, l’un des auteurs du rapport.
Dans cette étude intitulée Marée humaine : la véritable crise migratoire, Christian Aid émet un avertissement sur « l’accélération du rythme des déplacements de population au XXI e siècle ». Selon leurs estimations, 163 millions de personnes ont déjà été contraintes de quitter leur foyer à cause de conflits, de catastrophes naturelles, et de grands projets comme la construction de barrages. « Au rythme actuel, un milliard de personnes supplémentaires seront obligées de quitter leur foyer d’ici à 2050 », écrit l’organisation. En 2050, ce sont 645 millions de personnes qui auront été forcées d’émigrer à cause de grands projets, 250 millions du fait de phénomènes liées au réchauffement planétaire – comme des inondations, la sécheresse ou la famine – et 50 millions auront dû fuir sous la pression de conflits et de violations des droits de l’homme.
Citant des données du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le rapport de Christian Aid souligne qu’à long terme, à l’horizon 2080, entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes manqueront d’eau, et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim. Chaque année, entre deux et sept millions de personnes seront affectées par la hausse du niveau des océans. Les déplacements massifs de populations « vont alimenter les conflits existants et en générer de nouveaux dans des régions du monde où les ressources sont les plus rares. Un monde avec de nombreux autres Darfour devient un scénario cauchemar de plus en plus probable ».
Le rapport met également en exergue les déplacements à l’intérieur des frontières de certains pays : la Colombie, le Mali et le Myanmar (ex Birmanie). C’est pourquoi l’ONG appelle la communauté internationale à une « action urgente » afin de prendre de « fortes mesures de prévention ».
[Source : Le Monde, France]
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Le Sage le 4 août 2007
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Les émissions de gaz à effet de serre se sont accrues depuis 2000, en raison de la forte croissance de l’économie mondiale.
Selon l’Organisation pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO), basée en Australie, ces émissions augment de 3 % par an depuis 2000, contre 1 % au cours des années 1990. « Nous brûlons davantage de carbone par dollar de richesse créée , a expliqué Mike Raupach, du CSIRO. Cela signifie que le changement climatique intervient plus vite que ce qui était prévu par la plupart des études scientifiques. » M. Raupach a dirigé une équipe internationale d’experts dans le cadre du projet Global Carbon du CSIRO, dont l’objectif était de quantifier les émissions mondiales de carbone. L’étude a montré que huit milliards de tonnes de carbone ont été émises dans l’atmosphère en 2005, contre six milliards de tonnes dix ans plus tôt.
L’accent porté sur leur développement industriel accroît dans un premier temps la consommation d’énergie fossile, avant qu’elle ne se stabilise. Alors que des pays comme les Etats-Unis ou l’Australie ont désormais stabilisé leur consommation, d’autres comme la Chine sont dans une phase d’accroissement intensif de leur consommation. Cependant, du fait de leur mode de vie, un Américain ou un Australien émet cinq tonnes de carbone par an, contre une pour un citoyen chinois.
La révolution industrielle a commencé il y a deux siècles en Europe et aux Etats Unis. C’est un fait qu’il ne faudrait pas oublier lors de la négociation des objectifs de réduction de consommation, estime le CSIRO. Malheureusement, l’Australie et les Etats Unis ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto.
[Source : www.lemonde.fr , France]
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Le Sage le 4 août 2007
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Selon un sondage de la BBC, le public pense que les tensions entre l’Islam et l’Occident proviennent de conflits de pouvoir et d’intérêts politiques, et non des différences de religion et de culture. L’opinion publique mondiale en général apparaît tolérante et modérée avec une majorité répondant qu’elle ne considère pas qu’un conflit de civilisations ou de religions soit inévitable. Plus les gens interrogés sont instruits, plus ils pensent que trouver un terrain d’entente est possible. L’idée qu’un violent conflit soit inévitable entre l’Islam et l’Occident est rejetée à la fois par les musulmans, les non musulmans et les Occidentaux. Tandis que plus d’un quart des gens interrogés (28 %) pensent qu’un conflit violent est inévitable, deux fois plus de personnes pensent qu’un « terrain d’entente peut être trouvé ».
La plupart des gens du monde entier rejettent clairement l’idée que l’Islam et l’Occident se trouvent pris dans un inévitable conflit de civilisations », conclut S. Kull, directeur du Programme des opinions politiques internationales (Pipa) de l’Université du Maryland. Le sondage, qui a porté sur 28 000 personnes dans 27 pays, a été effectué pour la BBC World Service par la société internationale de sondages GlobeScan et par le Pipa de l’Université du Maryland. GlobeScan a coordonné les enquêtes sur le terrain entre novembre 2006 et janvier 2007.
Doug Miller, président de GlobeScan, a ajouté : « La plus grande trouvaille est peut-être que tant de personnes dans le monde entier accusent les minorités intolérantes des deux côtés d’être responsables des tensions entre l’Islam et l’Occident. »
[Source www.WorldPublicOpinion.org ]
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Le Sage le 4 août 2007
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Des représentants de huit grandes religions et traditions spirituelles se sont mêlés à des citoyens et à des soldats lors d’une conférence internationale pour la paix organisée par le ministre de la Défense vénézuélien, le général Raul Isaias Baduel. Ces deux jours consacrés à « l’Art de la Paix » avaient pour objectif de « créer un lieu de rencontres et de partage de diverses expériences et connaissances multidisciplinaires en vue de parvenir à la paix au Venezuela et dans le monde. Le principe est que chaque partie de l’essence interne de chaque être humain est la même. »
Le ministre ouvrit la conférence avec un service catholique qu’il débuta en lâchant une colombe blanche. Ce fut suivi par des discussions et des prières des représentants de l’Eglise évangélique Renacer, de la Ligue mondiale des musulmans du Venezuela, de la synagogue Tiferet d’Israël, Ananda Marga, l’ashram de Sri Chaitanya Sridhar Govinda de Caracas et une association de Guides civils.
La conférence se tint à l’auditorium du ministère de la Défense – décoré de fleurs – et commença en musique avec un orchestre. Des conférenciers vinrent de la République Dominicaine, d’Espagne, des E.-U. et du Venezuela avec des thèmes tels que le développement local, l’éducation, le multiculturalisme, les thérapies par la musique, les méthodes bouddhistes pour atteindre le calme intérieur et la sagesse, les techniques d’empathie et de communication.
En s’adressant à l’auditoire, le général Baduel a déclaré : « Certains peuvent trouver étrange qu’un secrétaire de la Défense et général des Armées dont le travail est la sécurité militaire du pays, de ses habitants et de la démocratie, puisse participer activement à une conférence sur la paix. Cependant, on dit que ceux qui sont bien placés pour connaître les horreurs de la guerre sont les plus envieux de les éviter. »
[Source : www.venezuelanalysis.com ]
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Le Sage le 4 août 2007
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« L’humanité finira par comprendre la véritable nature de sa relation avec les règnes inférieurs et acceptera de bon cÅ“ur le rôle de gardien de leur évolution. Les méthodes actuelles motivées par l’appât du gain – déforestation, dégradation des sols, surpêche – disparaîtront à jamais. » [Le Maître de B. Creme, PI, déc. 1985]
D’après un article de Daniel Howden paru dans le journal britannique Independent, la destruction accélérée des forêts tropicales, qui forment une bande plus fraîche autour de l’équateur, est maintenant reconnue comme étant l’une des causes principales du changement climatique. Sur la base d’un rapport récent du Global Canopy Programme, qui regroupe des spécialistes de la forêt tropicale, D. Howden avance que les émissions de carbone provenant de la déforestation dépassent de loin les dommages causés par les avions, les automobiles et les industries. La destruction des forêts tropicales constitue la seconde source de gaz à effet de serre après les émissions de l’ensemble du secteur énergétique. La combustion des forêts intervient pour environ 25 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre.
Un arrêt de la déforestation permettrait de réduire les émissions sans nécessiter de nouvelles technologies. Ce qu’il faut par contre, c’est une volonté politique et des mesures d’encouragement qui feront que les arbres debout auront plus de valeur aux yeux des gouvernements et des individus que ceux qui sont abattus. D’après les dernières données disponibles, 200 000 km² de forêts, près de la moitié de la superficie de la France, sont détruits chaque année, ce qui dégage 200 milliards de tonnes de CO 2 dans l’atmosphère.
La préservation des forêts ne figure pas dans le protocole de Kyoto de 1997 sur la réduction des gaz à effet de serre et est exclue des marchés du carbone encouragés récemment dans un rapport du Groupement international sur l’évolution du climat afin de réduire le réchauffement climatique.
Selon D. Howden, « les marchés internationaux poussent à une agriculture intensive qui elle-même mène inexorablement à la déforestation. La préservation de forêts ne joue aucun rôle au niveau du commerce international. Les spécialistes de la forêt tropicale demandent l’inclusion immédiate des forêts dans les marchés internationaux du carbone afin de fournir des incitations financières pour mettre un terme à la destruction des forêts. Mettre un prix sur le carbone que ces forêts retiennent constitue la seule manière de ralentir leur destruction. »Â
Hylton Philipson, administrateur du Rainforest Concern, explique : « Dans un monde où nous assistons à un choc majeur entre la sécurité alimentaire, énergétique et environnementale, et où il est possible de gagner de l’argent dans le secteur alimentaire ou énergétique tandis qu’il n’est pas possible de générer des revenus à partir des forêts, il est évident que ce seront ces dernières qui seront sacrifiées. »
[Source : The Independent , G.-B.]
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Le Sage le 4 août 2007
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Selon un sondage de l’Institut de l’opinion publique mondiale (WPO) et du comité d’experts du Chicago Council pour les Affaires mondiales, l’opinion publique mondiale est favorable à ce que les Nations unies soient dotées de davantage de pouvoir, d’une force permanente de maintien de la paix, d’un droit de contrôle sur les ventes d’armes, et d’une capacité renforcée en cas de violation des droits de l’homme.
« Nous avons été plutôt surpris de constater la convergence de tous les résultats », précise Steven Kull, directeur du Programme sur les opinions politiques internationales, en liaison avec le WPO et l’Université du Maryland. S. Kull, également rédacteur pour WorldPublicOpinion.org, explique que le sondage suggère que tous les peuples de la planète sont plus ouverts à une action multilatérale que leurs gouvernements.
« Tandis que les dirigeants hésitent à donner plus de pouvoir aux Nations unies, il est clair que le public mondial accepte l’idée de Nations unies plus fortes ».
En particulier, l’idée d’une force permanente de maintien de la paix est soutenue par 77 % des Péruviens, 74 % des Français et 72 % des Américains. Le contrôle du commerce des armes a le soutien de 77 % des Français, 75 % des Sud Coréens et 60 % des Américains et Israéliens, tandis que 92 % des Français, 75 % des Américains et 74 % des Sud Coréens considèrent que les Nations unies devraient être autorisées à enquêter en cas de violation des droits de l’homme. Beaucoup de gens pensent que le Conseil de sécurité devrait être autorisé à utiliser la force pour défendre une nation attaquée.
[Source : www.WorldPublicOpinion.org ]
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Le Sage le 4 août 2007
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« Les nouvelles préoccupations relatives à l’environnement se concrétiseront par des lois, dont l’acceptation universelle conduira à une gestion plus sage des dons de la nature. » [Le Maître de B. Creme, PI, janvier 1994]
La fondation créée par Bill Clinton, ancien président des Etats-Unis, a annoncé une initiative prise avec quatre sociétés actives dans le domaine de l’énergie et cinq des plus grandes banques mondiales visant à aider les villes à travers le monde à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en diminuant de manière significative la consommation d’énergie dans les bâtiments. Le chauffage, la climatisation et l’éclairage des bâtiments urbains intervient pour près de 40 % des émissions des gaz à effet de serre. Dans des villes telles que New York et Londres, les bâtiments interviennent pour près de 70 % des émissions des zones urbaines.
Les banques qui participent à ce programme vont chacune accorder jusqu’à un milliard de dollars de prêts que des municipalités et des propriétaires privés de bâtiments pourront utiliser pour effectuer des travaux visant à économiser l’énergie : installation de pare-soleil, remplacement de l’installation de chauffage, de climatisation ou d’éclairage, nouveaux châssis de fenêtre, installation de capteurs destinés à réguler l’éclairage et le conditionnement d’air. On estime que de tels changements pourront réduire la consommation énergétique des bâtiments de 20 à 50 %.
Un premier groupe de seize cités à travers le monde a accepté de participer à ce programme afin de rénover ses bâtiments municipaux : Bangkok, Berlin, Chicago, Houston, Johannesburg, Karachi, Londres, Melbourne, Mexico, Bombay, New York, Rome, São Paulo, Séoul, Tokyo et Toronto.
[Source : Associated Press]
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Le Sage le 4 août 2007
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Le 9 juin 2007, plus de 20 000 manifestants, réunis à Londres, se sont rendu en cortège à Trafalgar Square pour marquer le 40 e anniversaire de l’occupation de la Rive droite du Jourdain, de Gaza et de Jérusalem Est. Cette marche a été organisée par Enough ! (Assez !), un groupement de plus de 50 organisations caritatives, confessionnelles, syndicales, et autres ONG.
Sont intervenus des membres du Gouvernement démocratiquement élu du Hamas, notamment Mustafa Barghouti, ministre de l’Information palestinien, qui a comparé la situation à l’apartheid d’Afrique du Sud. Il a déclaré : « Israël ne peut changer de l’intérieur. Il faut que des pressions s’exercent de l’extérieur. » Dans un message vidéo, Ismail Haniyeh, premier ministre palestinien (qui s’était vu refuser le visa pour la Grande-Bretagne), a évoqué avec tristesse la situation déplorable de son pays. Il a déclaré que l’Etat d’Israël avait conquis la Palestine, mais non les Palestiniens.
Lord Andrew Phillips, conseiller juridique, a fait appel à la communauté internationale pour qu’elle intensifie ses efforts. Il a déclaré que lors d’un récent voyage en Palestine, il avait constaté que les conditions de vie y étaient les pires qu’il n’ait jamais vues, que la vie était lugubre et humiliante – faim et couvre-feux constants. Pour certains déplacements, les Palestiniens doivent négocier jusqu’à dix laissez-passer avec les barrages routiers israéliens ! Des maisons et des écoles sont détruites pour permettre la construction du « mur » illégal. Sans parler des coupures d’eau, et des expulsions de fermiers de leurs fermes et de leurs vergers.
Plusieurs membres du Parlement et syndicalistes britanniques ont pris la parole. L’un des thèmes traités a été le poids de la dette pesant sur les familles palestiniennes depuis le début de l’embargo des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la Russie sur les aides. Ils doivent en effet plus de 670 millions de dollars depuis que ce boycott financier a été mis en place en 2006. Israël a suspendu le paiement de 700 millions de dollars de taxes dues à la Palestine.
Deux juifs britanniques bien connus, l’humoriste Alexei Sayle et l’actrice Miriam Margolyes, ont déclaré que l’occupation était néfaste et devait cesser, et qu’ils apportaient leur voix à cette campagne.
[Source : www.enough.org ]
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Le Sage le 4 août 2007
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« Dans les périodes de grand découragement, l’espoir ultime a reposé sur le fait que, massivement, les peuples de la région – y compris ces Syriens, Israéliens, Libanais et Palestiniens qui suscitent le plus de méfiance chez leurs adversaires – veulent le succès des efforts de paix » – Jimmy Carter.
Depuis une trentaine d’années, dans le combat pour la justice et les droits de l’homme, J. Carter, ancien président des Etats-Unis et Prix Nobel de la Paix 2002, est profondément engagé. Il a conservé un intérêt privilégié pour le Proche-Orient, où il avait joué un rôle très actif lors de son mandat.
Dans son dernier ouvrage Palestine : Peace, Not Apartheid, J. Carter livre son analyse de la situation de cette région, en s’écartant de la pensée dominant aux Etats-Unis.
Les rapports israélo-palestiniens ont rarement été exempts de tension. Même dans les périodes de calme, celle-ci est présente, prête à se transformer en conflit ouvert à la moindre provocation. Des familles ont été séparées, d’innombrables foyers et villages détruits. La relation entre ces deux peuples n’a fait que refléter celle entre les Arabes et Israël, une relation marquée par de multiples guerres, des centaines de milliers de morts, et qui a laissé 4,7 millions de réfugiés palestiniens.
L’aspiration à la paix
L’histoire des Palestiniens et des Israéliens est celle de deux peuples recherchant les mêmes buts, à savoir-vivre en paix et maître chez lui : les Palestiniens, qui ont cherché à retrouver un mode de vie et à se réapproprier une terre dont ils avaient été chassés ; les Israéliens, désireux de se construire une vie et un pays qui les mettent à l’abri des persécutions et de l’oppression. Malheureusement, les opprimés d’hier se sont transformés en oppresseurs.
En premier lieu, J. Carter récapitule les grandes lignes de l’histoire de ce conflit, depuis l’aube du XX e siècle, au moment où l’empire ottoman contrôlait une partie importante du monde arabe, y compris la Palestine. C’est à cette époque que les sionistes européens eurent l’idée de créer un Etat juif, à la fois dans l’espoir d’échapper aux persécutions et pour se conformer à l’interprétation qu’ils faisaient d’une vieille prophétie biblique. En 1917, le gouvernement britannique les autorisa à s’installer en Palestine par la Déclaration Balfour. Mais le courant migratoire ne devint important qu’au moment de la montée du nazisme – au point que la population juive de la région passa de 150 000 à 608 000 individus entre 1930 et 1945. Les forces britanniques essayèrent bien de contrôler la situation, mais la révélation de l’Holocauste acheva de convaincre le monde de la nécessité d’un Etat juif.
En novembre 1947, les Nations unies votèrent la résolution 181, appelant à la création de deux Etats contigus, arabe et juif. Ce dernier devait occuper 55 % du territoire. Les Palestiniens, rejetant cette résolution, prirent les armes. Mieux entraînés et armés, les sionistes eurent le dessus. Non seulement militairement, mais diplomatiquement, puisque le traité d’armistice de 1949 leur accorde 77 % des terres disputées, les Palestiniens devant se contenter de deux petits territoires, et qui plus est, séparés – la Cisjordanie et Gaza.
Un traité aussi injuste était naturellement tout sauf un traité de paix. Les Palestiniens ont donc continué à se battre pour retrouver leur terre et leur dignité, tandis que, de son côté, Israël pouvait agir à sa guise chaque fois que les circonstances politiques et économiques le permettaient. Contrairement à ce que cherchent à faire croire au public les médias américains et une série d’administrations pro-israéliennes, la responsabilité de l’impasse actuelle se trouve des deux côtés, et pas seulement chez les Palestiniens. Chacun est responsable de la poursuite du conflit. C’est un des points clé de la présentation de J. Carter.
Il prend l’exemple de la façon dont on a présenté l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) à l’opinion publique américaine. La plupart des Américains y voient probablement une organisation extrémiste, pour ne pas dire terroriste, dont le seul but est la destruction de l’Etat hébreu. Mais que cette organisation ait cherché par les armes à se défendre et à reconquérir sa terre, cela veut-il dire pour autant qu’elle veuille anéantir Israël ?
En fait, explique J. Carter, Yasser Arafat, président de l’autorité palestinienne, a reconnu en 1988 le droit à l’existence d’Israël et renoncé à la violence. Il l’a rencontré pour la première fois en 1990, et rapporte quelques-uns de ses propos sur la question : « L’OLP n’a jamais eu le projet d’anéantir Israël. Ce sont les sionistes qui ont créé le slogan « repousser les juifs à la mer » et l’ont présenté comme le mot d’ordre de l’OLP. En 1969, nous avons déclaré que nous voulions établir un Etat démocratique ouvert aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans… En 1974, j’ai dit que nous étions prêts à instaurer notre Etat indépendant partout où Israël se retirerait. »
Les obstacles à la paix ne manquent naturellement pas entre les deux nations, que ce soit la confiscation des territoires palestiniens par les Israéliens, le manque d’un représentant palestinien acceptable par ces derniers, le refus des deux côtés d’entamer des négociations sans poser des listes de préalables quasi rédhibitoires, enfin, la montée de l’islamisme. Et il y a la construction de ce qu’Israël appelle une « barrière de sécurité » et que J. Carter préfère nommer « mur de prison ».
Le mur
Ce mur, dit-il, plonge la Cisjordanie dans une perspective cauchemardesque et a largement contribué à installer un système d’apartheid. A l’origine, c’était pour les juifs modérés une manière de se protéger des attaques palestiniennes, ce qui, du point de vue de J. Carter, était légitime quand il se limitait à entourer Gaza. Les attaques ayant alors diminué, les autorités israéliennes décidèrent d’ériger une barricade tout le long de la frontière séparant l’Etat hébreux de la Rive droite. Cette barricade se compose de tranchées profondes, de détecteurs ultrasensibles, de miradors…
Le plus inadmissible, pour J. Carter, c’est le fait que les gouvernements d’Ariel Sharon et d’Ehud Olmert l’ont construite à l’intérieur même des territoires palestiniens. Elle serpente dans la Cisjordanie pour inclure les colonies qui s’y trouvent et s’approprier au passage des fractions supplémentaires des territoires occupés. Une fois sa construction achevée, le mur sera trois fois et demie plus long que la frontière israélienne reconnue par la communauté internationale. Il coupe des villages palestiniens en deux, coupe des familles de leurs fermes. Il vient même s’interposer entre une église et ses paroissiens. Son curé, le Père Claudio Ghilardi, est scandalisé : « Durant neuf siècles, fulmine-t-il, nous avons vécu sous des régimes turcs, britanniques, jordaniens et israéliens, et aucun n’a jamais empêché les gens de venir prier. Ce n’est pas une barrière. C’est une frontière ! »
Pour J. Carter, il s’agit d’un système d’apartheid, fondé sur une politique non pas raciste, mais expansionniste. 375 000 Palestiniens sont déjà enfermés du côté « israélien » du mur. Ceux de plus de douze ans ne peuvent y rester que s’ils ont obtenu un permis de résidence permanent. « Même alors, ils sont considérés comme des étrangers, sans aucun des droits dont jouissent les Israéliens », précise-t-il. Avec les forces de l’Etat hébreu établies dans la vallée du Jourdain, et une fois que le mur aura complètement encerclé la Cisjordanie, le gouvernement israélien exercera un contrôle total sur l’ensemble des Palestiniens, quel que soit le côté du mur où ils résident. Ils sont, et continueront à être prisonniers dans leur propre territoire, pour beaucoup interdits d’accès à leurs propriétés, leurs écoles, leurs lieux de travail. Leurs territoires seront si hachés qu’il ne leur restera guère plus qu’une toute petite zone où installer leur patrie.
J. Carter fait observer que nombre d’électeurs israéliens sont divisés sur la question du mur, et même qu’une bonne partie le désapprouvent. Comme le lui déclarait un responsable israélien de premier plan : « J’ai peur que nous ne nous dirigions tout droit vers un gouvernement semblable à celui d’Afrique du Sud, une société juive gouvernant des Arabes à la citoyenneté limitée. La Cisjordanie n’en vaut pas la peine. »
L’engagement américain
Ce qui préoccupe peut-être le plus J. Carter, c’est le fait que les éléments fanatiques des deux bords s’efforcent d’imposer à la majorité leurs objectifs et leurs politiques bornés.
En ce qui concerne Israël, il déclare que les factions extrémistes qui sévissent au sein des instances gouvernementales ont détourné le processus de paix pour le transformer pas à pas en une politique d’annexion et de création du « Grand Israël ». C’est la longue et minutieuse observation de ce monde d’injustice, d’imposture, de violence et de souffrance qui le pousse à s’exclamer : « Assez, c’est assez ! » Les responsables politiques américains devraient se réveiller. Leur influence prépondérante en Israël et le soutien massif qu’ils lui apportent font obligation aux Etats-Unis de s’impliquer dans le conflit d’une manière positive et objective et de prendre en main le processus de paix, tout en s’entourant de représentants des autres pays concernés. « Jusqu’à récemment, écrit-il, on attendait des dirigeants américains qu’ils pèsent de tout leur poids et d’une façon neutre dans la recherche d’une solution, et c’est, avec des succès divers, ce qu’ils ont fait. S’ils veulent reprendre ce rôle vital, les Etats-Unis doivent reconquérir la confiance des deux parties en adoptant une attitude ferme, impartiale, cohérente et enthousiaste ; bref, se faire le partenaire des deux nations plutôt que le juge intraitable de l’une d’entre elles. » C’est d’autant plus urgent que, pour lui, l’absence de paix au Proche-Orient a un effet direct sur les citoyens américains : « Le Proche-Orient est peut-être la région du monde la plus volatile, et dont l’instabilité constitue une menace permanente pour la paix mondiale. C’est aussi l’incubateur d’une bonne part du terrorisme international qui préoccupe tant les Américains, comme les citoyens des autres nations à travailler véritablement pour la paix, pour Israël, les Palestiniens et le Grand Moyen-Orient. Ainsi que l’a dit récemment l’évêque anglican de Jérusalem, Riah Abu El-Assal : « Le plus court chemin vers la paix au Proche Orient passe par Jérusalem. Une fois la paix instaurée à Jérusalem, elle s’étendra au monde entier » (cf PI, déc. 2006) Une conclusion qu’aurait très bien pu prononcer J. Carter…