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Annuler la dette des pays pauvres
- Un appel en faveur des pays pauvres
- Eradiquer la dette pour l'an 2000
- Réduction de dette pour la Bolivie
- La Banque mondiale présente un plan d'annulation de la dette
- Annulation de la dette des pays les moins avancés
Un appel en faveur des pays pauvres
« La dette sera annulée. » (PI, mai 1989)
Les hauts fonctionnaires de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ont appelé les 181 pays membres à financer un plan d'apurement de la dette en faveur des pays en voie de développement les plus endettés. Philippe Maystadt, le ministre des Finances belge, président du comité intérimaire du FMI, a déclaré que les pays industrialisés devaient participer à ce projet. Il s'est plaint du manque de bonne volonté de la part des pays créanciers à rassembler les fonds nécessaires. La Russie a été l'une des premières à répondre à cet appel urgent : le ministre des Finances russe, Anatoli Tchoubaïs, a informé l'assemblée du FMI que son pays était prêt à annuler une partie de la dette des pays les plus pauvres. Il a cependant fait remarquer que les dettes héritées de l'ancienne Union soviétique sont bien plus importantes que celles des autres pays créanciers.
(Source : El Pais, Espagne)
Eradiquer la dette pour l'an 2000
Au cours d'un colloque financier qui a réuni les pays du G-7 et du Commonwealth au mois de septembre, le chancelier britannique Gordon Brown a proposé une initiative globale afin d'éradiquer la dette des pays les plus pauvres (3,5 milliards de dollars) pour l'an 2000. Pour atteindre cet objectif, il préconise la vente des réserves d'or du Fonds monétaire international. G. Brown suggère qu'en l'an 2000 soixante quinze pour cent des pays les plus pauvres du monde puissent bénéficier de plans d'annulation de leur dette. Ce qui permettrait de réaffecter les ressources nationales au profit de l'éducation, de la santé et de la lutte contre la pauvreté.
(Source : The Guardian, Grande-Bretagne)
Réduction de dette pour la Bolivie
La Bolivie a vu le poids de sa dette diminuer de 448 millions de dollars. Cette décision contribue à réduire la dette globale de l'Amérique du Sud de quatorze pour cent.
La Banque mondiale et le FMI, qui ont avalisé cette remise de dette, ont entamé des pourparlers avec le Mozambique, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, afin d'élaborer des accords similaires. L'Ouganda a été le premier à ouvrir la voie de la remise de dettes en bénéficiant d'un apurement de 338 millions de dollars.
(Source : Trouw, P.-B.) (Partage international - novembre 1997)
La Banque mondiale présente un plan d'annulation de la dette
« La dette sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (un collaborateur de Maitreya, Partage international mai 1989)
On ne saurait guère reprocher aux sceptiques de s'esclaffer à l'idée que la Banque mondiale propose un plan pour éradiquer la dette des pays les plus pauvres. Cette idée aurait en effet paru impensable il y a seulement quelques années. Et pourtant, le président de la Banque mondiale, Jaines Wolfensohn, souhaite mettre sur pied un tel mécanisme, financé en premier lieu par les ressources internes de la Banque, afin de permettre aux pays les moins favorisés d'effacer leurs dettes vis-à-vis du FMI, de la Banque mondiale elle-même, ainsi que de diverses banques régionales de développement.
Parmi les ONG et autres groupes de pression, on a accueilli positivement cette démarche qui supprimerait un fardeau d'environ onze milliards de dollars dus aux institutions financières internationales. Le plus stupéfiant, c'est que le gouvernement conservateur britannique, représenté par le chancelier Kenneth Clarke, semble soutenir la proposition. Le chancelier a ainsi déclaré : « Il faut une stratégie d'ouverture pour les pays dont le poids de la dette est insupportable. » K. Clarke espère que cette question sera suffisamment avancée en avril 1996, lors des prochaines réunions du FMI et de la Banque mondiale. Le directeur général du FMI, Michel Camdessus, s'est montré inquiet face à la tendance actuelle de réduction des budgets d'aide au développement. Leur niveau a en effet chuté à 0,3 % du PIB, loin en dessous des 0,7 % ciblés par l'ONU. M. Camdessus a déclaré qu'aucune raison ne justifiait le maintien d'une telle tendance et qu'une correction s'imposait.
(Source: The Guardian Weekly, G.-B.) (Partage international - décembre 1995)
Annulation de la dette des pays les moins avancés
« La dette des pays pauvres sera annulée. Il n'y a pas d'autre possibilité. » (Partage international - mai 1989).
Les ministres des Finances des sept pays les plus riches ont adopté un plan d'annulation de la dette pour les pays les moins avancés (PMA). Cette mesure prise par les pays du G7 annulerait plus de sept milliards de dollars de dette, au profit d'une vingtaine de pays parmi les plus endettés du monde, majoritairement africains. Le G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) s'est engagé à supprimer jusqu'à 80 % de la dette de ces pays. Actuellement, les pays industrialisés acceptent d'abandonner sélectivement leurs créances sur des pays en voie de développement qui répondent à certains critères, jusqu'à hauteur de 67 % de leur dette. Les représentants des gouvernements ont estimé que l'Ouganda pourrait être l'un des premiers pays à remplir les conditions requises pour bénéficier de ce programme d'annulation. L'organisation humanitaire britannique Oxfam International estime pour sa part que cette mesure permettrait à l'Ouganda d'économiser 80 millions de dollars en paiement d'intérêts, soit six fois les dépenses de santé du pays.