Le retour des Maîtres de Sagesse      
et de l'Instructeur mondial, Maitreya      




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Enseignements de la Sagesse éternelle

Alice Ann Bailey

Pour faciliter la compréhension du texte qui suit, nous vous invitons à visiter la page "Glossaire de termes ésotériques"



Depuis les temps les plus reculés, un ensemble d'enseignements spirituels, connus sous le nom de "Sagesse éternelle", se transmet de génération en génération, le plus souvent par voie orale et de maître à disciple. Les arts et les sciences d'innombrables civilisations puisent leurs racines dans cet ensemble d'enseignements, qui constitue la philosophie ésotérique.

L'ésotérisme réunit les philosophies orientales et occidentales. Il s'agit de la science du processus évolutif, aussi bien de l'homme que de la nature. Il explique la structure énergétique de l'univers, et la part de l'homme en son sein. Il s'agit également de l'art de faire "descendre sur Terre" ces énergies qui proviennent de sources élevées et de les y ancrer.

Au début du siècle, la Maître tibétain Djwal Khul a dévoilé ces informations au public, par les écrits d'H. P Blavatsky et plus tard, par ceux d'Alice Bailey.

Depuis 1959, un artiste britannique, Benjamin Creme, reçoit de son Maître des informations complémentaires qu'il diffuse lors de tournées de conférences à travers le monde, dans plusieurs pays d'Europe, ainsi qu'au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Canada, au Mexique et aux Etats-Unis. Benjamin Creme est l'auteur d'ouvrages traduits et publiés dans de nombreuses langues. Il est également rédacteur en chef de Share International (en français, Partage international), revue mensuelle diffusée dans 70 pays et dans plusieurs langues.

PRINCIPAUX THÈMES

Introduction
Ésotérisme et occultisme
L'énergie base de l'univers
Les différents plans de l'existence
Les postulats fondamentaux
La genèse
L'évolution de l'humanité
La Hiérarchie spirituelle et planétaire et un schéma
Les enseignements projetés par la Hiérarchie
Les écoles des mystères et celles du futur
Karma et réincarnation
L'initiation
Les Seigneurs du Karma
L'incarnation
La formation en vue du discipulat
Maitreya, l'ère du Verseau et le retour des Maîtres
Les nouvelles formes de religion
L'antéchrist et les forces de la matérialité





L'ENSEIGNEMENT DE LA SAGESSE ÉTERNELLE
Introduction

Vous trouverez dans cette page de nombreux extraits de textes de divers auteurs ainsi que d'une interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson, à Los Angeles, en novembre 1994.

Rollin Olson. D'où viennent les informations que vous nous transmettez ? Font-elles partie d'un ensemble de connaissances ?

Benjamin Creme. C'est l'Enseignement de la Sagesse éternelle, qui est aussi vieux que l'humanité. Il est transmis par un groupe d'hommes qui ont dépassé le stade strictement humain et ont pénétré dans le règne suivant, le règne spirituel. Ces êtres sont les Maîtres de Sagesse et les Seigneurs de Compassion. Ce sont des hommes comme nous mais qui ont élargi leur conscience jusqu'à inclure les niveaux spirituels. Un grand nombre de ces Etres illuminés se trouvent sur notre planète. Depuis des milliers et des milliers d'années, ils vivent dans des régions montagneuses et désertiques reculées. De temps en temps, pour nous éclairer, ils communiquent certains aspects de leurs enseignements, dans la mesure où nous sommes capables de les absorber et de les utiliser. Dans les temps modernes, ces enseignements ont été transmis principalement par l'intermédiaire d'Helena Petrovna Blavatsky, l'une des fondatrices de la Société Théosophique, entre 1875 et 1890. Son livre, la Doctrine secrète, représente la partie préparatoire de l'enseignement pour le cycle cosmique dans lequel nous entrons actuellement, et que nous appelons l'ère du Verseau. Une autre partie fut transmise ultérieurement par l'intermédiaire d'une disciple anglaise, Alice Bailey, entre 1919 et 1949, par un Maître tibétain, Djwhal Khul. Cette partie est considérée comme la phase intermédiaire des enseignements transmis par les Maîtres pour le nouvel âge. Un autre ensemble d'enseignements, les Enseignements de l'Agni Yoga, fut donné par l'intermédiaire d'une autre disciple russe, Helena Roerich, entre 1924 et 1939. Ces enseignements de la Sagesse éternelle permettent à l'humanité de rester informée de sa divinité essentielle, et du processus évolutif au moyen duquel nous nous perfectionnons.

RO. Il semble que cette question ne relève pas strictement du domaine religieux. S'agirait-il plutôt d'une vision élargie des choses, englobant des aspects philosophiques aussi bien que religieux ?

BC. Oui. C'est un enseignement synthétique. L'enseignement de la Sagesse éternelle, ou enseignement ésotérique comme on l'appelle parfois, n'est pas une religion. Ce n'est pas non plus, à proprement parler, une philosophie ; ce n'est ni un art ni une science, mais c'est un peu tout cela. En fait l'ésotérisme est la philosophie, ou la science, du processus de l'évolution, en ce qui concerne le règne humain et les règnes subhumains. Mais il s'agit de l'évolution de la conscience, non de celle de la forme physique. Si vous voulez connaître l'évolution de la forme physique, tournez-vous vers Darwin ; il a assez bien résumé la nature de l'évolution en ce qui concerne la forme du règne animal et du règne humain. Mais en termes d'évolution de la conscience, vous devez vous tourner vers l'explication ésotérique ; ésotérique pour l'instant, car ce qui est ésotérique devient progressivement exotérique. Rien de ce que l'humanité peut utiliser en toute sécurité ne lui est jamais caché ; dans quelle mesure cet enseignement est diffusé à une période donnée dépend donc de nous.

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ÉSOTÉRISME ET OCCULTISME

RO. Avant de poursuivre cet entretien, j'aimerais vous demander de clarifier deux mots. Vous venez d'introduire la notion d'ésotérisme, qui est souvent appelé occultisme. Que signifient, à proprement parler, ces deux mots ?

BC. Ésotérique ou occulte signifie "caché". C'est-à-dire caché pendant une période donnée, mais pas de manière définitive, caché cependant parce qu'à ce point précis d'évolution de la race humaine, ces notions sont pratiquement inconnues et inacceptables pour tout le monde, si ce n'est d'un nombre relativement restreint d'initiés et de disciples de ceux qui transmettent les enseignements. Pour l'humanité en général c'est quelque chose d'inconnu, donc d'ésotérique ou d'occulte. Différents groupes religieux ont donné au mot "occulte" une connotation plutôt péjorative ; comme s'il s'agissait de quelque chose de sombre, de mauvais, qui a trait à des pratiques infâmes, à l'adoration du démon, etc. C'est une conception totalement erronée du sens du mot occulte. Occulte signifie simplement caché, et spécialement la connaissance cachée ou science des énergies à la base du processus évolutif. L'ésotérisme pourrait être considéré comme la philosophie du processus d'évolution, et l'occultisme comme la science des énergies entraînant ce processus.

RO. Lorsque vous parlez d'énergies, cela fait, bien sûr, immédiatement penser à la science, parce que la science traite de l'énergie. Vous êtes en train de dire que même la religion a un fondement énergétique, et par conséquent scientifique ?

BC. Oui, certainement. Toutes les religions sont l'expression d'enseignements qui, du fond des âges, ont permis à l'humanité de rester, plus ou moins, reliée à ce que nous appelons Dieu - Dieu étant, dans le sens ésotérique, la somme totale de toutes les Lois et de toutes les énergies gouvernées par ces Lois dans l'univers manifesté et non manifesté. Ainsi Dieu est-il impersonnel. Néanmoins, ce Dieu transcendant se manifeste dans tous les aspects de la création, y compris nous-mêmes. Nous ne sommes pas séparés de cette création, ni de Dieu par conséquent. Tout être humain possède, à l'état latent, la capacité de connaître, d'être conscient de chaque aspect de la création que nous pouvons considérer comme la manifestation de Dieu.

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L'ÉNERGIE, BASE DE L'UNIVERS

L'idée que tout est énergie, vibrant à des fréquences variables, a fait son chemin au point de modifier sensiblement notre perception du monde. La science a aujourd'hui démontré que l'énergie et la matière sont interchangeables, et représentent : deux aspects complémentaires d'une même réalité. Cette même notion est l'un des fondements de l'ésotérisme, qui réunit en une synthèse les philosophies d'Orient et d'Occident, et peut être considéré comme la science de l'évolution de l'homme et de la nature, du point de vue de la conscience comme des énergies qui la guident. L'ésotérisme nous renseigne sur la structure énergétique de l'univers, et sur le rôle qu'y joue l'homme. Il permet d'entrer en contact avec des énergies émanant de sources élevées, et de s'en servir comme d'un outil d'évolution. L'ésotérisme se fonde sur le principe que Dieu est la somme de toutes les lois de l'univers et de toutes les énergies qu'elles gouvernent, qui constituent la totalité de ce qui existe dans les mondes manifesté et non manifesté, perceptible et non perceptible.

L'homme, quant à lui, est une étincelle divine, un esprit s'exprimant à travers une âme (ou Soi supérieur) et à travers une personnalité constituée de trois véhicules, les corps mental, émotionnel et physique. Chacun de nous est donc essentiellement de nature divine, même si pour la plupart nous ne reconnaissons ou ne manifestons que de manière embryonnaire ce potentiel divin.

DIEU

RO. Et Dieu dans tout cela ? Qui est-il ? Où est-il ? Quel lien y a-t-il entre lui, la Hiérarchie spirituelle et nous-mêmes ?

BC. Eh bien, Dieu, dois-je dire, est un concept très relatif. Nous-mêmes sommes des dieux, mais, pour l'instant, nous ne manifestons guère cette divinité. Avec le temps, à travers le processus de l'évolution, nous la manifesterons, tout comme les Maîtres le font actuellement. Les Maîtres sont des dieux réalisés, ce qui est un état bien spécifique, en ce sens qu'ils ont réussi à fusionner totalement leur conscience, en tant qu'étincelle divine, l'Absolu, le Soi, avec leur manifestation en tant qu'hommes sur le plan physique : la personnalité et l'aspect divin sont totalement intégrés. C'est la réalisation du Soi ou réalisation de Dieu. Nous-mêmes sommes à un certain stade de ce développement.

RO. Et Dieu en dehors de nous ?

BC. Dieu est aussi le grand Être cosmique qui est l'âme de cette planète. Notre planète, en dépit de son aspect bien matériel, avec ses villes, ses avions, ses studios de télévisions et tout le reste, est, en fait, le corps de manifestation d'un Être cosmique qui lui donne vie, et qui a un plan d'évolution pour tous les règnes de la nature, y compris, bien sûr, le règne humain. Ce qui se passe, en réalité, c'est que tous, à nos différents niveaux, depuis le règne minéral jusqu'au Royaume de Dieu lui-même, nous participons à un processus d'évolution dont l'ensemble fera de notre planète une expression parfaite de la forme-pensée qui existe dans le mental du Logos créateur.

RO. Vous avez parlé de Dieu en tant qu'âme de cette planète. Existe-t-il un autre Dieu ou un niveau de conscience encore plus élevé ?

BC. Oui, bien sûr ; il y a le Dieu qui est l'âme de notre système solaire. Notre Logos planétaire n'est qu'une partie, un centre dans le corps du Logos solaire, qui est lui-même un centre dans le corps du Logos galactique. Et ainsi de suite, galaxie après galaxie. Dieu est sans fin, il est transcendant, et aussi immanent dans chaque partie de la création. Chaque aspect de Dieu, y compris nous-mêmes, a le potentiel de connaître un jour et d'être cette totalité, et de travailler avec les énergies qui créent l'univers.

RO. Chaque religion présente Dieu d'une manière différente. Les religions orientales ont leur conception particulière de Dieu. En Occident, on le voit plutôt avec une forme définie et qui nous ressemble d'une certaine façon. Ces deux conceptions sont-elles valables ? Chacune présente-t-elle une part de vérité ? Dieu est-il tout cela ?

BC. Oui, je crois que ces deux conceptions sont exactes. Dieu est tout ce qui existe, et tout l'espace entre ce qui existe, entre vous et moi, et autour de nous, autour de chaque chose. Tout cela est Dieu. Dieu se manifeste à travers sa création, qui est faite d'énergies à différents taux de vibration. Chaque forme dépend de la fréquence particulière du noyau et des électrons qui la composent. La science moderne a su briser la structure cellulaire et montrer qu'au centre de chaque atome se trouve un noyau entouré d'électrons, vibrant à un taux spécifique, et que tous les atomes dans l'univers sont faits de la même manière. Dans tout l'univers manifesté, il n'existe rien d'autre que de l'énergie. La différence entre cette conception totalement scientifique et celle que soutiendrait un ésotériste est que l'ésotériste va plus loin et dit qu'en effet tout est énergie, mais que, de plus, l'énergie suit la pensée, que la pensée agit sur elle. La pensée est le principe moteur de la création.

RO. Je voudrais revenir en arrière un instant pour élucider un point précis. Vous parlez en effet de Dieu, en tant qu'énergie, imprégnant et traversant toute chose. Mais beaucoup de gens ont appris, par leur éducation, à considérer Dieu comme quelqu'un qui a créé l'univers, créé le monde, l'a mis en mouvement, et qui depuis se tient un peu à l'écart tandis que cet univers traverse ses cycles, et que les gens se débattent avec leurs problèmes, essaient de se débarrasser de leurs péchés, etc.

BC. Dieu, dans ce sens, est transcendant. Mais il est aussi immanent, présent dans chaque aspect de la création. La création elle-même peut parvenir à connaître Dieu dans son aspect transcendant, et voir qu'il n'y a en fait aucune division entre Dieu transcendant et Dieu immanent. Nous ne sommes pas séparés de Dieu comme on nous a appris à le croire.

L'ÉNERGIE ET LA TÉLÉPATHIE

RO. Quel avantage y a-t-il, à votre avis, à comprendre que l'énergie est à l'origine de toute chose ?

BC. Cela nous donne la maîtrise des énergies de l'univers, de la matière. Cela donne la possibilité, par le pouvoir de la pensée, d'être n'importe où dans le monde en quelques secondes. Cela offre des moyens de communiquer de manière instantanée, par exemple la télépathie. C'est la connaissance des énergies qui rend tout cela possible.

RO. Mais tout cela paraît tout de même un peu futuriste.

BC. C'est futuriste en ce qui concerne la vaste majorité de l'humanité, mais cela existe déjà.

RO. Il ne s'agit donc pas de tours de magie ?

BC. Non, pas du tout. Il s'agit de capacités naturelles, qui existent à l'état latent chez tous les hommes, mais qui n'ont pas encore été développées.

RO. Et ceux qui les ont développées ont atteint le sommet que nous devrions tous atteindre ?

BC. Précisément. La télépathie est une faculté naturelle de l'humanité. La plupart des gens en font l'expérience par moments ; une mère et son enfant peuvent, par exemple, avoir un contact télépathique très étroit. Cela ne veut pas dire qu'ils savent mot pour mot ce que l'autre pense, mais, si quelque chose arrive à l'enfant la mère le saura instantanément, elle saura que l'enfant est en danger et elle agira en conséquence. C'est quelque chose que nous partageons avec le règne animal. Les animaux possèdent aussi cette faculté de contact télépathique émotionnelle, instinctive. Mais elle peut être élevée jusqu'au niveau mental, et alors vous avez la communication directe, d'un mental à l'autre. Un Maître communique avec ses disciples par télépathie ; d'une manière générale, il n'apparaît pas physiquement. Il peut se trouver dans l'Himalaya, la Cordillère des Andes, les Montagnes rocheuses ou n'importe où, et cependant être capable de communiquer à tout instant avec son disciple qui se trouve à New York, Londres ou Genève.

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LES DIFFÉRENTS PLANS DE L'EXISTENCE

RO. Je sais, pour avoir vu des photographies Kirlian des énergies autour du corps physique, que la science a fait quelques progrès dans sa capacité à démontrer ou à mesurer ces énergies. Qu'en est-il au niveau des émotions, du mental, de la pensée ? Est-ce que les énergies de ces niveaux sont les mêmes que celles mesurées par la science ? Sinon, est-on déjà capable de les mesurer, ou nous faudra-t-il encore attendre ?

BC. Cela viendra. Mais pour l'instant, ce qui est réellement mesuré, ce sont les énergies d'un niveau que la science n'a pas encore démontré, celui des plans éthériques de l'énergie physique. Notre science moderne reconnaît l'existence de trois niveaux seulement : la matière solide, liquide et gazeuse. Mais au-dessus de la matière gazeuse, il existe quatre états supérieurs qui sont encore strictement matériels, chaque plan étant composé d'une substance plus subtile que celui qui se trouve au-dessous. Ces plans éthériques de la matière feront l'objet de la prochaine étape des recherches et finalement des découvertes de la science moderne dans ce domaine. Dès lors, les plans éthériques deviendront une réalité et de plus en plus d'individus naîtront avec la capacité de les voir. Cela demande, en fait, une certaine vitalité et un double foyer visuel : vous voyez le plan physique ; vous changez de foyer et vous voyez le plan éthérique. Les deux sont là. Le plan physique est, en fait, une précipitation du plan éthérique vers le bas.

LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉNERGIE

RO. Puisque les sciences physiques en sont encore au stade de la recherche pour trouver des moyens permettant de voir et de mesurer les énergies, pourriez-vous nous dire quel est le point de vue ésotérique sur cette question ? Existe-t-il une manière ésotérique de classer ces énergies ?

BC. L'ésotérisme considère que tout est énergie, mais que les énergies vibrent à des taux différents, et suivent la pensée. L'énergie éthérique, qui est l'énergie cinétique, peut être influencée par la pensée. La grande pyramide de Gizeh fut créée par la pensée. Les blocs de pierres furent réellement déplacés par l'action de la pensée. C'est très simple quand vous comprenez comment procéder. Vous créez une formule, comme E = mc2, la grande formule d'Einstein qui a transformé toute notre conception de l'énergie et de la matière : l'énergie est égale à la masse multipliée par la vitesse de la lumière au carré, celle-ci étant de 300 000 kilomètres par seconde. Cette formule a transformé la physique, et nous considérons désormais la matière et l'énergie comme interchangeables. Lorsque vous admettez cela, vous pouvez créer un mantram. Cette formule, E = mc2, peut se transformer en mantram. Lorsque vous énoncez le mantram de manière correcte, vous pouvez déplacer des objets où vous voulez. Vous faites agir l'énergie mentale sur ce qui est tout simplement de l'énergie éthérique libre, et qui entoure chaque bloc de pierre, chaque être humain, chaque poisson, etc. Tout ce qui existe matériellement est une précipitation de l'énergie éthérique. Les pierres peuvent ainsi perdre leur poids, car celui-ci est lié à la masse inerte et à la gravité. Lorsque vous créez ce mantram à partir de cette formule et que vous l'énoncez, vous pouvez alors déplacer la pierre d'un endroit à l'autre. Nous en serons capables dans un futur très proche.

RO. Et en ce qui concerne l'énergie venant de plans ou de niveaux plus élevés ? L'ésotérisme a-t-il une manière de les qualifier ou de les classer ?

BC. Oui, il y a des énergies spirituelles, des énergies cosmiques, solaires, extra planétaires, l'énergie de la Terre elle-même, et les énergies éthériques dont je vous ai parlé. Nous vivons dans un univers d'énergies. Tout est de l'énergie vibrant à des taux différents, le taux de vibration déterminant le pouvoir de l'énergie. Les énergies cosmiques, vibrant à des vitesses vraiment très élevées, sont très puissantes ; elles pourraient tuer un être humain ordinaire si elles étaient dirigées et focalisées sur un individu non préparé à les recevoir.

Les Maîtres sont les gardiens de toutes les énergies qui arrivent sur la planète. L'énergie du Verseau est maintenant dirigée sur notre monde, provoquant, par son impact, l'effondrement des vieilles institutions, politiques, économiques, religieuses et sociales, qui font obstacle au développement de l'humanité. Sous l'impact de ces énergies, notre vision des choses commence à changer. Notre conscience s'élargit. Mais les institutions politiques, économiques et sociales, sont cristallisées ; elles reflètent en fait les énergies de l'ère passée, celle des Poissons. Les énergies des Poissons déclinent désormais, et celles du Verseau s'intensifient. Il en résulte un conflit entre ces deux forces cosmiques, et un conflit entre les gens qui sont attachés aux effets de ces forces : les institutions, les formes, les idées politiques, économiques et religieuses. C'est pourquoi nous vivons une époque d'extrême turbulence. Il en est ainsi à la fin de chaque ère

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POSTULATS FONDAMENTAUX
Extraits de Traité sur le Feu Cosmique, d'Alice A. Bailey, p.3-6,

L'enseignement peut être formulé dans les termes suivants. Ces postulats sont simplement le développement des trois affirmations fondamentales se trouvant dans le Poème du premier volume de la Doctrine Secrète de H.P. Blavatsky (D.S., I, 42-44.).

I. Il y a un Principe Immuable et Illimité, une réalisation absolue, qui est antérieur à toute Existence manifestée et conditionnée. Il est hors de portée de la pensée ou de l'expression humaine.

L'Univers manifesté est contenu dans cette Réalité Absolue et en est un symbole conditionné. Dans la totalité de l'Univers manifesté, on peut concevoir trois aspects:

1. Le Premier Logos Cosmique, impersonnel et non manifesté, le précurseur de la Manifestation.
2. Le Deuxième Logos Cosmique, Esprit-Matière, Vie, l'Esprit de l'Univers.
3. Le Troisième Logos Cosmique, l'Idéation Cosmique, l'Âme Mondiale Universelle.

A partir de ces principes créateurs fondamentaux, et en gradation échelonnée, apparaissent, en une succession ordonnée, les innombrables Univers comprenant un nombre infini d'Étoiles et de Systèmes Solaires Manifestés.

Chaque Système Solaire est la manifestation de l'énergie et de la vie d'une grande Existence Cosmique, que nous appelons, faute d'un meilleur terme, un Logos Solaire. Ce Logos Solaire s'incarne, ou vient en manifestation, par le moyen d'un système solaire. Ce système solaire est le corps, ou forme, de cette vie cosmique, et il est triple. Ce système solaire triple peut être décrit en termes de trois aspects, ou (selon la théologie Chrétienne) en termes de trois Personnes.

Feu Électrique, ou Esprit
1ère Personne ..Père..........Vie.........Volonté.......Énergie
Dessein positive

Feu Solaire, ou Âme
2ème Personne ..Fils.......Conscience......Amour-.......Énergie
Sagesse équilibrée

Feu par Friction, ou Corps, ou Matière
3ème Personne .Saint-Esprit…..Forme.....Intelligence.....Énergie
Active négative

Chacun de ces trois aspects est triple dans sa manifestation. Nous avons donc:

d. Les neuf Pouvoirs ou Émanations
e. Les neuf Séphiroth
f. Les neuf Causes de l'Initiation.

Ceux-ci, avec la totalité de la manifestation ou le Tout, font les dix (10) de la manifestation parfaite, ou HOMME parfait.
Ces trois aspects du Tout sont présents dans toutes les formes.

g. Le système solaire est triple, se manifestant par les trois aspects ci-dessus.
h. Un être humain est également triple, se manifestant par l'Esprit, l'Âme et le Corps, ou la Monade, l'Égo et la Personnalité.
i. L'atome du savant est triple aussi, étant composé d'un noyau positif, d'électrons négatifs, et de la totalité de la manifestation extérieure, qui est le résultat de la relation des deux autres facteurs.

Les trois aspects de chaque forme sont liés entre eux et capables d'échanges, car

j. L'énergie est en mouvement et circule.
k. Toutes les formes au sein du système solaire font partie du Tout, et ne sont pas des unités isolées.
l. C'est la base de la fraternité, de la communion des Saints et de l'astrologie.

Ces trois aspects de Dieu, le Logos solaire, Énergie et Force centrales (car du point de vue occulte ces termes sont synonymes) se manifestent par sept centres de force, -- trois centres majeurs et quatre centres mineurs. Ces sept centres de Force Logoïque sont ainsi constitués qu'ils forment des Entités organiques.

Ils sont connus comme:

m. Les sept Logoï Planétaires
n. Les sept Esprits devant le Trône
o. Les sept Rayons
p. Les sept Hommes Célestes

Les Sept Logoï incarnent sept types de force différenciée, et sont connus sous le nom de Seigneurs des Rayons. Les noms des Rayons sont:

Rayon I ....Rayon de la Volonté ou Pouvoir….....ler Aspect
Rayon II ...Rayon d'Amour-Sagesse............…….2e Aspect
Rayon III ..Rayon d'Intelligence active......……...3e Aspect
Ce sont les trois Rayons majeurs.
Rayon IV ...Rayon d'Harmonie, de Beauté, d'Art.
Rayon V ....Rayon de Connaissance concrète ou Science.
Rayon VI ...Rayon de la Dévotion ou de l'Idéalisme Abstrait.
Rayon VII ..Rayon d'Ordre et de Magie cérémonielle.

II. Il y a une loi fondamentale, appelée Loi de Périodicité.

0. Cette loi gouverne toute manifestation, qu'il s'agisse d'un Logos solaire se manifestant par le moyen d'un système solaire, ou d'un être humain se manifestant par le moyen de la forme. Cette loi dirige aussi les autres règnes de la nature.

1. Il y a, dans le système solaire, certaines autres lois liées à celle-ci; en voici quelques-unes:

a. La Loi d'Économie...............loi qui gouverne la matière, le troisième aspect
b. La Loi d'Attraction ..............loi qui gouverne l'âme, le deuxième aspect
c. La Loi de Synthèse .............loi gouvernant l'esprit, ou premier aspect

2. Ces trois lois sont des lois cosmiques. Il y a sept lois systémiques, qui gouvernent la manifestation de notre Logos solaire:

a. La Loi de Vibration
b. La Loi de Cohésion
c. La Loi de Désintégration
d. La Loi de Contrôle Magnétique
e. La Loi de Fixation
f. La Loi d'Amour
g. La Loi de Sacrifice et de Mort

3. Chacune de ces Lois se manifeste principalement sur l'un ou l'autre des sept plans du système solaire.

4. Chaque loi entre périodiquement en action, et chaque plan a sa période de manifestation et sa période d'obscuration.

5. Chaque vie manifestée a ses trois grands cycles:

a. Naissance.......Vie..............Mort
b. Apparition .....Croissance ......Disparition
c. Involution......Évolution .......Obscuration
d. Inertie.........Activité.........Mouvement rythmique
e. Vie Tamasique . Vie rajasique ...Vie sattvique

6. La connaissance des cycles implique la connaissance du nombre, du son. et de la couleur.

7. La pleine connaissance du mystère des cycles appartient uniquement à l'Adepte parfait.

III. Toutes les âmes sont identiques à la Sur-Âme.

0. Le Logos du système solaire est le Macrocosme - L'homme est le Microcosme.
1. L'âme est un aspect de la forme, depuis l'atome jusqu'au Logos.
2. Cette relation entre toutes les âmes et la Sur-Âme constitue la base de la croyance scientifique en la Fraternité. La Fraternité est un fait de la nature, et non un idéal.
3. La Loi des Correspondances expliquera les détails de cette relation. Cette Loi des Correspondances ou Analogies, est la loi d'interprétation du système; elle explique Dieu à l'homme.
4. De même que Dieu est le Macrocosme pour tous les règnes de la nature, l'homme est le Macrocosme des règnes subhumains.
5. Le but de l'évolution de l'atome est la conscience de soi, telle qu'on l'observe dans le règne humain. Le but de l'évolution de l'homme est la conscience de groupe, telle que la possède un Logos planétaire. Le but d'un Logos planétaire est la conscience Divine, telle que la possède un Logos solaire.
6. Le Logos solaire représente la totalité des états de conscience, à l'intérieur du système solaire.

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LA GENÈSE

RO. D'où vient la fausse interprétation que l'on fait de la création de l'humain ?

BC. De la manière symbolique dont est présentée l'histoire d'Adam et Ève dans la Bible. L'homme animal, pas vraiment humain, plus tout à fait un animal, mais à mi-chemin entre les deux, avait atteint un certain degré dans son évolution. Il possédait un corps physique solide et coordonné, un corps astral plus ou moins sensible et le germe du mental, un mental naissant qui formerait plus tard le noyau du corps mental. Lorsque ce point fut atteint, il y a 18 millions et demi d'années, les âmes humaines qui, sur le plan de l'âme, attendaient ce moment précis de l'évolution, s'incarnèrent pour la première fois dans ces hommes primitifs. C'est la "chute du paradis" d'Adam et Ève.

RO. C'était une métaphore ?

BC. Oui, en effet, c'était une métaphore, une image. Ce ne fut pas la perte d'un état de grâce, mais l'accomplissement délibéré d'une partie du plan d'évolution, qui poussa les âmes humaines à renoncer au "paradis", au pralaya, ce merveilleux état de félicité sans fin, et à "manger le fruit de l'arbre de la connaissance", c'est-à-dire à s'incarner sur le plan physique dans ces hommes qui n'étaient pas encore vraiment sortis du règne animal. C'est ce qui s'est produit, et a été faussement interprété comme la perte d'un état de grâce : de là est venue l'idée que Lucifer était un grand ange qui se rebella contre Dieu dont il se considérait l'égal et qui fut chassé du paradis. Ce n'est rien d'autre qu'une histoire, qui a été interprétée d'une façon totalement erronée. C'est en fait l'histoire de l'incarnation humaine.

RO. D'où proviennent ces informations ? Quelle est leur origine ?

BC. La plupart proviennent de l'enseignement théosophique, qui fut introduit par Mme Blavatsky entre 1875 et 1890. Son ouvrage majeur, la Doctrine secrète, renferme les enseignements préliminaires donnés pour le nouvel âge qui est en train de naître. Les enseignements transmis par Alice Bailey constituent la phase intermédiaire. La prochaine phase, celle de la Révélation, viendra de Maitreya lui-même.

RO. Vous venez de dire qu'un changement s'était produit, il y a 18 millions et demi d'années, lorsque l'homme-animal avait progressé jusqu'à un certain point. Que s'est-il passé alors ? Qu'est-ce qui a fait que cet homme-animal devienne un être spirituel ?

BC. Les âmes humaines, qui attendaient sur le plan de l'âme ce moment particulier, s'incarnèrent pour la première fois dans ces hommes et ces femmes primitifs, et l'évolution humaine commença alors. L'individualisation de l'homme eut lieu. Ce fut un point culminant pour l'humanité, une expérience initiatique. L'énergie du Mental vint renforcer le mental naissant de l'homme-animal, et les hommes, les "fils du mental", commencèrent le long voyage de leur évolution.

RO. Il y avait donc des âmes en attente ?

BC. Oui. Effectivement.

RO. L'homme-animal était déjà là, mais que faisaient les âmes en attendant ? BC. Elles étaient en pralaya, un état de bonheur sans fin, sachant que ce bonheur serait interrompu lorsque résonnerait l'appel et que le premier groupe devrait descendre et "manger le fruit de l'arbre de la connaissance".

RO. Et ce fut les débuts de l'humanité ?

BC. Oui. L'évolution du genre humain a commencé à ce moment-là. Ce ne fut pas une "chute" du paradis mais une descente délibérée



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L'ÉVOLUTION DE L'HUMANITÉ A COMMENCÉ IL Y A PLUS DE 18 MILLIONS D'ANNÉES
par Aart Jurriaanse

L'histoire du genre humain est beaucoup plus ancienne qu'il n'est généralement admis. Les enseignements de la sagesse éternelle posent comme postulat que l'individualisation de l'homme-animal a débuté il n'y a pas moins de 18,5 millions d'années. L'article qui suit est un bref résumé de quelques-uns des faits les plus marquants de cette évolution.

Il y a environ 21 millions d'années, l'homme-animal fit son apparition sur la planète, en tant qu'espèce séparée au sein du règne animal. Ce spécimen, bien qu'ayant l'apparence et la constitution physique d'un être humain primitif, doit cependant être considéré comme un animal puisqu'il n'avait pas encore d'intellect.

Quelque 2,5 millions d'années plus tard, il y a donc 18,5 millions d'années, un groupe d'êtres en provenance d'autres systèmes planétaires, en particulier de Vénus, fut amené sur la Terre dans le but d'aider à éveiller le principe mental chez l'homme-animal et de l'amener à l'individualisation. Ce groupe forma le noyau d'Êtres supérieurs qui fut connu plus tard comme la Fraternité blanche ou la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Leur quartier général, que les ésotéristes appellent " Shamballa ", fut établi sur des niveaux éthériques. Quoique situé sur le plan éthérique, Shamballa occupe une position bien précise dans le désert de Gobi.

Un million et demi d'années plus tard, il y a donc 17 millions d'années, il fut décidé que des résultats encore plus efficaces seraient obtenus si des représentants de la Fraternité prenaient des corps physiques denses et travaillaient sur le plan matériel, ce qui leur permettrait de servir de guides pratiques et de chefs à la race en évolution. Le premier avant-poste de la Fraternité fût établi dans un endroit connu alors sous le nom d'Ibez, situé quelque part dans les régions centrales de l'Amérique du Sud. Longtemps après, des restes de cette culture originelle pouvaient encore être retrouvés dans les anciennes institutions Maya.

Une seconde branche s'établit en Asie, donnant naissance, entre autres, à l'apparition et au travail des Adeptes de l'Himalaya et de l'Inde du Sud. A ce sujet, le Maître Djwal Khul, connu sous le nom du Tibétain, a prophétisé que nombre des mystères entourant encore la préhistoire en général, et l'histoire primitive du Proche-Orient, du désert de Gobi et de l'Asie Centrale en particulier, seraient révélés grâce à la découverte de certains monuments et documents anciens. Certains d'entre eux seront trouvés à la surface du sol, d'autres dans des caches souterraines où beaucoup de ces chroniques anciennes sont encore intactes et ont été préservées, sans dommage, en tant que témoignage convaincant de la véracité de ces antiques faits historiques.

Historiquement, les hommes de la race originelle (qui fut en fait la 3e race, car il y eut 2 races précédentes où l'humanité était de forme éthérique) furent connus sous le nom de Lémuriens, d'après le nom de leur pays, la Lémurie. Ce pays, situé quelque part dans la portion du globe occupée maintenant par l'océan Pacifique, s'étendait probablement à certaines parties de l'Amérique du Nord et de l'Amérique du Sud. Après une période prolongée de quelque trois millions d'années d'un lent développement, la plus grande partie de la Lémurie fut détruite et disparut sous la mer, par suite d'une activité volcanique qui ne laissa que de nombreuses petites îles là où, auparavant, se trouvait un vaste continent. Cependant, quelques membres de la race survécurent et devinrent les fondateurs de la future race atlante dont l'origine remonte à environ 12 millions d'années. Alors que la Lémurie se trouvait à l'ouest des Amériques, l'Atlantide se situait principalement à l'est de ces continents, comprenant une région aujourd'hui essentiellement couverte par l'océan Atlantique, et s'étendant loin des Amériques vers l'Europe et l'Afrique du Nord.

Nous disposons de peu de connaissances détaillées sur ces deux races humaines primitives, mais suffisamment pour pouvoir donner une description générale des différentes étapes de leur développement. L'étincelle d'intelligence, le premier attribut distinctif de l'âme, servit à hisser les Lémuriens du règne animal jusqu'au règne humain mais resta pendant longtemps quelque peu en sommeil. Au fil du temps, un éveil graduel produisit des hommes conservant encore largement leurs tendances animales. Seules les formes primitives d'émotions, telles que le désir sexuel et la peur de la douleur physique, étaient jusqu'alors apparentes.

L'éveil des capacités de désir et d'émotion indiquait l'approche de la phase atlantéenne dans laquelle l'homme ne se contenta plus de la simple existence physique ou animale. Dans ces premiers temps de la Lémurie et de l'Atlantide, les masses primitives étaient guidées par leurs rois-prêtres, assistés d'adeptes, d'initiés et de disciples, descendants directs de l'ancienne Fraternité blanche, laquelle formait encore la seule source réelle de conseils spirituels et intelligents. La Hiérarchie arriva finalement à la décision de ramener ses représentants à des niveaux éthériques. Ainsi qu'il était advenu précédemment pour la Lémurie, la destruction de l'Atlantide et de la majeure partie de sa population fut le résultat de convulsions cataclysmiques de l'écorce terrestre qui se terminèrent par la submersion de la plus grande partie de ce continent.

Selon H. P. Blavatsky dans la Doctrine secrète, l'inondation du continent atlante se produisit il y a plusieurs millions d'années. Quelques grandes îles purent toutefois survivre au désastre, et procurèrent un sanctuaire à quelques groupes, sélectionnés et plus avancés, qui furent épargnés afin de servir de noyaux pour la restauration partielle et la régénération de la race humaine, ainsi que pour éviter une interruption excessive du processus d'évolution de l'homme.

Environ 98 000 ans avant l'époque actuelle, la plus grande partie de ces îles fut à son tour engloutie par la mer à l'exception d'un vestige relativement petit, à l'ouest des colonnes "d'Hercule", que Platon nommait Poseidonis (ou Atlantide). Ce fragment subsistant disparut finalement à son tour sous les eaux vers 15 000-16 000 av. J.-C., mais pas avant qu'une partie de sa population n'ait pu s'échapper. Par la suite, ces survivants introduisirent la civilisation là où ils allèrent s'établir, dans des régions connues aujourd'hui comme l'Europe, le bassin méditerranéen, le Proche-Orient et le Moyen-Orient. C'est la submersion de l'Atlantide qui donna naissance à la chronique biblique symbolique du Déluge et de l'Arche de Noé.

NOTRE DIVINITÉ INNÉE

RO. Mais comment est-ce possible de croire à notre divinité innée, étant donné les problèmes d'aujourd'hui ?

BC. Je pense qu'en réalité ces problèmes sont temporaires. Ils sont dus au fait que des énergies cosmiques nouvelles et colossales influencent actuellement notre monde et créent les conditions qui engendrent les bouleversements et le chaos que nous connaissons actuellement. La divinité innée, potentielle en chacun de nous, est suffisante, à mon avis, pour nous montrer comment sortir de ces problèmes et instaurer les conditions qui permettront non seulement de sauvegarder l'humanité, mais aussi de bâtir une civilisation qui remplira toutes nos aspirations.

RO. Vous parlez de "divinité innée". Qui sommes-nous en réalité ?

BC. Nous sommes en réalité des dieux incarnés. Il nous faut reconnaître notre triple constitution : nous sommes une étincelle de Dieu. Toutes les religions ont affirmé le principe de notre divinité et n'ont cessé de le présenter à l'humanité, depuis des milliers d'années. Mais cette idée peut être considérée d'une manière plus scientifique et plus exacte encore. En tant qu'ésotériste, je dirais que l'étincelle divine a une vibration si raffinée qu'elle ne peut se manifester directement sur le plan physique. Elle se reflète donc en tant qu'âme humaine individualisée. L'âme, à son tour, se reflète dans la personnalité humaine, avec ses trois corps : physique, émotionnel et mental. A travers la personnalité, l'âme poursuit son processus de réincarnation, jusqu'à ce que finalement l'individu sur le plan physique reflète parfaitement la qualité de l'âme, qui est la qualité de l'étincelle de Dieu.

RO. Qu'est-ce qui nous empêche d'exprimer cette divinité dès maintenant ?

BC. Le principal obstacle se trouve au niveau du plan physique dense où il existe une résistance, une limitation à l'expression de notre divinité. De là provient la manifestation de l'égoïsme chez la plupart des hommes. Et c'est pourquoi nous créons des conditions politiques, économiques et sociales, qui empêchent notre divinité de s'exprimer. Lorsque les changements actuellement en cours iront plus loin, et refléteront la nature essentiellement spirituelle de l'humanité, nous créerons les conditions, politiques, économiques, religieuses, sociales et scientifiques, qui permettront à cette divinité innée en chacun de se manifester.

SPIRITUALISER LA MATIÈRE

RO. Si nous sommes divins de manière innée, quel est alors notre dessein, vers quel but tend la race humaine ?

BC. En tant que membre de la race humaine, notre but est de spiritualiser la matière. Nous sommes l'esprit dans la matière, en incarnation à ce niveau relativement bas qui est le nôtre - même si du point de vue des règnes minéral, végétal ou animal, ce soit un niveau relativement élevé. Car du point de vue de l'esprit, l'être humain, avec ses trois corps : physique, émotionnel et mental, n'est pas une expression très nette de la divinité. Mais le processus de l'évolution nous permet de spiritualiser la matière de nos propres corps, et, ainsi, la matière elle-même. C'est pour cette raison que nous sommes ici : pour spiritualiser la matière, pour imprégner la matière de nos corps physique, émotionnel et mental des qualités de l'âme, qui est parfaite, esprit parfait, reflet de l'étincelle divine.

NOS CORPS SONT DES VÉHICULES

RO. Il y a quelque chose que je voudrais vous demander de clarifier. De manière habituelle, les gens parlent de leur corps physique, ou bien de leurs émotions ou de leurs pensées. Mais vous indiquez qu'il existe en fait, en plus du corps physique dense, un corps qui est celui des émotions, ainsi qu'un corps mental ?

BC. Oui, réellement. Ces corps sont les véhicules qui permettent à l'aspect esprit, agissant à travers l'âme, de s'exprimer à ce niveau. Graduellement, grâce au processus de l'incarnation et de la réincarnation, nous créons réellement un corps à travers lequel l'aspect esprit peut se manifester dans toute sa plénitude. Lorsque cela arrive nous devenons des Maîtres parfaits.



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LA HIÉRARCHIE SPIRITUELLE

RO. Vous avez indiqué auparavant que ces enseignements étaient donnés périodiquement et qu'ils avaient été transmis plus récemment par l'intermédiaire d'Helena Blavatsky et d'Alice Bailey. Comment l'information leur est-elle parvenue ? D'où venait-elle pour qu'elles puissent la recevoir et nous la communiquer ?

BC. En ce qui concerne Madame Blavatsky, elle l'a reçue d'un groupe de Maîtres avec qui elle a vécu pendant quelques années dans l'Himalaya. Les Maîtres ont franchi les étapes du processus évolutif dans lequel nous sommes toujours engagés et ont appris comment fonctionne l'évolution, en quoi elle consiste. Ce sont des Maîtres, mais nullement dans un sens autoritaire ; ils sont Maîtres d'eux-mêmes et des forces de la nature. Ils ont la pleine conscience et la maîtrise totale sur tous les plans de notre planète.

RO. Et je présume que c'est de ce niveau d'accomplissement humain que sont venus les grands instructeurs de tous les temps ?

BC. Oui, absolument. Chaque nouveau cycle cosmique - nous entrons actuellement dans l'un deux, l'âge du Verseau - amène un instructeur dans le monde. Des êtres comme Hercule et Hermès, Rama, Mithra, Vyasa, Zoroastre, Confucius, Krishna, Sankarâchârya, le Bouddha, le Christ, Mahomet, sont tous des Maîtres qui sont venus du même centre spirituel de la planète, appelé la Hiérarchie spirituelle ou la Hiérarchie ésotérique, qui est composée des Maîtres et de leurs initiés et disciples de différents degrés.

RO. Le "centre spirituel de la planète" ?

BC. Il s'agit de la Hiérarchie spirituelle, du Royaume de Dieu, du Règne spirituel. On l'appelle aussi le Royaume des Âmes.

RO. Il s'agit donc d'un état d'être, et non d'un lieu ?

BC. Oui. Les chrétiens attendent que le Royaume de Dieu descende sur la Terre, lorsque nous serons assez bons pour le mériter. En fait, il a toujours été là, derrière l'écran ; il est composé de ces hommes et de ces femmes qui, en élargissant leur conscience (et donc en faisant la démonstration de leur divinité), se sont rendus dignes de séjourner dans le Royaume de Dieu, le Règne spirituel.

RO. Est-ce à quoi se réfèrent les Écritures en mentionnant le "Royaume des Cieux parmi nous" ?

BC. Le Christ a dit par l'intermédiaire de Jésus que le Royaume des Cieux était en nous. Ne le cherchez pas à l'extérieur ou là-haut, il est en vous. Et c'est vrai, c'est un état de conscience. Si vous parvenez à cet état de conscience, vous êtes dans le Royaume de Dieu.

LA HIÉRARCHIE SPIRITUELLE

Les Maîtres, qui forment ensemble la Hiérarchie spirituelle, sont les gardiens du Plan divin pour cette planète. Ils ont inspiré à l'humanité ses plus grandes réalisations tout au long de l'histoire, en œuvrant par l'entremise de leurs disciples dans tous les domaines. Ils guident et enseignent, mais c'est l'humanité elle-même qui, selon la manière dont elle répond à leur enseignement en fonction de son libre arbitre, crée les structures qui forment la base de ses civilisations successives. A travers l'histoire, chaque fois que l'humanité s'est trouvée face à une crise de grande ampleur, la Hiérarchie spirituelle lui a envoyé un Instructeur pour la guider. Parmi ces grands messagers spirituels figuraient Krishna, le Bouddha, le Christ et Mahomet, pour n'en mentionner que quelques-uns. En cette période particulièrement critique de l'histoire humaine que nous traversons aujourd'hui, la plupart des Maîtres reviennent ensemble dans le monde pour la première fois depuis des milliers d'années sous la conduite de Maitreya, le "Maître de tous les Maîtres", chef de la Hiérarchie spirituelle. Grâce à leur inspiration et à l'extraordinaire stimulation qui résultera de leur présence physique dans le monde, l'humanité construira la civilisation de l'avenir

LA HIÉRARCHIE, LE CENTRE CARDIAQUE PLANÉTAIRE

Le travail du Maître Tibétain avec Alice Bailey (et avant elle, avec H.P. Blavatsky) fut le résultat direct d'une réorganisation qui eut lieu au sein de la Hiérarchie spirituelle au cours de la dernière centaine d'années.

Cette réorganisation a été une des parties essentielles d'un ajustement et de nouvelles relations entre les divers règnes planétaires, et en particulier entre Shamballa, la Hiérarchie et l'Humanité; cette réorganisation était due surtout à la réponse toute prête et inattendue de l'humanité à une stimulation spirituelle délibérément appliquée.

Un des effets les plus importants du processus de réorganisation, parallèlement à l'alignement plus étroit entre les trois grands centres planétaires, a été la manifestation d'une nouvelle force d'intégration que chaque ashram continue à focaliser et à exprimer un aspect spécifique du Plan et du Dessein, conformément au rayon d'énergie impliqué (un des sept rayons), l'ancienne ligne de démarcation disparaît et la Hiérarchie commence à fonctionner d'une façon plus réaliste en tant que "le grand Ashram de Sanat Kumara, avec le Christ se tenant au cœur de l'Ashram".

Cela veut dire, entre autres choses, une coopération et une coordination plus grandes dans les fonctions et les responsabilités ashramiques, et la possibilité d'un travail plus étroit impliquant des activités combinées et une action partagée.

Vers la fin du dix-neuvième siècle, le Maître Djwhal Khul, Chef d'un des ashrams subsidiaires au sein de l'ashram de second rayon du Maître K.H., accepta la responsabilité de présenter une série de trois nouvelles interprétations de la Sagesse Éternelle, un enseignement destiné "à précéder et conditionner le nouvel âge". Il a entrepris cette tâche, non pas en qualité de Chef de l'ashram du second rayon, mais comme représentant de toute la Hiérarchie amalgamée et fusionnée en un seul organisme spirituel, le centre cardiaque planétaire.

Le travail et l'enseignement actuels de D.K. sont donc hiérarchiques dans leur origine et dans leur portée.

Il a également entrepris la tâche de former comme disciples de nombreux aspirants affiliés aux divers ashrams de rayon, soulageant ainsi les Maîtres ayant la charge de ce travail indispensable, leur permettant d'entreprendre d'autres activités d'importance hiérarchique vitale au cours de ces années de préparation en vue de l'extériorisation des ashrams et du retour du Christ.

LE SEPTUPLE DESSEIN DE SANAT KUMARA.

Dans le nouvel enseignement de Shamballa, D.K. a notamment indiqué "les desseins sous-jacents de Sanat Kumara". Il donne certains détails sur ce septuple dessein dans "Les Rayons et les Initiations" p. 240/247. Ces sept aspects du dessein divin incarnent les sept rayons d'énergie qui "réorganiseront et redéfiniront les entreprises hiérarchiques et inaugureront ainsi le nouvel age".

Le premier de ces sept desseins est "le dessein inconnu, non vu et non entendu de Sanat Kumara", le secret même de la vie ... que Lui seul connaît; c'est ce qui voile de mystère central que toutes les écoles ésotériques - si elles sont restées fidèles à leur impulsion du début - révéleront finalement. Dans la Règle XIII pour les disciples et les initiés, p. 260 du même ouvrage, on ne nous donne qu'une légère indication de ce que ce dessein caché et mystérieux peut bien être. "Il concerne le dessein et la raison pour laquelle notre Logos planétaire s'incarna et devint la vie qui informe notre planète, la Terre", qui est une planète non sacrée. Le processus de transformation, de transmutation et de transfiguration de la planète Terre peut être résumé et en un mot, la rédemption. C'est donc dans la rédemption planétaire que sont impliqués les serviteurs ésotériques, en collaboration consciente avec le dessein divin. Ceci explique l'accent que les véritables écoles ésotériques, actuellement et à l'avenir, mettent sur l'aspect vie, sur la volonté divine et sur le développement d'un nouveau Yoga, le Yoga de synthèse, le "Yoga de Feu".

HIÉRARCHIE PLANÉTAIRE - SCHÉMA

Sanat Kumara, le Seigneur du Monde. L'Ancien des Jours. L'Unique Initiateur
Les Trois Kumaras. (Les Trois Bouddhas d'Activité)
Rayon 1
Rayon 2
Rayon 3
Les réflections des trois Rayons majeurs et des quatres Rayons mineurs
Les trois Chefs de Département
I. L'Aspect Volonté
A. Le Manou
II. L'Aspect Amour-Sagesse
B. Le Bodhisattva.
Le Christ.L'Instructeur du Monde
III. L'Aspect Intelligence
C. Le Mahachohan.
Le Seigneur de la Civilisation
b) Le Maître Jupiter b) Un Maître Européen  
c) Le Maître Morya c) Le Maître Koot Hoomi c) Le Maître Vénitien.
  d) Le Maître Djwal Khul  
    R. 4. Le Maître Sérapis
    R. 5. Le Maître Hilarion
    R. 6. Le Maître Jésus
    R. 7. Le Maître Rakoczi
Quatre degrés d'initiés
Divers degrés de disciples
Les personnes sur le sentier de Probation
L'Humanité ordinaire de tous les degrés

Extraits de Initiation humaine et solaire, p.53 A. A. Bailey

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L'ENSEIGNEMENT PROJETÉ PAR LA HIÉRARCHIE

La première des trois interprétations de l'enseignement de la Sagesse Éternelle projetées par la Hiérarchie et confiées au Maître Tibétain, fut donnée au monde par l'intermédiaire de H.P. Blavatsky entre les années 1875 et 1890, soit pendant quinze années. D.K. l'appela "la phase préparatoire de l'enseignement". La deuxième interprétation fut donnée au cours d'une période de trente années par Alice Bailey, de 1919 à 1949. La troisième et finale interprétation de la série sera donnée au début du siècle prochain par l'intermédiaire d'un initié qui y sera préparé. Il ajoute "cette série de traités qui établissent un pont entre la connaissance matérielle de l'homme et la science des initiés comprendra encore une autre phase".

Il dit aussi, d'une façon catégorique, que la tâche de ceux qui acceptent l'enseignement et s'efforcent de l'utiliser de façon créatrice devra pour le reste de ce siècle être "consacrée à rebâtir le sanctuaire vivant de l'homme, à reconstruire la forme de vie de l'humanité, à reconstituer la nouvelle civilisation sur les fondations de l'ancienne et à réorganiser les structures de la pensée et de la politique mondiales. Alors, et alors seulement, sera-t-il possible de poursuivre plus avant la révélation".

Parmi cette série d'enseignements et de "révélations", D.K. a également prédit une forme d'enseignement révélateur, apparaissant après 1975, donné par la radio à une échelle mondiale et certainement aussi par la télévision, ( et certainement aussi par Internet! Note du webmaster). C'est évidemment là le développement étendu d'une interprétation des enseignements existant déjà, accompagné de suggestions en vue de son application aux problèmes actuels du monde et des hommes, et en outre la nouvelle distribution des ressources mondiales, ce qui est du reste le but poursuivi. Ce travail a déjà commencé; il augmente en force et en influence.

LE TRAVAIL DU TIBÉTAIN AVEC ALICE BAILEY

Avant de vraiment commencer à travailler avec Alice Bailey, il planifia soigneusement les phases du travail, sont déroulement et les résultats attendus. Il divisa l'enseignement en trois phases distinctes ayant chacune des périodes de dix années.

  • Pendant la première décennie, et comme résultat de la publication des premiers ouvrages, il devait découvrir le noyau de personnes par l'intermédiaire desquelles il pouvait travailler. C'est pendant cette décennie que Alice Bailey créa l'école Arcane qui constituait le service qu'elle rendait personnellement à l'ashram de son Maître. D.K. n'a, à l'égard de l'École Arcane, aucune responsabilité; il n'a jamais supervisé ou influencé l'École Arcane. Mais il s'en est servi pour les besoins de son service une fois que cette École eût démontré sa valeur en fournissant un corps de travailleurs qui étaient formés en vue d'appliquer le Plan et de préparer le retour du Christ.

  • Pendant la deuxième décennie, comme le nombre des ouvrages augmentait et que ceux-ci se répandaient à travers le mondes, les contacts devenaient de plus en plus nombreux et le Tibétain parvenait à son objectif qui était d'annoncer publiquement l'existence du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, un groupe mondial uni subjectivement et utilisant l'École Arcane, recruté dans toutes les races, toutes les nations, toutes les religions, toutes les cultures de tous les niveaux sociaux. C'est également pendant cette décennie et en utilisant l'École Arcane qu'il ancra les activités de service des Triangles et de la Bonne Volonté Mondiale. Ces deux sortes d'activités sont de nature hiérarchique et visent à vitaliser et relier les membres du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde et "à établir le noyau d'une vaste synthèse".

  • Dans la période finale de dix années, la série des ouvrages a été terminée, accompagnée d'une insistance particulière, pendant les cinq dernières années, sur le retour du Christ et sur le travail de préparation en vue de ce retour. Ce fait a été annoncé et rendu public et le Christ a été dépeint tel qu'Il est, en tant qu'Instructeur Mondial, comme le Chef de la Hiérarchie Spirituelle et "comme cette grande Individualité dans toute les religions du mondes".


DEUX IDÉES IMPORTANTES.

Le Maître Tibétain a déclaré qu'Il était responsable vis-à-vis de la Hiérarchie de l'obligation d'attirer l'attention de l'humanité en tous lieux sur deux idées principales. Ce sont : D'abord, l'annonce de l'existence du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde en tant que groupe actif de travailleurs opérant comme intermédiaire entre l'humanité et la Hiérarchie spirituelle; et ensuite, la déclaration relative à la fois au retour du Christ et au travail immédiat de préparation.

D.K. ajoute ce commentaire : "Cela constitue de loin les aspects les plus importants du travail que j'ai fait au service de la Hiérarchie. Tout le reste, comparé à ces deux déclarations d'un fait spirituel, est d'une importance secondaire".

En ce qui concerne la fonction du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, on nous dit que "tous les disciples et les initiés sont actuellement membres de ce groupe qui est le point central du présent effort fait par la Hiérarchie". A travers lui, l'énergie spirituelle de cinq ashrams s'écoule :

a. L'ashram du Maître Koot Hoomi., particulièrement en ce qui concerne le travail d'éducation,
b. l'ashram du Maître Djwal Khul., particulièrement en ce qui concerne les aspirants à l'initiation,
c. l'ashram du Maître Rakoczi, particulièrement en ce qui concerne la réorganisation et la reconstruction de l'Europe, spécialement de point de vue économie,
d. l'ashram du Maître Morya, qui recherche, influence et dirige les activités sur le plan politique à travers toute la planète,
e. l'ashram du Maître Hilarion, qui supervise les découvertes (et leur utilisation) dans les activités scientifiques du monde.

LES "TOUTES NOUVELLES VÉRITÉS" DANS L'ENSEIGNEMENT DU TIBÉTAIN.

Le Tibétain nous donne en détail ce qu'Il considère comme étant les "toutes nouvelles vérités" dont il a pris la responsabilité dans les enseignements. Il en fait la liste suivante :

1. L'enseignement concernant Shamballa, y compris :

a. la nature de l'aspect volonté,
b. les desseins sous-jacents de Sanat Kumara,
c. la construction de l'antahkarana, la première étape vers la conscience monadique.

2. L'enseignement relatif au nouveau discipulat, y compris :

a. la nouvelle attitude des Maîtres à l'égard de leurs disciples,
b. les informations relatives à la constitution de la Hiérarchie, avec ses divers ashrams, en sa qualité d'ashram de Sanat Kumara,
c. le nouveau type de méditation qui met l'accent sur la visualisation et l'utilisation de l'imagination créatrice, avec la note-clé de la fusion de groupe et de service.

3. L'enseignement sur les Sept Rayons, mettant l'accent sur l'angle psychologique, car la nouvelle psychologie est en voie de création. Si l'enseignement ésotérique doit finalement devenir public et être ainsi présenté, il sera donné comme l'est la psychologie car l'ésotérisme concerne l'aspect conscience de l'homme et de Dieu.

4. L'enseignement relatif à la nouvelle Astrologie, qui fournit assez d'informations pour établir sur une base solide l'astrologie qui vient.

5. L'information relative au Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde :

a. la reconnaissance du Nouveau Groupe comme étant l'intermédiaire entre la Hiérarchie et l'Humanité,
b. la nature de leur travail, comment il influence l'âme humaine et, au moyen des hommes et des femmes de bonne volonté, détermine la période dans laquelle nous vivons,
c. le travail des Triangles qui comprend le réseau de lumière et de bonne volonté opérant comme un canal de communication entre la Hiérarchie et l'humanité.

6. La tentative faite en vue de former une branche exotérique de l'Ashram intérieur. Les instructions données à ce groupe sont publiés dans les deux volumes du "Discipulat dans le Nouvel Age".

7. L'enseignement relatif à la nouvelle religion mondiale. Il met l'accent sur les trois grands festivals spirituels pendant les périodes de pleine lune du Bélier, du Taureau et des Gémeaux, et aussi sur les neuf festivals mineurs. Le travail de méditation de pleine lune est donc d'une importance particulière. il établit un rapport entre le travail du Christ et le Bouddha, donnant ainsi plus d'ampleur à l'aspiration humaine.

Le Tibétain a demandé qu'on fasse "une étude soigneuse de ces trois mots" qui indiquent la direction à donner au travail qui doit s'étendre au cours des années à venir. Il considère cette importante instruction comme étant le "squelette du travail que je désire voir accomplir". (On trouve cette instruction dans "Les Rayons et les Initiations", p. 251/255)

En établissant la liste de ces points d'importance essentielle dans l'enseignement, le Maître Tibétain a de nouveau démontré le caractère Hiérarchique de sa mission lorsqu'il accepta de prendre la responsabilité de ce travail. L'ashram de deuxième rayon de D.K. a la responsabilité d'autres aspects dans le développement du Plan et l'impression de la conscience humaine. Il sera l'un des membres de la Hiérarchie qui "extériorisera" un travail bien déterminé dans la forme physique et s'en chargera. Il nous dit que sont intérêt principal sera la "guérison" et les divers aspects du développement éthérique. Toutefois, ces intérêts ashramiques ne sont pas inclus dans son évaluation des "toutes nouvelles vérités contenues dans son travail avec Alice Bailey".



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LES ECOLES DE MYSTERES

A chaque époque et dans chaque pays, il y a toujours eu ces quelques chercheurs en quête de réponses plus satisfaisantes aux grandes questions posées par la vie que celles qu'ils peuvent trouver dans leurs croyances religieuses ou scientifiques. Si leur quête est sincère et s'ils persévèrent, ils sont inévitablement, un jour ou l'autre, mis en contact avec un de ces centres mondiaux de Mystères, où ils peuvent recevoir un enseignement et un entraînement ésotériques. Ces centres, appelés Écoles de Mystères, répondant à la soif de connaissance des aspirants, ont constamment existé. Dans ces Centres, une connaissance secrète appelée "La Sagesse Éternelle" est connue et utilisée depuis de nombreux siècles, pour l'élévation des aspirants à la Connaissance. Cette Sagesse est dite Éternelle parce qu'elle ne subit pas l'influence des mutations dues au temps. Elle n'est pas non plus à l'origine un produit de la pensée humaine. Elle est écrite par Dieu sur le visage de la nature afin que chacun puisse la lire s'il en est capable. Jusqu'à présent les grands secrets pratiques avaient été soigneusement gardés à l'abri des curieux s'intéressant à la spiritualité de façon superficielle, et n'avaient été transmis qu'à des hommes et des femmes dûment initiés, ayant fait vœu de garder le plus grand secret. Dans le passé, ce secret était nécessaire à cause des restrictions apportées à la liberté de pensée par les églises et l'ordre établi. Aujourd'hui il n'est plus nécessaire que ce secret soit si rigoureux. Beaucoup de choses qui, autrefois, ne pouvaient être transmises que de "bouche à oreille" peuvent être, maintenant, communiquées ouvertement.

Les plus grands secrets, cependant, ne peuvent jamais être transmis par la parole ou par l'écrit. Le secret protégeant la connaissance ésotérique la plus profonde n'est pas imposé par les gardiens de la Sagesse Éternelle mais résulte de l'ignorance humaine. C'est ce genre de secret qui voile les travaux d'un grand scientifique comme Einstein. Ce secret n'est pas le résultat d'une rétention d'information délibérée, mais plutôt de l'ignorance de la masse, et par conséquent de son incapacité à comprendre les concepts et les raisonnements qu'exige la science à un certain niveau.

Les Gardiens de la Sagesse Éternelle ne peuvent pas plus dévoiler leur Connaissance aux hommes et aux femmes non initiés que les grands hommes de science ne peuvent expliquer leurs théories de l'univers à des enfants du niveau de la maternelle.

Le travail de ces écoles ésotériques est profondément pratique. En effet, l'étudiant reçoit une connaissance théorique, et doit réaliser des travaux expérimentaux afin d'apprendre à la fois par les principes et par l'expérience. En persévérant sur la voie de sa propre évolution, il acquiert progressivement une maîtrise plus grande sur lui-même dans les petites choses, puis dans les grandes.

LES ÉCOLES DES MYSTERES DE L'AVENIR

Le Maître Tibétain indique que, à la fin de ce siècle ou un peu après, les nouvelles Écoles des Mystères de l'avenir commenceront à exister. Elles seront organisées par des initiés anciens et expérimentés et appartenant à l'ashram, alors que l'extériorisation de la Hiérarchie poursuivra son développement. Les écoles seront organisées en deux groupes, un groupe préparatoire et un groupe plus avancé, l'un pour les aspirants et l'autre pour les initiés. D.K. nous dit que les Quatorze Règles pour les aspirants (qui se trouvent dans l'ouvrage Initiation Humaine et Solaire) et les Quatorze Règles pour les Disciples et les Initiés (qui se trouvent dans l'ouvrage Les Rayons et les Initiations, cet ouvrage étant le cinquième et le dernier volume du Traité sur les Sept Rayons) formeront l'enseignement fondamental pour les deux degrés des écoles.

La Science de la Méditation et la construction consciente de l'antahkarana seront les deux premiers degrés du curriculum ésotérique de toutes les véritables écoles ésotériques. Cette science et cette construction développent le sens de l'ensemble de la synthèse, qui est la vision occulte et une faculté indispensable à ceux qui seront formés par ces nouvelles écoles et qui seront les "constructeurs du nouveau monde et les éducateurs de l'opinion future". Tel est le but de l'enseignement ésotérique; une interprétation correcte et une application totale à la reconstruction du monde.



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KARMA ET RÉINCARNATION

RO. Vous avez indiqué auparavant que la vie humaine avait un dessein, un but. Si ce but est de devenir un dieu réalisé, il est bien évident que nous n'en sommes pas encore là ; dans ce cas, une autre chance nous est-elle donnée ?

BC. Le processus d'évolution est basé sur le processus de renaissance ; la réincarnation est le moyen qui permet à notre conscience d'évoluer.

RO. En ce qui concerne les ésotéristes et vous-même, c'est donc une vérité de base ?

BC. Absolument. Si c'est quelque chose d'inacceptable pour bien des individus, laissez-les se familiariser avec cette idée. De toutes façons, de plus en plus de gens commencent à réaliser que c'est une vérité.

RO. Parlons alors, si vous le voulez bien, du processus de renaissance, ou de réincarnation. Comment cela se passe-t-il ?

BC. Des groupes d'âmes sont amenés en incarnation sous l'effet de deux grandes lois. La loi de renaissance elle-même, en relation avec la loi de cause et d'effet (ou Karma), et cela se manifeste de nombreuses manières. D'un point de vue scientifique, on peut dire que c'est la loi d'action et de réaction, ces deux forces étant, comme vous le savez, opposées et égales. Interprétée en termes religieux, on retrouve cette loi dans l'Ancien Testament, lorsque Dieu exige "œil pour œil et dent pour dent", loi rigide, froide, implacable et un peu méchante. Mais, dans l'Évangile, le Christ - en la personne de Jésus - l'exprime de manière très simple en disant que l'on récolte ce que l'on a semé. C'est si simple que les gens l'oublient. Ils se rappellent plus volontiers "œil pour œil et dent pour dent", mais la vérité, c'est que nous récoltons ce que nous avons semé. Selon cette loi, chacune de nos pensées, chacune de nos actions, met en mouvement une cause ; nous créons sans cesse des causes. Les réactions à ces causes, les effets qui en découlent, font que nos vies sont ce qu'elles sont, en bien ou en mal. En ce moment, nous construisons le reste de notre vie et la prochaine. Nous recevons ce qui est appelé du karma. La loi du karma est la loi de cause et d'effet. Les effets de nos actes passés, bons ou mauvais, créent les conditions de notre vie présente, et les résultats de nos actes d'aujourd'hui créent les conditions de ce que nous vivrons par la suite, dans cette vie même ou lorsque nous reviendrons dans un corps nouveau.

L'âme crée, de manière magique, une série de corps qui lui permettent, finalement, de se manifester en tant qu'âme. Quand nous en arrivons là, nous commençons à approcher de la fin du processus évolutif. Il faut des centaines de milliers d'incarnations pour parvenir à ce stade, mais une fois qu'il est atteint et que l'âme constate, en regardant sa réflexion (l'homme ou la femme en incarnation), qu'elle commence à répondre à ses qualités (celles de l'âme) et devient plus divine : moins égocentrique, plus altruiste, se souciant davantage des autres et moins de la satisfaction de ses propres désirs, elle stimule son véhicule et entame un processus qui termine le voyage évolutif, le processus de l'initiation.

RO. Nous avons tendance à considérer la réincarnation comme un concept des religions orientales. Pourquoi n'existe-t-il pas dans les religions occidentales ? Pourquoi n'en parlent-elles pas ?

BC. Ce concept existait, mais il a été supprimé. Jésus l'enseignait et ceux qui l'entouraient le considéraient comme allant de soi. On trouve dans la Bible chrétienne des passages où il est très clair que les disciples de Jésus comprenaient et acceptaient l'idée de la réincarnation.

RO. Pouvez-vous donner des exemples ?

BC. En parlant de St Jean Baptiste, les disciples demandèrent à Jésus : "Qui est Jean ? Qui est cet homme extraordinaire qui prêche dans le désert ?" Et Jésus répondit : "Ne vous souvenez-vous pas de ce que je vous ai dit ? C'est Élie qui est revenu." Une autre fois, lorsqu'il guérit un aveugle de naissance, ils demandèrent : "Qui a péché, lui ou son père, pour qu'il soit né aveugle ?" En d'autres termes, était-ce le karma du père qui, à la suite de quelque méfait dans une vie précédente, avait dû avoir un fils aveugle, ou était-ce le karma, le résultat de quelque mauvaise action du fils lui-même, dans une vie précédente, qui l'avait fait naître aveugle ? Beaucoup des premiers Pères de l'Église, Origène par exemple, ont parlé de la réincarnation dans leurs enseignements.

RO. Que s'est-il passé par la suite ?

BC. L'idée de réincarnation ne plaisait pas à l'empereur Justinien ni à sa femme, aussi obligèrent-ils les Pères de l'Église à la faire disparaître. Au VIe siècle, on supprima de la Bible toute allusion à ce sujet, excepté les exemples que nous avons cités. En Orient, par contre, on croit à la réincarnation, mais on s'en fait une idée inexacte. Les bouddhistes l'acceptent, les hindous également. Toutes les religions orientales admettent la réincarnation comme un fait. Mais elles la voient de manière très fataliste. Si vous êtes né dans une famille très pauvre, si vous êtes intouchable en Inde, par exemple, c'est à cause des mauvaises actions que vous avez accomplies dans une vie précédente, et vous n'y pouvez plus rien. Vous êtes un intouchable, vous êtes frappé par la pauvreté pour toute votre vie, et les autres vous exploiteront d'autant plus que vous étiez censé connaître la misère. Tout se passe comme si aucun changement n'était possible, on accepte totalement son sort, comme une punition, comme le résultat de ses mauvaises actions. Ce n'est pas une punition. Il n'y a pas de châtiment. C'est la loi de cause et d'effet : elle est impersonnelle. Des réformes sociales pourraient mettre fin à la pauvreté et à la souffrance, indépendamment du karma individuel.

RO. Si des vies successives nous donnent, à chaque fois, une nouvelle chance de progresser sur l'échelle de l'évolution, que nous arrive-t-il entre temps ? Que nous arrive-t-il par delà la mort ?

BC. Cela dépend de votre niveau d'évolution. Si vous n'êtes pas très évolué (ce qui est le cas de la plus grande partie de l'humanité), vous revenez rapidement en incarnation. Le grand aimant de l'évolution vous ramène sans cesse en incarnation. Étant donné que nous avons beaucoup à apprendre, nous avons besoin de fréquentes leçons, des expériences de la vie, sans cesse répétées, pour faire le moindre progrès. Si vous êtes plus évolué, vous venez en incarnation en groupes, en famille et dans des groupes familiaux élargis. Au sein de ces groupes, les relations changent : nous avons tous été le frère ou la sœur de notre mère et son enfant, son père, son grand-père, ou un autre membre de sa famille, à maintes reprises. De cette façon, nous créons des liens karmiques. Ces liens karmiques assurent la cohésion des groupes, et ils nous permettent aussi de rembourser nos dettes karmiques, dans un cercle relativement restreint, jusqu'à ce que nous soyons quittes.

Quand nous apprenons à être inoffensifs, nous nous libérons de notre karma. Il arrive un moment où l'âme se manifeste si puissamment à travers sa réflexion, l'individu en incarnation, qu'il cesse de produire trop de karma négatif, et devient de plus en plus inoffensif. Nous pouvons donc voir l'importance de l'innocuité dans toutes les relations humaines. Lorsque nous sommes destructifs, nous créons du karma négatif, dont nous devrons ensuite nous débarrasser. Nous naissons avec ce karma, et tous les malheurs de notre vie, les chagrins, les souffrances, sont mis sur le compte de notre manque de chance. Ce n'est pas un manque de chance, mais le résultat direct de notre karma.

RO. Vous avez parlé de l'âme et du corps. A quel mécanisme sont-ils soumis entre les incarnations ? Lorsque nous mourons, par exemple, vont-ils dans un lieu particulier ?

BC. Oui, le corps retourne à la poussière, excepté un atome permanent qui demeure. Il reste également un atome permanent du véhicule émotionnel et un atome permanent du véhicule mental. C'est autour de ces trois atomes permanents que l'âme créera le nouveau corps, sur le plan physique, émotionnel et mental. Nous revenons en incarnation au niveau exact que nous avions atteint à la fin de notre vie précédente, et par conséquent, avec le taux vibratoire de ces trois atomes permanents.

RO. Mais que se passe-t-il dans l'intervalle entre deux vies ?

BC. Cela dépend encore de votre niveau d'évolution. Si vous n'êtes pas très évolué, vous passez peu de temps hors incarnation. Vous vous incarnez et vous réincarnez assez vite. Si vous êtes plus évolué, vous passez une période relativement plus longue en pralaya. Le pralaya correspond à l'idée chrétienne de paradis. Rien n'arrive, vous n'y faites aucun progrès, mais c'est un état de félicité sans fin interrompu de temps en temps lorsque votre "numéro" est appelé et qu'il vous faut retourner en incarnation.

LES RACES HUMAINES

RO. Si c'est ainsi que se déroule le processus de réincarnation, et si le corps, comme vous le dites, retourne à la poussière, que pensez-vous des différentes manières de le traiter après la mort : l'inhumation, la crémation ou les bûchers funéraires des Indiens ?

BC. La seule manière scientifique et hygiénique de traiter le corps est la crémation ; il doit être brûlé. Tout le monde vient en incarnation avec un passé chargé des maladies de l'humanité, et certaines d'entre elles remontent aux tous premiers temps. Par la pratique de l'inhumation, ces maladies, telles que le cancer, la syphilis et la tuberculose, s'infiltrent dans la terre, entrent dans la chaîne alimentaire et sont réabsorbées par les animaux et les êtres humains. Cela dure depuis tant de milliers d'années que ces maladies sont endémiques et qu'il faudra plusieurs centaines d'années pour s'en débarrasser tout à fait. La crémation est un premier pas, d'une importance majeure, dans ce processus. Nous faisons partie de la 5e race racine. La première race racine vraiment humaine fut la race lémurienne, qui a duré six millions d'années - il y eut auparavant deux autres races qui ne possédaient pas de corps physiques denses. Elle fut suivie par la race atlante, qui a duré environ douze millions d'années. Notre race racine, la race aryenne (qui n'a rien à voir avec la notion hitlérienne de race aryenne), a 100 000 ans environ, elle n'est donc qu'au tout début de son évolution. Chaque race a la tâche de perfectionner l'un ou l'autre des véhicules. La race lémurienne avait pour tâche de perfectionner le corps physique. La race atlante, celle de perfectionner le corps astral ou émotionnel. Elle y est si bien parvenue qu'il est devenu le véhicule dominant et que la vaste majorité des hommes d'aujourd'hui ont toujours une conscience atlante, "polarisée" sur le plan astral ou émotionnel.

La race aryenne, la nôtre, a pour tâche de perfectionner le corps mental. Nous n'utilisons que les plans mentaux inférieurs. Selon l'ésotérisme, il existe quatre plans mentaux. Le plus élevé est appelé le plan causal, sur lequel se trouve le corps de l'âme, le corps causal. L'âme utilise le corps causal pendant la majeure partie de son expérience d'incarnation, jusqu'à la quatrième initiation, où elle l'abandonne. C'est de cette manière que les races avancent, évoluent, et chaque race se compose de sept sous-races. Les Européens et les Américains d'aujourd'hui sont la cinquième sous-race de la race racine aryenne.

RO. Existe-t-il une autre catégorie pour les peuples des autres continents ?

BC. Oui, il existe différentes sous-races.

RO. Quelles sont-elles ?

BC. A l'heure actuelle, il existe des peuples qui sont atlantes par le corps physique. C'est le cas de l'ensemble des peuples de type mongol, les Chinois, les Japonais, les Indiens d'Amérique du Nord et du Sud, les Esquimaux, tous ont des corps atlantes, mais les individus qui possèdent ce type de corps font partie, bien entendu, de la race aryenne.



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L'INITIATION

RO. Combien de fois devons-nous passer par le processus de réincarnation ?

BC. Il faut littéralement des centaines de milliers d'incarnations pour arriver au début du processus final, celui de l'initiation. L'initiation a été conçue dans le but d'accélérer l'évolution. Ce n'était pas absolument indispensable, nous aurions pu évoluer sans cela, mais il nous aurait fallu des millions et des millions d'années supplémentaires pour arriver au point où nous en sommes aujourd'hui. Il y a cinq grandes initiations planétaires à franchir pour atteindre la perfection.

RO. Et quel est le but de l'initiation ?

BC. Le but est la réalisation du Soi, de notre aspect divin. Alors nous n'aurons plus besoin de nous incarner sur Terre. Les Maîtres ont tous passé ces cinq initiations (qui sont des expansions de conscience), et cela leur donne la possibilité soit de quitter cette planète, soit de demeurer en retrait et de veiller à l'évolution du reste de l'humanité.

LA RÉINCARNATION

RO. Il existe, me semble-t-il, pas mal de folklore au sujet de la réincarnation. Est-il exact que nous pouvons nous réincarner sous une forme animale, celle d'un chien par exemple, si nous nous conduisons mal ?

BC. Non. La transmigration des âmes n'existe pas. Selon la vision orientale fantaisiste de la réincarnation, vous ne pouvez faire quoi que ce soit pour modifier votre sort. Si misérable que soit votre vie, il vous faut l'accepter, aucun changement social ne pourrait l'améliorer. En Occident, certaines personnes croient que l'on va et vient du règne animal au règne humain. Il n'en est rien. Une fois que vous êtes un être humain, vous le restez. Puis vous devenez un être surhumain, un Maître.

RO. Mais l'on peut s'incarner soit en homme soit en femme.

BC. Tout le monde s'incarne, tour à tour, en homme ou en femme. Pas forcément en alternance régulière : vous pouvez avoir deux ou trois incarnations successives en tant qu'homme, puis trois ou quatre en tant que femme, et ensuite une ou deux en tant qu'homme et ainsi de suite.

RO. Existe-t-il une certaine tendance à renouer des relations passées : à revenir dans les mêmes groupes, que ce soit la nation, la cellule familiale ou la famille au sens large ?

BC. Oui, tout à fait. Nous venons en incarnation en groupes, généralement en groupes familiaux. Il existe des exceptions, bien sûr ; il y a toujours de nouveaux venus dans les familles. Au cours du cycle des réincarnations, les individus qui arrivent dans une famille y apportent des énergies différentes, des qualités et des expériences variées, mais ils font tous partie de cette famille, ils créent des liens karmiques entre eux et dénouent des nœuds karmiques. Il s'agit de défaire, à l'intérieur de la famille, les nœuds du karma que nous avons créés par notre égoïsme ou notre égocentrisme.

LA CONTINUITÉ DE CONSCIENCE

RO. Pourquoi ne nous souvenons-nous pas de nos vies antérieures ?

BC. Parce que nous n'avons pas la continuité de conscience. Lorsque nous aurons la continuité de conscience, nous nous en souviendrons, mais nous n'avons même pas la continuité de conscience de l'état de sommeil à l'état de veille. Nous pouvons nous souvenir de quelques rêves, mais il s'agit, en fait, de l'activité du corps astral-émotionnel dans la phase de sommeil peu profond. Au cours du sommeil profond, nous ne rêvons pas du tout ; c'est seulement lorsque notre sommeil devient plus léger, lorsque nous en émergeons, que nous commençons à rêver, et c'est de ces rêves dont nous pouvons nous souvenir. La plupart d'entre nous n'ont pas le moindre souvenir de ce qui arrive lors du sommeil profond. De la même manière, nous ne gardons aucun souvenir en passant de la vie à la mort et de la mort à la vie suivante.

Plus tard, nous mourrons en pleine conscience, sachant qui nous sommes, pourquoi nous sommes là et ce que nous faisons, et ensuite nous reviendrons, tout aussi consciemment. C'est ainsi que les choses se passent pour les êtres plus évolués. A la fin du processus évolutif, les initiés qui le suivent en pleine conscience, développent finalement la continuité de conscience. Ils viennent sur Terre parce qu'ils connaissent le Plan de l'évolution et viennent pour réaliser ce Plan, et non pas seulement par nécessité karmique - bien qu'il y ait aussi une nécessité karmique.

RO. Si nous comprenons et respectons la loi de cause et d'effet, cela signifie-t-il que nous pouvons consciemment changer notre avenir par nos actions présentes ?

BC. Absolument. Telle est l'essence de cette loi. Lorsque vous savez que la moindre pensée et la moindre action créent une réaction qui a des répercussions sur autrui, et, bien sûr, sur vous-mêmes, vous comprenez la nécessité de l'innocuité. Lorsque nous comprendrons réellement cette loi fondamentale, notre monde en sera transformé.



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LES SEIGNEURS DU KARMA

RO. Notre karma dépend-il donc entièrement de nous-mêmes ?

BC. Non, les Seigneurs du Karma, qui sont au nombre de quatre, et qui ne résident pas sur notre planète, ni même dans notre système solaire, règlent et organisent les multiples interférences de cette loi du karma qui concerne les cinq milliards et demi d'êtres humains actuellement en incarnation, et les 55 milliards qui ne le sont pas - il existe environ 60 milliards d'âmes susceptibles de s'incarner sur notre planète. Cette organisation est l'une des tâches essentielles des Seigneurs du Karma.

RO. Donc, si nous pouvons, dans une certaine mesure, déterminer l'avenir en changeant nos pensées et nos actions, vous indiquez cependant qu'il existe certaines choses déjà en route, concernant l'ensemble de la planète, que nous ne pourrons empêcher de se dérouler jusqu'au bout, quels que soient nos efforts. Est-ce vrai ?

BC. Le fait est que notre planète n'est pas très évoluée. Même pour notre système solaire. C'est encore une planète "non sacrée" ; il existe sept planètes sacrées et nous n'en faisons pas partie. C'est la raison pour laquelle nous avons tant de problèmes. L'humanité n'est pas encore arrivée bien loin dans son évolution. Nous sommes les habitants assez peu évolués d'une planète qui ne l'est guère plus. Notre système solaire non plus n'est pas arrivé bien loin dans son évolution. C'est probablement un système solaire bien insignifiant, à l'extrémité de notre galaxie. Vu du centre de la galaxie, il paraît probablement très peu évolué en fait. L'humanité, depuis qu'elle existe, c'est-à-dire depuis 18 millions et demi d'années d'après l'enseignement ésotérique, a créé du karma, du bon et du mauvais. Soyons clairs. Selon l'enseignement ésotérique, il existe actuellement davantage de bon karma que de mauvais, mais nous remarquons seulement le mauvais. Lorsque notre karma est bon, comme c'est le cas la plupart du temps, nous le considérons comme la norme, comme un dû. Lorsque c'est du mauvais karma, nous pensons : "Je ne comprends pas pourquoi je souffre ainsi." Mais bien sûr, c'est notre karma. Cela fait 18,5 millions d'années que cela dure, aussi existe-t-il une énorme dette karmique planétaire. Chaque être humain est impliqué, non seulement dans son propre karma, qu'il a lui-même créé, mais aussi dans le karma de la race humaine prise comme un tout. Cela n'est pas simple. Les Seigneurs du karma, dont l'expansion de conscience est inimaginable, sont capables de gérer non seulement notre karma individuel, mais nos relations avec le karma mondial. Les Maîtres servent d'intermédiaires à cet égard. Et un Maître peut, s'il le juge utile et si la loi le permet, adoucir les effets du karma individuel. C'est, si vous préférez, une intervention divine.

LA SUFFISANCE

RO. Corrigez-moi si je me trompe, mais, si j'ai bien compris, avec ce karma mondial, les personnes qui ont beaucoup de chance dans cette vie, qui ne manquent de rien, mais qui ne prêtent aucune attention aux problèmes que connaît le reste de l'humanité, devront finalement y faire face.

BC. Oui, tout à fait. Leur attitude s'appelle de la suffisance. Cela n'a rien à voir avec le karma. La suffisance et le bon karma sont des notions différentes. Nous sommes tous concernés par le karma mondial. Si vous vivez votre vie, comme le font des millions d'individus de nos jours, comme si la pauvreté n'existait pas, comme s'il n'y avait pas de nations déshéritées, comme si, grâce à une faveur divine, il était naturel que le monde développé, les nations du G7, ait un standard de vie que nous réclamons comme un dû, en ignorant totalement le fait que les trois-quarts des habitants de la planète vivent dans la pauvreté et que des millions meurent de faim dans un monde d'abondance, c'est de la suffisance. Si nous acceptons une telle situation, nous ne vivons pas des relations justes. Le prochain pas à faire par l'humanité est la création de justes relations humaines. Les Maîtres disent que si nous ne voulons pas disparaître, nous n'avons pas d'autre choix. Ou bien nous créons de justes relations humaines, ou bien nous détruirons toute vie sur la planète. A nous de décider.

LE LIBRE ARBITRE

RO. Existe-t-il une place pour le libre arbitre dans ces conditions, avec la réincarnation et la loi de cause et d'effet ?

BC. Notre libre arbitre est limité. Nous ne disposons que d'une certaine marge d'action. L'"aimant cosmique" nous attire, nous obligeant à nous incarner. De temps en temps, des personnes m'écrivent : "Monsieur Creme, voudriez-vous avoir l'obligeance de demander à votre Maître de me libérer totalement de la nécessité de m'incarner. Cela ne m'intéresse pas, je n'en ai aucune envie. Je voudrais être débarrassé de la vie pour toujours. Mais je sais que si je meurs, je reviendrai. Existe-t-il tout de même une loi qui pourrait annuler définitivement la nécessité de se réincarner ?" Naturellement il n'y en a pas, notre libre arbitre ne va pas jusque là. Lorsque vous êtes en vie, vous avez la liberté de continuer à vivre ou de mettre fin à vos jours ; chacun a ce droit. Mais vous ne pouvez le faire sans en subir les conséquences. Si vous vous suicidez, vous devrez revenir et faire face à la même situation.

RO. Donc pas d'échappatoire possible ?

BC. Il n'existe pas d'échappatoire tant que vous n'avez pas appris à être parfait. Je ne veux pas dire parfait dans le sens religieux : être bon, croire ceci et pas cela et faire ceci et pas cela. Je veux dire parfait dans le sens où les Maîtres le sont, c'est-à-dire avoir l'entière maîtrise de votre nature physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.

RO. Quel est le meilleur moyen d'éviter de créer du mauvais karma ?

BC. L'innocuité. Reconnaître et accepter l'idée que l'innocuité dans nos relations avec autrui est la clé du processus évolutif. Lorsque nous parvenons réellement à l'innocuité, nous créons de justes relations humaines.

L'ÉGO

RO. Mais pourquoi ? Pourquoi l'innocuité ? Cela a-t-il quelque chose à voir avec la divinité intérieure dont vous avez parlé ?

BC. Oui, car la nature de la divinité est altruisme. C'est l'ego qui représente l'aspect malfaisant. L'ego appartient seulement à la personnalité. Celle-ci a besoin de lui, elle a besoin du principe du désir pour parvenir à un certain stade. Sans l'ego, la personnalité n'atteindrait pas ce stade, elle ne créerait pas son individualité et ne représenterait aucune utilité pour l'âme. Finalement, un point est atteint où l'âme peut réellement se "saisir" de cet être humain puissant, individualisé, et en faire un dieu - ce que l'âme elle-même est déjà. L'âme crée de nouveau cette divinité, sur le plan physique, en tant qu'individu à travers lequel elle peut se refléter. Cela n'est possible que lorsque la personnalité individuelle reflète les qualités de l'âme, qui est totalement altruiste. L'égoïsme, même s'il est nécessaire jusqu'à un certain stade, doit finalement être abandonné pour permettre à l'âme de se manifester.

RO. Lorsque nous nous incarnons ou nous réincarnons, revenons-nous dans des races différentes ?

BC. Cela peut être dans la même race pendant un grand nombre d'incarnations, ou vous pouvez, au contraire, vivre une succession d'expériences dans cinq ou six races différentes. Mais vous pouvez, tout aussi bien, être limité à une race unique. Il est possible que vous ne vous ne vous incarniez jamais en Orient si vous vivez en Occident, ou l'inverse ; ou bien vous pouvez être ballotté entre l'Orient et l'Occident pendant de nombreuses incarnations. C'est une question de destinée individuelle.

RO. En passant par des races ou des combinaisons raciales différentes, on peut donc tirer des leçons, répéter les expériences et faire les apprentissages qui nous permettront d'atteindre ce point de perfection dont vous avez parlé. BC. Exactement. Nous sommes tous des "enfants de Dieu", et nous avons, naturellement, tous le même potentiel.

LA MORT

RO. Lorsque vous avez appris l'existence de la réincarnation, vous-même ou des personnes de votre entourage, et acquis une certaine forme de conviction , cela a-t-il eu un effet sur votre attitude à l'égard de la mort ?

BC. Oui, vraiment. Un effet très profond.

RO. De quelle manière ?

BC. Si vous croyez vraiment à la réincarnation, si c'est quelque chose de profondément ancré dans votre conscience, et pas seulement une idée qu'il vous paraît raisonnable d'accepter, si vous la prenez très au sérieux, elle enlève, dans une large mesure, la peur de la mort. Vous pouvez craindre les derniers instants. Mais l'idée de la mort cesse de vous inspirer la terreur qu'elle inspire à la plupart des gens. Presque tous les individus voient la mort comme la fin de toute chose, ils ne peuvent imaginer que les êtres conscients et pensants qu'ils sont puissent poursuivre leur route après la mort. Et pourtant il se produit une expansion de conscience. Vous êtes le même être, mais votre conscience s'est infiniment élargie, parce qu'elle est libérée des limites du corps physique. En dehors du corps, règnent la liberté et la connaissance, la joie et l'expérience de l'amour, et vous retrouvez des personnes qui sont mortes avant vous. En fait, il est plus facile de mourir que de naître !



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L'INCARNATION

RO. Apparemment, il semble bien qu'être en incarnation soit plutôt un handicap.

BC. Ce n'est pas un handicap mais l'occasion de servir, d'élargir son champ de conscience et d'évoluer. Cependant, la naissance apporte souvent plus de problèmes et de souffrance que la mort.

J'ai rencontré des gens qui m'ont dit : "Je ne souhaite pas revenir." Ils ne veulent pas croire à la réincarnation parce qu'ils n'ont pas envie de revenir et de recommencer les mêmes choses. Mais, bien sûr, vous ne recommencez pas les "mêmes choses", vous n'êtes plus la même personne, parce qu'en général vous n'avez pas gardé le souvenir de l'incarnation précédente. Aussi ne traînez-vous pas toute une montagne de "bagages" derrière vous, en vous disant : "C'était beaucoup plus facile la dernière fois", ou bien au contraire : "Ça va mieux ! la dernière fois, c'était beaucoup plus difficile." Nous n'avons pas cette faculté.

RO. Est-il exact que nos vies précédentes ont été généralement plus dures ?

BC. Non.

RO. Mais il n'est pas question de porter un jugement les uns sur les autres. Chacun doit franchir l'étape suivante, n'est-ce pas ?

BC. Ce que nous devons apprendre, c'est la manière de vivre avec les autres sans créer de karma négatif, sans être destructeur, sans détruire les relations. Il s'agit de créer des relations humaines justes et, finalement, parvenir à la conscience de groupe. Tel est le prochain pas en avant pour chacun de nous.

RO. Si nous mettons en mouvement une cause négative, existe-t-il un moyen d'en atténuer les effets ?

BC. Oui, vous pouvez essayer de réparer les torts causés, et vous pouvez accomplir une forme de service suffisamment importante pour contrebalancer les effets de cette négativité. C'est l'un des grands résultats de la loi de service, brûler le mauvais karma.

RO. Si l'on considère le karma dans une perspective beaucoup plus vaste, celle de groupes d'individus, de nations, ou même celle des habitants du monde entier, est-il possible de déclencher certaines causes qui affecteront la vie sur la planète ?

BC. Oui, bien sûr, à chaque instant.

RO. Comment cela ?

BC. C'est le cas des gouvernements. Des individus comme Hitler, par exemple, ont déclenché des guerres qui ont eu des effets dévastateurs sur la vie pendant des années. Les événements actuels en Bosnie ont été déclenchés par le chef des groupes rebelles serbes et le président de la Serbie. Ces deux hommes ont une énorme dette karmique à rembourser aux centaines de milliers de Bosniaques et de Croates qui ont souffert de leurs méfaits. Des millions de personnes meurent de faim dans le tiers monde à cause de l'attitude des pays développés. Il y a environ 40 guerres dans le monde au moment où nous parlons. Elles ne peuvent se prolonger que dans la mesure où les pays riches vendent des armes.

LA PENSÉE

RO. Y a-t-il d'autres façons d'altérer la vie sur la planète ? Nos pensées, nos actions peuvent-elles modifier le climat ?

BC. Oui. Certainement. Nous influons sur le temps de manière considérable. Nos pensées destructrices perturbent les forces élémentales qui gouvernent les différents types de climats. Si nos pensées sont instables, comme c'est très fréquemment le cas actuellement, ces forces élémentales perdent leur équilibre, provoquant ainsi des séismes, des orages, des tornades, des inondations, etc, qui dévastent continuellement de vastes zones de la planète. Nous en sommes responsables. Nous disons que c'est la main de Dieu, mais Dieu n'y est pour rien. C'est l'humanité qui, par ses pensées et ses actions négatives, déséquilibre les forces élémentales. Lorsque nous retrouverons finalement l'équilibre, ces forces retrouveront le leur et le climat redeviendra normal.

RO. Il existe donc de bonnes raisons d'agir de manière juste ?

BC. La bonne volonté est rentable. C'est notre nature essentielle que d'exprimer la bonne volonté. Si nous faisons preuve de mauvaise volonté, nous récoltons le karma de la mauvaise volonté. La bonne volonté est l'aspect inférieur de l'énergie d'amour que l'humanité dans son ensemble est capable de manifester. Il est essentiel de saisir cette idée, de la répandre et de la mettre en pratique autant que nous le pouvons. Pas seulement dans notre propre intérêt, bien sûr, même si, comme je l'ai dit, la bonne volonté est vraiment rentable.

RO. Il semble qu'elle soit rentable également pour la société et le monde dans son entier.

BC. Bien sûr, tout à fait. La bonne volonté génère la bonne volonté ; et graduellement elle se transforme en amour. Elle est le premier pas vers la manifestation de l'amour.

LE PLAN D'ÉVOLUTION

RO. Quel est le but du plan général pour l'ensemble de l'humanité ? Vous l'avez expliqué en termes de perfection individuelle. Qu'en est-il du monde ?

BC. Notre monde est en train de changer. Il traverse une période temporaire d'agitation extrême, de violence et de haine manifeste. Mais de nouvelles énergies se déversent à tout moment sur la planète, particulièrement une énergie très puissante venant d'un Avatar cosmique appelé l'Esprit de Paix ou d'Équilibre. Cet Avatar travaille précisément avec la loi d'action et de réaction, que nous appelons la loi du karma. Selon cette loi, l'action et la réaction sont opposées et égales. De la violence et de la discorde actuelles, de la haine et de l'agitation, nous passerons à une ère de tranquillité et de paix, d'équilibre mental et émotionnel, et à une harmonie bien établie, qui transformeront le monde entier, et cela en proportion exacte du désordre et du manque d'harmonie qui règnent aujourd'hui.

RO. Quelle est l'origine de ce plan ? Existe-t-il un lieu, un être ou un niveau d'autorité qui proclame : " Voici le plan concernant l'humanité et ce à quoi il doit aboutir " ?

BC. Le Plan provient essentiellement du Logos de notre planète, de l'Homme céleste qui est l'âme de cette planète. Il se reflète en tant que Seigneur du Monde dans un centre éthérique appelé Shamballa, situé dans le désert de Gobi. Le Plan de Dieu provient de Shamballa. Il est transmis aux Maîtres de notre Hiérarchie spirituelle par le Bouddha. Les Maîtres s'efforcent d'exécuter ce Plan par l'intermédiaire de l'humanité. Ils en communiquent certains aspects aux différents initiés et disciples, hommes et femmes du monde entier, pour qu'ils les exécutent, et c'est ainsi que des transformations se produisent et que le Plan s'accomplit. Les Maîtres sont également les gardiens des énergies spirituelles qui atteignent la planète. Ils les libèrent de manière à faire avancer le Plan. L'humanité répond à ces énergie, même si elle ignore leur existence. Elles sont incarnées dans certaines grandes idées qui deviennent nos idéaux. Au fur et à mesure que nous mettons ces idéaux en pratique, le plan de l'évolution se réalise, d'âge en âge, de cycle en cycle.

LES ECRITURES

RO. Comment les différentes Écritures s'inscrivent-elles dans ce plan d'évolution ?

BC. Les Écritures en parlent, mais habituellement (bien que cela ne soit pas toujours le cas) de manière plus exotérique, de façon à pouvoir être comprises directement par les gens simples, peu instruits. Elles exercent surtout un impact émotionnel sur les masses. Au-dessus et au-delà de cet impact émotionnel, il existe un ensemble d'enseignements, très mental et orienté de manière spirituelle, transmis par les Maîtres tout spécialement pour les initiés et les disciples du monde, qui les informe du Plan, de la contribution qu'ils pourraient y apporter, et les invite à prendre part à sa mise en œuvre.

RO. Étant donné que l'interprétation des Écritures donne lieu à des discussions sans fin, il est évident qu'il existe un sens plus profond à découvrir.

BC. Oui, mais souvent présenté de manière symbolique. Prises à la lettre, les Écritures paraissent souvent absurdes. Mais comprises dans un sens plus ésotérique ou symbolique, elles ont, bien sûr, préservé la vérité, sous forme de métaphores et de symboles. Elles ont maintenu le lien entre celui que nous appelons Dieu, le Logos de notre planète, et sa manifestation : l'humanité et les royaumes inférieurs. Elles nous informent qu'il existe une relation, qu'il existe réellement un plan d'évolution, que nous ne sommes pas arrivés au bout du chemin, que nous continuerons à avancer jusqu'à ce que nous ayons créé un monde parfait, la perfection étant le complet achèvement du Plan du Logos, dans toute la variété de sa manifestation. Les anciennes Écritures présentent aussi l'inconvénient d'avoir toutes été plus ou moins déformées en raison de la lenteur de leur dissémination au cours des siècles.

RO. J'avais aussi en tête l'idée que l'évolution se produit sans doute par étapes…

BC. Oui, tout à fait.

RO. Une nouvelle révélation est-elle aussi à l'origine de chaque pas en avant ?

BC. Oui.

RO. Et c'est ce qui explique la nécessité de révélations périodiques ?

BC. Oui, en effet, la révélation est continuelle. Certains enseignements, comme celui des groupes chrétiens, affirment de manière catégorique que Jésus est venu donner l'enseignement suprême, le dernier de tous, celui qui a, soudain, révélé la nature de Dieu à l'humanité. Ils refusent l'idée d'une révélation qui a commencé au tout début de l'existence de l'humanité sur la planète et qui se prolongera jusqu'à ce que nous ayons atteint la perfection. C'est, à mon avis, une conception erronée de la part des groupes chrétiens que de s'arroger ce genre de supériorité vis-à-vis des autres religions.

L'ÉVOLUTION

RO. La notion d'évolution, pour la plupart d'entre nous, est associée à Darwin et à la transformation physique. En termes ésotériques, considérez-vous l'évolution dans un contexte plus vaste ?

BC. Je parle de l'évolution de la conscience. Il nous semble évident que Darwin a montré l'évolution de l'aspect forme de la nature, le corps physique du règne animal, duquel provient le règne humain. Mais, l'être humain n'est pas seulement un animal : il est également le point de jonction entre l'esprit et la matière. L'âme humaine individualisée s'est incarnée, il y a 18,5 millions d'années, selon les enseignements, pour permettre à un aspect plus élevé de se manifester.

Chaque règne est issu du règne précédent. Il y a d'abord le règne minéral, le plus dense. Du règne minéral est venu le règne végétal. Du règne végétal, le règne animal. Du règne animal, le règne humain ; nous devons notre corps au règne animal. Du règne humain est issu un autre règne (dont nous ne connaissons même pas l'existence, à moins d'être ésotériste) et qui est le règne spirituel, composé des Maîtres et des initiés de ce règne, le Royaume de Dieu ou Royaume des Âmes - vous pouvez utiliser l'un ou l'autre de ces termes. Le règne spirituel, ou règne des Âmes, est celui qui se situe juste au-dessus du règne humain ; on y pénètre en passant par le règne humain. En évoluant jusqu'au point où l'âme commence réellement à se manifester à travers sa réflexion, l'homme ou la femme en incarnation sur le plan physique, on entre dans le royaume spirituel par la porte de l'initiation. Il existe cinq " portes " à franchir pour devenir un Maître. Tous les Maîtres ont passé ces cinq initiations.

RO. Ce sont des étapes que nous devons tous franchir ?

BC. Tout le monde finira par atteindre cette perfection.

L'INITIATION ET L'ÉVOLUTION

RO. Et quels sont ces cinq étapes ?

BC. La première est la naissance du principe christique. Tout est retracé dans l'Évangile, la vie de Jésus symbolisant le sentier de l'initiation. Bien sûr, tout cela est beaucoup plus ancien que la chrétienté, presque aussi vieux que l'humanité elle-même, et cela fut présenté aux hommes à maintes et maintes reprises, de différentes manières, dans le passé. Dans l'Évangile, la naissance de Jésus à Bethléem, est le symbole de la première initiation, qui est appelée la "Naissance à Bethléem", la naissance du Christ dans la caverne du cœur. Elle amène l'individu pour la première fois au sein de la Hiérarchie spirituelle, et indique la maîtrise du corps physique.

La deuxième initiation est appelée le "Baptême", et elle est symbolisée par le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain. Elle indique le contrôle du corps astral ou émotionnel.

La troisième initiation est appelée la "Transfiguration", et elle est symbolisée par la transfiguration de Jésus sur le Mont des Oliviers. C'est, pour l'initié, le point culminant du processus qui permet l'intégration des trois véhicules inférieurs : physique, astral et mental. Du point de vue des Maîtres, c'est en fait la première initiation, parce que c'est la première initiation de l'âme.

Puis, vous vous acheminez vers la quatrième initiation, qui est symbolisée par la mort de Jésus sur la croix. Elle est appelée la "Crucifixion". En Orient, on l'appelle la "Grande Renonciation", parce que l'on y renonce à tout, même à la vie si nécessaire, pour manifester l'élévation de l'initié au-dessus de la matière dans le rayonnement de la lumière de l'esprit. Jésus a passé cette initiation sur la croix pour nous en faire la démonstration, pour montrer, concrètement, aux yeux du monde ce qu'est cette grande expérience de renonciation.

Vient ensuite la "Résurrection". La résurrection du corps de Jésus, le troisième jour, symbolise cette initiation, lors de laquelle l'individu, devenu un Maître, est libéré pour toujours de l'attrait de la matière. Le Maître vit dans un corps totalement ressuscité, un corps de lumière. Chaque initiation confère à l'initié de plus en plus d'énergie de particules subatomiques. Au moment où il passe la quatrième initiation, les trois-quarts de son corps sont littéralement constitués de lumière. Ce corps paraît parfaitement normal, identique à celui de n'importe qui, mais vu de manière occulte, ésotérique, il rayonne de lumière ; un quart seulement de la structure atomique de ce corps est véritablement atomique, le reste est subatomique. Ce processus s'achève à la cinquième initiation. Le Maître est alors libéré de la planète physique. Il ne lui est plus nécessaire de s'incarner. Il possède maintenant un corps totalement transfiguré et ressuscité dans le sens ésotérique du terme. En fait, de nombreux Maîtres restent sur la planète pour veiller sur notre évolution, mais beaucoup s'en vont sur des planètes plus évoluées, ou quittent même tout à fait notre système solaire.

RO. Quelles sont les conditions préalables pour entamer le processus d'initiation ?

BC. L'âme voit que la personne commence à refléter ses qualités sur le plan physique, le plan émotionnel/astral et le plan mental, qu'elle devient plus altruiste et que ses actions ne sont plus totalement gouvernées par des désirs personnels. La personnalité s'efface au profit de l'âme, et cherche à mener à bien les desseins de celle-ci, même si elle ne sait pas qu'il s'agit de l'âme, et si peut-être elle n'en a guère entendu parler, mais parce que l'âme l'imprègne suffisamment pour pouvoir se manifester à travers elle. On voit alors apparaître une personne de bien qui fait preuve d'altruisme et s'efforce d'agir pour améliorer la condition humaine ; quelqu'un qui accomplira une forme ou une autre de service, et accordera aux autres, à l'évolution et à la société dans son ensemble, plus d'importance qu'à lui-même.

RO. Combien de temps faut-il pour parvenir à ce degré de maîtrise, une fois que l'on a entamé le processus ?

BC. Il faut des centaines de milliers d'incarnations avant de parvenir à la première initiation. Il s'écoule ensuite, de deux à quinze ou dix-huit vies entre la première et la deuxième, la moyenne étant de six ou sept. Après la deuxième initiation, que l'on dit être la plus difficile et qui montre la maîtrise de la nature astrale ou émotionnelle, si puissante chez l'homme, les choses s'accélèrent, et l'on peut passer la troisième initiation dans la même vie ou dans la vie suivante, et la quatrième dans la même vie que la troisième ou dans celle d'après, et la cinquième encore dans l'existence qui suit, si telle est notre destinée. Il existe certaines conditions de caractère trop abstrus pour qu'il soit possible d'en faire état ici, mais, d'une manière générale, le processus évolutif s'achève rapidement en quelques incarnations.

RO. Et pour finir, on devient, comme vous dites, maître de soi-même, maître de sa vie.

BC. Oui. On possède alors la conscience sur tous les plans, et la maîtrise sur tous les plans, qui sont d'ailleurs deux notions différentes. Nous avons tous la conscience du plan physique, qui est une réalité pour nous ; mais peu ont la maîtrise de ce plan. Sur les cinq milliards et demi d'individus en incarnation actuellement, environ 850 000 ont passé la première initiation et ainsi manifestent cette maîtrise.

RO. Ce n'est pas beaucoup.

BC. Non, pas tellement. Environ 240 000 individus en incarnation ont passé la deuxième initiation, environ 2 300 à 2 400 la troisième et environ 450 seulement la quatrième.

RO. Combien ont passé la cinquième ?

BC. Il y a 63 Maîtres restés liés à l'évolution humaine. Mais de nombreux autres Maîtres travaillent à l'évolution des règnes subhumains, les règnes animal, végétal et minéral. Et beaucoup d'autres également s'occupent de l'évolution des anges ou dévas, dont il existe de nombreuses catégories.

RO. Quelle relation existe-t-il entre les Maîtres et nous-mêmes ?

BC. Ce sont nos frères aînés. Ils nous ont devancés et, ayant achevé le processus évolutif dans lequel nous sommes toujours engagés, ils ont pris la responsabilité de veiller sur notre évolution. Ils connaissent le chemin, les dangers, les opportunités. Ils savent quelle est la meilleure marche à suivre, parce qu'il existe de nombreuses voies sans issue, de nombreux pièges sur le sentier, et ils enseignent la voie juste, celle de l'altruisme, de l'oubli de soi. C'est la voie difficile. Elle est lente parce que nous sommes tous tellement égoïstes.



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LA FORMATION EN VUE DU DISCIPULAT.

Dans tous ces ouvrages, le Tibétain insiste sur ce qu'Il appelle "le nouveau discipulat". Celui-ci est dû non seulement aux influences changeantes de l'aube de l'âge du Verseau, mais au fait qu'il est le résultat d'un nouvel alignement planétaire entre Shamballa, la Hiérarchie et l'Humanité. Il est dû aussi à la réorganisation intérieure de la Hiérarchie elle-même créant des rapports et des communications plus étroites établies par la Hiérarchie avec, à la fois, Shamballa et l'Humanité. Il est dû aussi à la croissance et à l'expansion inattendues de la conscience humaine répondant à la stimulation spirituelle. Le Tibétain dit : "la vague de vie spirituelle est aujourd'hui si forte et si puissante que les cent cinquante ans à venir démontreront la vraie nature du Royaume des âmes, ou de Dieu. Cela produira des changements fondamentaux dans les objectifs immédiats des progrès de l'humanité et dans les plans des Maîtres, dans l'enseignement qui sera imparti et dans la formation qui sera donnée". Le Tibétain continue et énumère les objectifs du nouvel âge qui sont actuellement présentés aux disciples qui se préparent pour l'initiation. On les trouve dans le Vol. II. de "l'État de Disciple dans le Nouvel Age" pp. 296/301; ils valent la peine qu'on les examine de près; ce sont, brièvement indiqués :

1. Un sens des rapports planétaires. Cela détourne l'attention du disciple de lui-même et développe la conscience en favorisant la synthèse, l'ensemble et la totalité.
2. Un sens de supervision intelligente. Cela veut dire une reconnaissance qui s'élargit "d'un contrôle focalisé sur la vie quotidienne, les circonstances, l'avenir et le destin".
3. Un sens de l'orientation vers l'humanité. Cela implique "l'habitude d'une orientation correcte" vers l'humanité en tant que champ de service. Cela exige la décentralisation et un nouveau genre de sensibilité aux besoins du monde.
4. Un sens d'impression enregistrée. Cela concerne la Science de l'impression qui sera finalement "l'objectif essentiel de l'éducation" du nouvel âge. La Hiérarchie considère que l'humanité est actuellement suffisamment intelligente pour être formée à une juste interprétation.
5. L'évolution de la Volonté. C'est là un développement nouveau et des plus nécessaires. La volonté est cet "aspect divin dans l'homme qui le met en rapport avec le dessein divin par lequel il devient contrôlé, un dessein intelligemment compris dans le temps et dans l'espace et utilisé par l'âme comme expression d'une application aimante". Le développement de cette perception de premier rayon est "un mode puissant par lequel les aspects les plus élevés de la volonté spirituelle peuvent être atteints".
6. Le sens de ce qui est imminent. Le véritable disciple est concerné par ce qui est "spirituellement imminent". Cela inclut un juste sens du temps choisi. Le disciple "doit devenir conscient de ce qui est sur le point même d'être précipité dans la pensée humaine et parmi les circonstances de la vie", de sorte qu'il puisse prendre occultement et spirituellement les mesures exigées pour la révélation, pour l'utilité karmique et une coopération active.

Tels sont les nouveaux développements dans la formation qui sont maintenant disponibles pour ceux qui sont correctement focalisés et orientés. Parmi ces six objectifs, les numéros 1, 3 et 5 concernent le travail qu'il faut faire au sein de la substance des trois mondes d'évolution humaine (mondes mental, émotionnel et physique), des règnes sous humains de la nature et du tout planétaire répondant à la réalisation du Plan et à la reconnaissance du Dessein. Les numéros 2, 4 et 6 concernent l'enregistrement par la conscience des mondes subtiles du sens et de la signification et les moyens occultes de communication subjectives entre les états de conscience.

Cela exige du disciple en formation qu'il travaille avec une attention si aiguë et une stabilité ashramique telles que la conscience qu'il a du Maître et de l'ashram, n'acquière pas une prédominance qui puisse déformer une vision du Plan et troubler le rythme de l'ashram.

Le sens des rapports planétaires remplace pour le disciple le sens des relations humaines étant donné qu'il n'est plus susceptible d'erreur ou de négligence dans ses rapports avec ses camarades humains. Cela alors amène une conscience des relations extra-planétaires existantes et aussi de l'activité des évolutions des Dévas dans leurs rapports avec la Hiérarchie spirituelle.



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MAITREYA

RO. Les Maîtres travaillent-ils seuls ou en groupe ? Ont-ils un chef ? Comment la Hiérarchie est-elle structurée ?

BC. Ils partagent un état de conscience ; ils n'ont pas de conscience séparée en tant que personnalité. Ils ne peuvent pas dire "je", car ils n'ont aucun sens du moi. Ils forment un groupe qui possède une conscience de groupe. A leur tête se trouve le Maître de tous les Maîtres, dont le nom personnel est Maitreya. Sa venue avait été annoncée par le Bouddha : il y a 2 500 ans, le Bouddha Gautama a fait une prophétie disant qu'à notre époque, un autre Grand Instructeur, un Bouddha comme lui, appelé Maitreya, inspirerait à l'humanité la création d'une civilisation nouvelle et brillante, d'un âge d'or basé sur la justice et la vérité.

Il y a 60 Maîtres et trois Grands Seigneurs, comme on les appelle. Maitreya est l'un des trois. Il a la charge d'Instructeur mondial, et il incarne l'énergie appelée principe christique ou conscience christique, le deuxième aspect de la trinité chrétienne. Il y a 2 000 ans, il adombra son disciple Jésus pendant trois ans et Jésus devint Jésus le Messie, ou traduit en grec, Jésus le Christ. Le Christ lui-même est Maitreya. Sa conscience s'est manifestée à travers Jésus depuis le baptême jusqu'à la crucifixion, et il a inauguré l'ère des Poissons qui arrive maintenant à sa fin. Maitreya est de retour dans le monde pour accomplir ce qu'il a commencé par l'intermédiaire de Jésus, et qu'il achèvera dans l'ère du Verseau qui commence.

RO. Vous avez parlé de Maitreya et de Jésus. Quel lien existe-t-il avec les autres instructeurs qui sont venus au cours de l'Histoire, tels que Bouddha, Krishna, Mahomet, pour n'en citer que quelques-uns ?

BC. Jésus a enseigné par l'intermédiaire de Mahomet, tout comme Maitreya avait enseigné par son intermédiaire. Le Bouddha a enseigné par l'intermédiaire du prince Gautama et de Mithra, et Maitreya a aussi enseigné antérieurement par l'intermédiaire de Krishna et de Sankarâchârya.

RO. Un Grand Être se tient donc derrière un "presque-Maître", pou