L’Émergence

Publication du Réseau Tara Canada (Québec)      Bulletin de décembre 2004


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Joyeux Noël et Heureuse année à tous et toutes !


Prochaines conférences de Benjamin Creme

 

Le 11 janvier 2005 à Londres, Grande-Bretagne

Le 10 février 2005 à Londres, Grande-Bretagne

Le 19 février 2005 à Barcelone, Espagne

Le 16 avril 2005 à Paris, France

(voir plus bas pour des informations plus précises)

 


L’Amérique s’égare

Avant longtemps, le peuple des Etats-Unis se rendra compte qu’il a commis une erreur lourde de conséquences. Même si la fraude électorale y a eu sa part, il a renouvelé le mandat d’un homme et d’un gouvernement qui s’emploient à créer la division et la haine, tant dans leur pays qu’au plan international.

Avec regret, les Américains auront à subir une attaque en règle contre les libertés dont ils s’enorgueillissent ; ils verront leur niveau de vie décliner rapidement […] La plaie née de la désastreuse invasion de l’Irak continuera de s’envenimer […] En attendant, d’importants changements se préparent dans de nombreux pays, conduisant à une profonde transformation de l’équilibre des forces à l’échelle du monde […]

Extrait de l’article du Maître de décembre 2004, inclus plus bas.


Conférences de Benjamin Creme en 2005 (partiel)

Toutes les conférences sont en anglais. Des traductions sont réalisées en direct pour les pays non anglophones.

·        GRANDE-BRETAGNE

Londres :

Les conférences publiques y sont données à Friends House, 173/177 Euston Road, London NW1 (en face de la Station Euston).

Horaire conférences: 19 h à 21h30 (portes 18h30)

Renseignements: Share International, PO Box 3677, London NW5 1RU. Tél. 0044-207-482-1113; Fax. 0044-207-267-2881

Prochaines conférences : le 11 janvier et le 10 février 2005.

Une méditation de Transmission se tiendra le 15 janvier 2005, de13 à 18 h, Cecil Sharp House, 2 Regent’s Park Road, London, NW1 (près de la station Camden Town).

Entrée libre.

  ESPAGNE

Barcelone : conférence le 19 février 2005 ;  Transmission le 20 février  2005. 

Renseignements : tél. 0034935891968.   

 FRANCE

Paris : conférence le 16 avril 2005 ;  Transmission le 17 avril.

Emission en direct sur Radio Ici et Maintenant, le jeudi 14 avril.

Des précisions seront données ultérieurement

 


L’article du Maître du mois de décembre 2004

L’Amérique s’égare

par le Maître --, à travers Benjamin Creme

Le Maître est un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n’est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.

Avant longtemps, le peuple des Etats-Unis se rendra compte qu’il a commis une erreur lourde de conséquences. Même si la fraude électorale y a eu sa part, il a renouvelé le mandat d’un homme et d’un gouvernement qui s’emploient à créer la division et la haine, tant dans leur pays qu’au plan international.

Avec regret, les Américains auront à subir une attaque en règle contre les libertés dont ils s’enorgueillissent ; ils verront leur niveau de vie décliner rapidement alors que le gouvernement cherchera, par nécessité, à réduire une dette devenue colossale ; ils seront témoins d’une perte de confiance dans leur monnaie et d’une réduction drastique de leurs échanges commerciaux avec leurs partenaires habituels. La plaie née de la désastreuse invasion de l’Irak continuera de s’envenimer, dans ce pays comme en d’autres endroits de la planète. En réaction à la peur et à la haine que leurs dirigeants ont engendrées partout ou presque, les habitants des Etats-Unis auront tendance à rentrer en eux-mêmes et à tourner davantage encore le dos au monde.

Une puissante illusion

L’un des principaux problèmes auxquels nous confronte ce gouvernement a trait à la puissante illusion qui l’anime : celle d’être inspiré par Dieu, touché par la grâce divine, et d’avoir pour mission de redonner au message chrétien sa puissance et sa gloire de jadis. Ainsi les Etats-Unis ont-ils opéré une véritable régression, s’isolant des préoccupations d’une grande partie du monde : la pollution de l’environnement et les exigences d’une planète endolorie, menacée par une catastrophe imminente.

Mais l’Amérique s’apercevra que le monde ne se laisse pas gagner par l’immobilisme. Avec ou sans sa coopération, les nations feront tout ce qui est en leur pouvoir pour s’attaquer aux nombreux problèmes écologiques et sociaux qui sévissent actuellement, et dont il faut s’occuper de toute urgence. L’Amérique se trouvera ainsi laissée pour compte et mise à l’écart, et c’est seulement alors qu’elle sera prête à montrer la voie.

D’importants changements

A présent, tout en savourant sa victoire, le gouvernement pèse le pour et le contre de nouvelles aventures militaires. Pris au dépourvu et contrarié par le cours des événements en Iraq, il lui faut marquer une pause avant d’envisager d’autres actions violentes. Mais la bravade et les rodomontades continueront sans aucun doute, dans l’espoir que la menace et l’intimidation suffiront à assurer une position dominante. En attendant, d’importants changements se préparent dans de nombreux pays, conduisant à une profonde transformation de l’équilibre des forces à l’échelle du monde. La Chine et l’Inde, l’Amérique du Sud et la Russie reprennent pied et découvrent leur potentiel économique. L’Afrique commence enfin à susciter l’intérêt et la bonne volonté de puissants gouvernements et institutions, et elle peut s’attendre à une embellie prochaine.

Ainsi le monde se détourne-t-il de la domination exercée par une Amérique riche et puissante, et dresse-t-il de nouveaux plans pour accomplir sa destinée.

Si les Etats-Unis persistent à revendiquer le droit d’agir unilatéralement, ils se verront ignorés et négligés dans les programmes internationaux, leur économie continuera de se détériorer, et leur peuple perdra confiance en l’action de son gouvernement. Isolés, et avec des forces déclinantes, ils seront contraints de changer et de renouer le dialogue avec leurs amis de naguère.

L’émergence de Maitreya accélérera ce processus de transformation et le mènera à bonne fin.


Yasser Arafat, 1929-2004

par Benjamin Creme

Un grand homme de notre temps est décédé. Grand, mais traîné dans la boue par ses ennemis et même incompris par ses amis. C’était un homme de vision, d’un courage et d’un  optimisme extraordinaires, qui fut une source d’inspiration et une figure paternelle pendant près d’un demi siècle pour le peuple palestinien opprimé. Il a été la cible de la haine implacable d’Ariel Sharon pendant des décennies et la machine de propagande israélienne l’a  accusé de toutes sortes de fautes et de méfaits, et de n’avoir pas su saisir l’opportunité de la paix. La calomnie laisse des traces et même ses amis d’antan le considéraient comme un président « imparfait ». Mais, il était tout autre.

Il fut invité et assista, comme le roi Hussein de Jordanie, à la rencontre de trois jours organisée par Maitreya pour plus de 300 personnes, à Londres, en avril 1990. Depuis lors, il travaillait sous l’inspiration immédiate et en suivant les conseils de Maitreya qui lui répéta, à maintes reprises, de ne pas accepter un accord injuste. Tous les accords proposés étaient injustes et n’auraient pas duré.

Voici une citation tirée de l’article de mon Maître, intitulé  L’heure de la décision [Partage international, mai 2002] :

« [...] Israël, poussé à agir par les attentats-suicides, a comme toujours des réactions disproportionnées, et prend prétexte de la « guerre contre le terrorisme » pour imposer sa volonté. Ses dirigeants et son armée n’ont pas à s’enorgueillir des persécutions et des humiliations sans vergogne qu’ils font subir à Yasser Arafat. Le peuple d’Israël, plus que tout autre, devrait comprendre le martyre des opprimés. »

Questions-réponses de Benjamin Creme (extraits de la revue Partage international)

Q. Pouvez-vous donner la structure des rayons et le niveau d’évolution de Yasser Arafat (1929-2004), président de l’autorité palestinienne ?

R. Ame : 6 ; personnalité : 4 (6) ; corps mental : 1(4) ; corps astral 6 (6) ; corps physique : 3 (7) ; niveau d’évolution : 2,4.

Q. Yasser Arafat a-t-il été empoisonné ?

R. Non, il est mort le cœur brisé.

Q. Yasser Arafat a-t-il agi de manière inconsidérée en refusant le plan de paix proposé par l’ancien président israélien Ehud Barak ?

R. Non, car ce plan n’était ni juste ni équitable. Ehud Barak a déclaré que les Palestiniens s’étaient vu offrir 90 % des territoires de Cisjordanie alors qu’en fait on ne leur a offert que 42 % de ces territoires et la bande de Gaza. La Cisjordanie était déjà couverte d’implantations israéliennes, dont chacune aurait été défendue par une garnison militaire. Les routes reliant les implantations auraient par conséquent favorisé des communications rapides pour l’armée israélienne, coupant ainsi les zones soi-disant palestiniennes en parties isolées les unes des autres. Ce plan fut salué comme « particulièrement généreux », « trop généreux peut-être », par la machine de propagande israélienne. Mais il s’agissait en fait d’un simulacre de justice. [Partage international, mars 2003 ]

Q. On a raconté que le président Arafat et les autres leaders de l’OLP, assiégés dans le quartier général de Ramallah, n’avaient jamais perdu courage pendant toute la durée du siège. Le médecin du président Arafat lui a rendu visite et l’a déclaré en bonne santé en dépit du terrible stress auquel il était soumis pour un homme de son âge.

[1] Maitreya a-t-il donné au président Arafat et à ses collaborateurs enfermés dans le quartier général une bénédiction particulière de protection ? [2] Maitreya a-t-il eu d’autres contacts avec le président Arafat depuis 1988 ? [3] Maitreya est-il apparu au président récemment ?

R. [1] Oui. [2] Oui. [3] Oui. [Partage international juin 2002] 


La voix de la raison :  Avancer avec détermination

un message de Dennis Kucinich

  Nous publions ci-dessous quelques extraits du discours prononcé par le député Dennis Kucinich devant des supporters démocrates, peu après les élections américaines.

Vous, moi et tous ceux avec qui nous avons travaillé ces dernières années avons l’opportunité de participer à la création d’un dialogue radicalement neuf, dans notre pays et dans le monde. Nous n’avons peut-être pas l’élan que nous espérions, un élan que nous pensions tirer d’une victoire de Kerry, mais il nous reste notre courage – et nos qualités de cœur – qui nous seront fort utiles dans les temps particulièrement exigeants qui nous attendent.

Que les résultats de cette élection nous fassent plonger dans une période de découragement est compréhensible, mais il faut accepter d’y mettre fin, d’une manière ou d’une autre, la dépasser afin de nous remettre à l’action – une action centrée sur le cœur – et de relever les défis que cette Administration jette à notre nation et au monde.

Œuvrer à la paix

Nous devons travailler avec une ardeur renouvelée pour la paix. Pas simplement en renforçant le mouvement anti-guerre, mais en considérant la paix comme un effort créatif, à appliquer par chacun d’entre nous dans nos relations et nos communautés.

Le ministère de la Paix devient chaque jour plus nécessaire. Déjà, les élections démocrates de onze Etats de notre pays ont pris clairement position en faveur de sa création. Elles agiront auprès des délégations du Congrès pour obtenir leur soutien à l’idée qui fonde ce projet : faire de la non-violence un principe organisateur de notre société. S’il y eut jamais un moment où un tel projet a été nécessaire, c’est bien maintenant.

Eviter la division

Ce n’est pas la première fois dans son histoire que notre pays connaît cette division amère : en mars 1865, Abraham Lincoln eut à faire face à une nation plongée dans une guerre civile meurtrière. Et dans sa seconde adresse inaugurale [lorsqu’il fut réélu à la présidence] à la nation, il prononça ces paroles : « Méchants envers personne, charitables envers tous. » Il nous a ainsi donné une leçon toujours valable aujourd’hui, si l’on veut éviter de succomber à l’amertume et à l’esprit de division : celle de toujours communiquer entre nous avec sincérité de cœur, de nous départir autant que possible de la colère que nous ressentons tous et de la dépasser, afin de tenter de renouer nos liens mutuels – par l’intermédiaire du cœur. Dès le début de cette campagne, et nous l’avons fondée là-dessus, nous avons compris que le monde est interconnecté et interdépendant. C’est cette union avec tous les hommes qui nous permet d’élever notre niveau de compassion.

L’environnement

Nous savons que de cette Administration, il ne sortira rien de bon pour l’environnement – mais nous savons aussi que nous avons l’occasion de pousser, à tous les niveaux, au développement des énergies alternatives.

Une approche spirituelle

Alors, rappelons-nous les paroles de Lincoln – et gardons à l’esprit notre résolution. Faisons en sorte, quand nous commencerons un nouveau chapitre dans la politique de cette nation, d’avancer avec toujours plus de détermination, toujours plus de courage, toujours plus de cœur et d’adopter une approche toujours plus spirituelle – ce qui nous permettra d’être mieux préparés pour contribuer à la création de ce monde nouveau qui, nous le savons, n’attend qu’un signe de nous pour advenir […]

Ne cédons jamais à la déception et au découragement, parce que nous construisons nos victoires de demain sur nos défaites d’hier […]

[Source : www.kucinich.net]


Extrait de l’Article « L’Ethique juive dans le conflit israélo-palestinien : mettre fin au cycle de la violence »

interview de Marc H. Ellis par Andrea Bistrich

 Marc H. Ellis dirige le Centre d’Etudes américaines et juives qu’il a fondé en 1999, à l’Université Baylor de Waco, au Texas (Etats-Unis). Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, dont Israel and Palestine : Out of the Ashes, The Search for Jewish Identity in the 21st Century (Israël et Palestine : née de la cendre, la recherche de l’identité juive au XXIe siècle), publié en 2003.

Les juifs de conscience, vivant en Israël ou aux Etats-Unis, reconnaissent les souffrances historiques des juifs et les souffrances contemporaines des Palestiniens. Ils appellent à la fin de l’occupation des terres palestiniennes par Israël et au cycle de la violence qui règne une fois encore dans la région.

M. H. Ellis offre une vision du judaïsme qui témoigne d’une  vie éthique, reposant sur les principes de  justice et de communauté sur lesquels s’est fondée la foi juive.  Selon lui, ce n’est qu’en se penchant sur la façon dont l’Etat militaire d’Israël, avec la complicité du lobby juif américain, a perdu de vue ces principes originaux, que l’on peut espérer une paix future.  Regardant au-delà de l’héritage de l’Holocauste et au-delà de l’idée  du Juif victime ou persécuteur, M. H. Ellis offre une nouvelle vision de ce que cela signifie aujourd’hui d’être juif.

L’archevêque Desmond Tutu décrit le travail de M. H. Ellis comme « une contribution vitale à la résolution de l’un des rares problèmes insolubles de notre époque ».

Partage international : Qu’entendez-vous par « juif de conscience » ?

Marc H. Ellis : Je pense aux juifs qui refusent de justifier la dépossession d’un autre peuple – en l’occurrence les Palestiniens – de ses terres et de ses droits politiques. J’emploie cette expression pour poser la question de savoir si les juifs qui permettent cela, ou même le justifient, font appel à leur conscience dans leur lutte pour la justice. En tant que juif de conscience, j’essaye de comprendre et de lutter contre l’injustice commise au nom des juifs et de l’histoire juive. Tout comme d’autres juifs de conscience, je lutte contre un certain « judaïsme constantinien » dont relève nos leaders en Amérique et en Israël.

Le judaïsme constantinien est une forme de judaïsme qui, comme le christianisme constantinien, s’attache à l’Etat et au pouvoir.  Avec la création de l’Etat d’Israël et la nécessité de défendre son droit et son territoire, les leaders juifs se sont alignés sur le pouvoir d’Israël et des Etats-Unis.

  PI. Quelles sont les causes sous-jacentes du conflit entre Israël et la Palestine, et le Moyen Orient en général ? S’agit-il d’un problème religieux ?

MHE. Ce n’est pas un problème religieux. C’est une lutte pour des terres et des droits politiques. Israël est établi. La Palestine devrait être établie sur la Rive droite, Gaza et Jérusalem Est. Même si des problèmes vont persister au Moyen Orient, c’est la première chose qu’il faut faire pour commencer à résoudre les autres problèmes.

PI. Après les terribles souffrances subies pendant l’Holocauste, comment le peuple juif peut-il aujourd’hui se comporter en oppresseur d’un autre peuple ?

MHE. Une très bonne question qui semble rester sans réponse. J’aborde cette question par un fait : nous, en tant que Juifs, opprimons un autre peuple et cette oppression ne fait que raviver nos blessures.  Nous, en tant que Juifs, ne pouvons pas guérir le traumatisme subi en infligeant un traumatisme à un autre peuple. Au lieu de répondre à la question, je veux mettre fin au cycle de la violence afin que nous puissions commencer à nous poser une autre question dans un contexte nouveau et pacifique. Le cycle de la violence ne peut se terminer que si un Etat palestinien est créé avec ses pleins pouvoirs.  Il pourra alors entamer un programme de reconstruction économique et politique qui rendra à son peuple un statut démocratique pacifique et fraternel avec ses voisins, y compris Israël.

PI. Israël peut-il tirer un enseignement de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud ?

MHE. Je ne suis pas sûr que cela puisse servir de leçon, mais je suis certain que nous sommes en train de créer une situation d’apartheid. L’apartheid en Afrique du Sud est terminé. L’apartheid en Israël pourrait durer très longtemps. Quand et comment il finira va au-delà de mes années de vie. Mais en ce qui me concerne, il a annihilé toute possibilité de maintenir et de proclamer l’éthique juive. Par éthique juive, je parle d’une justice fondée sur une histoire et une lutte particulières. La particularité de l’histoire juive est la création d’une éthique juive et permet aux Juifs et à d’autres communautés de contribuer à l’élargissement d’un mouvement d’action pour la justice.

PI. Nous sommes à l’évidence tous d’accord pour condamner l’Holocauste, mais si le peuple juif continue à s’accrocher à la mémoire de l’Holocauste, il est certain qu’il s’interdit de voir les possibilités du futur ?

MHE. La question est de savoir comment la mémoire de la souffrance est employée. Utilisons-nous la mémoire de l’Holocauste comme un simple instrument contre les autres ? Ou allons-nous considérer l’Holocauste comme un pont de solidarité avec d’autres gens qui souffrent, surtout ceux qui souffrent par notre faute ? Chaque communauté a sa façon de se souvenir et de s’exprimer. Pour les juifs, la mémoire de l’expérience juive, y compris de ses souffrances, est importante. Bien sûr, nous devons nous souvenir que lorsque nous avons du pouvoir, nous avons tendance à l’utiliser comme n’importe quel autre peuple. Les deux types de mémoire sont donc essentiels pour continuer notre voyage ; la mémoire de nos souffrances et la mémoire des souffrances que nous infligeons à un autre peuple. […] 

Partage international, décembre 2004


Les événements tragiques en Irak et ailleurs dans le monde peuvent créer un climat de peur. Nous insérons ici un article du Maître publié dans Partage international de septembre 1983 qui nous rappelle la futilité du désespoir.

La joie de vivre

 par le Maître --, à travers Benjamin Creme

Chaque hiver le soleil se couche de plus en plus tôt, jusqu’au jour le plus court où nous ne pouvons le voir, tout au plus, que pendant quelques brèves heures. Il en va ainsi de la vie sur notre planète. Cependant, l’expérience nous a enseigné qu’à coup sûr les jours rallongeront progressivement et que l’éclat du printemps et la chaleur de l’été reviendront, nous apportant un espoir et une joie de vivre renouvelés.

Lorsque l’on considère cela, et que l’on réalise que le changement est inévitable, on voit également combien il est inutile de désespérer. Le désespoir est une atteinte grave à la vérité, car la vérité est que rien n’est immuable, pas même le destin apparemment le plus sombre.

Puisqu’il en est ainsi, que peut-on gagner en sombrant dans un désespoir stérile ? Mieux vaut, de loin, lorsque les coups du karma semblent difficiles à supporter, attendre calmement l’heure fixée du changement, dans la certitude qu’il viendra. On ne peut connaître la véritable joie de vivre que lorsqu’on apprend à accepter dans l’équanimité les coups du sort et les dons de la vie.

Celui qui sait se comporter ainsi est un disciple. Il sait que rien dans l’univers n’est immuable, que tout est en mouvement, que tout change constamment et prend de nouvelles formes. Réalisez combien il est vain d’attendre que le présent perdure. Vous connaîtrez alors la liberté et de cette liberté naît spontanément la joie.

La joie doit être considérée comme l’état naturel, sous-jacent au bonheur, comme au malheur. Lorsqu’elle n’est pas voilée, elle irradie sa lumière, la lumière de l’âme, tout autour d’elle et rend manifeste l’amour qui est la nature même de Dieu. La joie et l’amour coexistent dans le cœur pur, qui n’est pas obscurci par la peur, la haine ou l’angoisse du désespoir. Bannissez la peur de votre cœur et vous connaîtrez la joie. Libérez-vous de la haine et découvrez la signification de l’amour. Rejetez votre sombre désespoir et tenez-vous dans la véritable lumière. Ainsi vous pourrez entrer dans le règne des âmes et devenir un sauveur du monde.

Nombreux sont ceux qui approchent le futur dans la crainte, ignorant à peu près tout de la gloire qui les attend. Pour eux rien d’autre ne s’annonce qu’une sinistre destruction. Montrez-leur que l’avenir de l’homme sera merveilleux à contempler, car il détient la promesse de la divinité révélée. Il n’est pas facile d’engendrer la confiance, mais la lumière de la joie s’avérera la meilleure des ambassadrices.

Apprenez aux jeunes à exprimer la joie qui est leur droit de naissance et ne chargez pas leurs cœurs sensibles du poids de la culpabilité et de la peur. Ainsi verra le jour une génération de joyeux serviteurs de la race humaine.

Prenez-nous, nous vos Frères aînés, comme exemple ; l’éclat de notre joie est notre sceau. Soyez nos émules, et répandez autour de vous la lumière de la joie.

Libérez-vous de la peur et soutenez l’espoir des autres ; la peur et la joie sont également contagieuses. Manifestez l’amour et la joie et fermez pour toujours la porte au désespoir. Agissez ainsi et vous aiderez l’humanité plus que vous ne sauriez l’imaginer.

(Partage international - septembre 1983)


Le dernier livre de Benjamin Creme : L’art de la coopération

Le tout dernier ouvrage de Benjamin Creme, The Art of Co-operation, est paru en français sous le titre L’art de la coopération. Il aborde les problèmes les plus pressants de notre époque. Les solutions qu’il propose s’appuient sur les enseignements de la Sagesse éternelle qui, depuis des millénaires, ont révélés l’existence de forces sous-jacentes au monde extérieur.

Cet ouvrage considère l’état du monde, figé dans la compétition, essayant de résoudre ses problèmes par des méthodes surannées, alors que la réponse – la coopération – est entre nos mains. Il nous montre la voie d’un monde de justice, de liberté et de paix, qui naîtra d’une perception croissante de l’unité qui sous-tend toute vie.

Par son inspiration, Maitreya fera grandir en nous cette prise de conscience.

320 pages, dont 8 pages couleurs de « Signes des temps ».
ISBN : 2-95 10974-6-8

Pour commander ce livre par la poste au Québec ou en Europe visitez http://partageinternational.org/06_07.htm


La méditation de Transmission

 

La Transmission est une forme de méditation de groupe ayant pour objet de transmettre des énergies spirituelles, au bénéfice de l’humanité. Il s’agit d’un acte de service, qui s’effectue en coo­pération avec les Maîtres de Sagesse. Les Maîtres de Sagesse sont les êtres éclairés qui nous ont précédés sur le chemin de l’évolution. Ils ont atteint un degré d’évolution spirituelle tel que, de notre point de vue, ce sont des êtres parfaits. Ils servent le Plan d’évolution, travaillant avec de grands flux d’énergies qu’ils équilibrent et dirigent dans le monde selon les nécessités. Ils font ainsi progresser l’humanité sur le sentier de l’évolution, puisque c’est grâce au stimulus de ces énergies que toute vie évolue. Certaines énergies spirituelles sont d’une puissance telle qu’elles doivent être réduites en intensité pour que l’humanité puisse les assimiler. Le but des groupes de transmission est pré­cisément de réduire l’intensité de ces énergies. Ainsi ces groupes agissent-ils comme des « transformateurs ».

On trouvera quelques recommandations, utiles et simples, sur la manière de conduire une Transmission dans le livre de Benjamin Creme : la Transmission, une méditation pour le nouvel âge.

Il existe des groupes de transmission actifs, ouverts à tous, dans de nombreux pays. Aucune participation financière n’est demandée.

 

POUR CONSULTER LA LISTE DES GROUPES DE MÉDITATION DE TRANSMISSION DU QUÉBEC ET D’OTTAWA, OU  PÒUR CRÉER OU VOUS JOINDRE À UN GROUPE DE TRANSMISSION, VISITEZ LE SITE SUIVANT

 

http://www.taraquebec.org/groupes_mdt/index.htm

 

Pour les internautes européens qui désirent de l’information sur la Transmission et créer ou se joindre à un groupe, VISITEZ LE SITE SUIVANT

 

http://www.partageinternational.org/05_02.htm

 


Questions - réponses de Benjamin Creme dans la revue Partage international,  décembre 2004


 

Benjamin Creme traite, dans cette rubrique, toutes questions ayant trait aux activités de Maitreya et de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, ainsi qu’aux enseignements de la Sagesse éternelle, auxquelles il n’a pas répondu dans ses livres. Benjamin Creme ne souhaite pas se poser en arbitre de l’au­thenticité de l’activité et des communications des autres groupes. Veuillez donc vous abstenir de poser des questions sur ces sujets.

Les questions doivent être adressées à : Share Internatio­nal/Questions, PO Box 36-77, London NW5 IRU, G.-B.

Q. En tant que citoyen américain, je suis profondément inquiet de la réélection de George W. Bush. Lorsque je lis le commentaire de votre Maître transmis par Benjamin Creme, mon inquiétude grandit encore davantage : « Q. Qu’arrivera-t-il sur la scène internationale si le président Bush reste à la Maison blanche ? R.. Comme le dit mon Maître dans son article : l’alternative à une victoire de Kerry, de la raison et de la paix est trop terrible pour s’y attarder. » [PI novembre 2004]

Dans l’un de ses articles, paru il y a plusieurs années, votre Maître assure que la Lumière prévaudra et il dit ceci : « Il n’y a aucune raison de céder à la peur dans le conflit actuel » et « cela étant, rien ne peut modifier le plan de réhabilitation du monde. »

La réélection de Bush a-t-elle créé quelque chose qui a modifié le grand Plan dont il est question ? « Trop terrible pour s’y attarder » sonne bien différemment de « rien ne peut modifier le plan de réhabilitation du monde. »

Je vous remercie de consacrer votre temps et tant de dévouement à relever le défi de cette époque particulièrement cruciale.

R. Non. Le Plan se met en place en dépit des difficultés qui surgissent sur le plan physique.  Les Américains réaliseront l’erreur qu’ils ont commise et reviendront au sens des réalités – mais je crains qu’ils ne doivent auparavant souffrir un peu. J. Kerry a en fait gagné les élections ; c’est la tricherie et le truquage des votes par ses adversaires qui lui ont volé la victoire, et ceux-ci sont toujours là et ils ne renonceront pas.

 Q. [1] Le résultat final de l’élection présidentielle américaine représente-t-il exactement la préférence de ceux qui ont voté, ou [2] y a-t-il eu une forme ou une autre de corruption ou de manipulation qui pourrait avoir changé les résultats ? Si oui, [3] quel camp a triché le plus ? [4] Si les résultats ont été « truqués », quelles méthodes ont été utilisées ?

R. [1] Non. D’après mes informations il y a eu beaucoup de tricherie. [2] Oui, J. Kerry aurait pu gagner de justesse l’Ohio et la Floride et la présidence. Je crains que cela ait été la même vieille histoire, jouée cette fois de façon plus experte. [3] Les républicains. Il semblerait que la tricherie effectuée par les démocrates ait été minime et seulement à un niveau personnel, mais la tricherie des républicains a été programmée et largement répandue, notamment au moyen des nouvelles machines électroniques. [4] Des systèmes de vote électronique préprogrammés et diverses autres méthodes, plus rudimentaires mais tout aussi efficaces – retard des votes par correspondance, double vote, votes non comptés, entre autres. Naturellement les Etats à majorité indécise comme la Floride et l’Ohio furent particulièrement ciblés et les machines furent programmées pour changer un vote sur cinq en faveur de Kerry en un vote en faveur de Bush. Cependant même sans compter les votes « volés », Bush, comme Gore la dernière fois, a en fait gagné de manière décisive le vote populaire qui à mon avis représente le mieux l’opinion publique.

Q. Dans l’Ohio, le chômage est en progression et il existe de sérieuses raisons de mécontentement chez les électeurs ; pourriez-vous aider un Européen à comprendre les résultats ? Il paraît incroyable et illogique de voter pour un gouvernement qui cause des difficultés dans son propre pays et le chaos à l’étranger !

R. D’après mes informations, il s’agit à nouveau d’une élection très peu fiable. Il ne semble guère possible que l’Ohio n’ait pas fait le maximum pour assurer une victoire démocrate.

Q. Au vu des résultats très suspects des élections américaines, votre Maître pourrait-il indiquer combien de votes démocrates ont été illégalement bloqués d’une manière ou d’une autre ?

R. 2,5 %.

Q. La victoire de Bush peut-elle en fait hâter l’émergence publique de Maitreya, en provoquant un krach économique en raison de la politique économique destructrice du président américain ?

R. Non, je ne le pense pas.

Q. [1] La victoire de G. Bush rapproche-t-elle le monde du « bord de l’abîme » mentionné par Maitreya ? [2] Savez-vous pendant combien de temps encore nous devrons trébucher au bord de cet abîme avant de reprendre nos esprits ? Ou d’autres facteurs, par exemple une crise financière, nous ramèneront-ils à la raison ?

R. [1] Non. Le Plan se met en place. [2] Des changements sont déjà en cours. Regardez bien et comme le dit Maitreya : « N’ayez aucune crainte ! »

Q. Pouvons-nous espérer que Maitreya accordera sa première interview plus tôt qu’il ne l’avait peut-être prévu avant les élections américaines ?

R. Non je ne pense pas, mais de toute manière d’après mes informations nous n’aurons pas longtemps à attendre.

Q. [1] Y a-t-il quelque chose que chacun puisse faire, notamment au sein des groupes liés à l’Emergence, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde, pour favoriser l’émergence de Maitreya ? [2] Est-il plus impératif que jamais de faire connaître votre information aussi largement que possible ?

R. [1] Faire connaître la présence de Maitreya ! [2] Oui.

  Q. Le résultat des élections américaines va-t-il encore davantage polariser la société aux Etats-Unis et ailleurs ?

R. Oui, pendant un certain temps. Mais dans un avenir relativement proche, la main de Maitreya et certaines énergies, spécialement celles de l’Esprit de Paix et d’Equilibre, feront sentir plus fortement leur présence et des changements inattendus et bienvenus prendra place dans le monde entier. Ce n’est pas la fin du monde.

Q. Je connais plusieurs personnes apparemment plutôt empreintes de compassion, sincères, intelligentes, mais qui néanmoins soutiennent du fond du cœur G. Bush et croient, semble-t-il, que lui-même et son gouvernement agissent dans l’intérêt des Etats-Unis et du reste du monde. Comment cela est-il possible ? Pourriez-vous apporter quelque lumière sur ce paradoxe apparent ?

R. Les supporters de M. Bush, la moitié de l’électorat américain, doivent compter parmi eux de nombreuses personnes sincères, intelligentes et raisonnablement empreintes de compassion (ne serait-ce que sur un front restreint). Ce qu’elles semblent partager est une extraordinaire naïveté politique qui leur permet de redonner le pouvoir à un homme qui leur a menti, les a conduit à une guerre désastreuse, a détruit leur bien-être économique et limité leurs libertés traditionnelles au nom d’une vaine « guerre contre le terrorisme ». Je crois que c’est le résultat de l’aveuglement destructeur de la personnalité américaine de sixième rayon, autrement dit du mirage, de l’illusion et de la peur.

Q. Est-il vrai que George W. Bush avait un récepteur dans l’oreille pendant les débats électoraux ?

R. Il semblerait que ce soit le cas. Personnellement je le crois. Si quelqu’un a besoin de quelqu’un d’autre qui pense pour lui, c’est bien M. Bush, et nous devons en tenir compte.

Q. Oussama ben Laden est apparu le 29 octobre 2004 dans une vidéo où il explique les attentats du 11 septembre et ce qu’il pense de la sécurité et de l’administration Bush. Même s’il a fondé une organisation terroriste,  je trouve qu’il fait preuve d’une certaine logique. [1] Il semble assumer une part de responsabilité dans les attentats du 11 septembre même s’il n’y était pas directement impliqué. Agit-il ainsi parce qu’il souhaite continuer à garder son influence sur les musulmans et ne pas perdre le « poids » que ces attentats lui ont donné ? [2] Il existe à mon avis une différence entre accepter des excuses pour des actions criminelles et le fait d’en écouter les raisons. Dans le dernier cas, il s’agit d’essayer de comprendre « la cause et l’effet », ce qui est de toute évidence une ligne de conduite à suivre. Ben Laden semble clairement nous donner certaines raisons (cause) expliquant pourquoi les attentats du 11 septembre (effet) ont eu lieu et pourtant, ce qui n’est pas surprenant, l’administration Bush a tout simplement rejeté ses paroles et affirmé qu’il haïssait la liberté. Les membres de cette administration savent-il qu’en réalité certains des arguments de Ben Laden sont valables ? [3] Le sénateur Kerry le sait-il ? [4] Ben Laden a affirmé que G. W. Bush, lorsqu’il avait visité les pays musulmans avec son père il y a de nombreuses années, avait été pris dans le mirage et le pouvoir des dirigeants de différents pays musulmans. Cela a-t-il réellement eu un effet sur lui ?

R. [1] Aux yeux des Américains, oui. [2] Oui, sûrement. [3] Je l’espère et le suppose. [4] Oui.

Q. Pensez-vous qu’Oussama ben Laden ait choisi ce moment pour communiquer sa vidéo car cela sert ses projets d’avoir G. W. Bush à la présidence ?

R. Oui.

Q. [1] Si l’on en juge par la « victoire » de G. W. Bush, pouvons-nous supposer qu’au moins la moitié des Américains sont morts d’inquiétude ? [2] Pouvons-nous également supposer que leur gouvernement actuel a réussi à les effrayer au point de leur faire littéralement perdre la raison ?

R. [1] Oui. [2] Oui.

Q. Le président Poutine a félicité le peuple américain de « ne pas avoir cédé à la terreur ». [1] Suis-je insensé de penser que c’est exactement le contraire    qu’il a cédé à la peur et au « croquemitaine » de la terreur. [2] Il ne fait aucun doute que nous pouvons nous attendre à davantage de traumatismes aussi bien pour les Tchétchènes que pour les citoyens russes.

R. [1] C’est tout à fait vrai. Les attentats du 11 septembre ont complètement traumatisé le peuple américain dont la peur a été manipulée et entretenue par l’administration Bush. [2] J’en ai bien peur, mais cela aurait été la même chose si J. Kerry avait été élu.

Q. Je suis tombé sur un compte rendu du journal russe La Pravda qui affirme que Saddam Hussein est mourant, qu’il est probablement traité pour un cancer de la prostate, mais que c’est impossible à affirmer car il refuse de subir une biopsie. Le compte rendu affirme également que les efforts de ses avocats pour le rencontrer se heurtent à une obstruction. Ceci est très intéressant par rapport à votre information concernant l’imposteur, le sosie du véritable Saddam Hussein décédé. [1] Les avocats sont-ils écartés délibérément ? [2] Le fait que Saddam Hussein et son sosie (qui sont apparentés) aient été tous deux atteints d’un cancer est-il une coïncidence génétique, ou s’agit-il de rumeurs concernant des faits médicaux transposés du véritable Saddam Hussein à son double en attendant un procès ? [3] Pensez-vous que l’information concernant cette ruse monumentale pourrait éclater et contribuer à un renversement de George W. Bush ?

R. [1] Oui. Il affirme maintenant ne pas être Saddam Hussein. [2] C’est le résultat de la confusion dans les informations détenues par les Russes. Ils savent que Saddam Hussein était supposé atteint d’un cancer, mais ils ne savent pas qu’il a déjà trouvé la mort dans le bombardement de son palais le 20 mars 2003. Son double, un cousin, actuellement en détention, n’est nullement malade, et il est apparemment prêt à « confesser » qu’il n’est pas Saddam Hussein. [3] C’est possible.

Q. Une étude faite par des chercheurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, à Baltimore (Etats-Unis), et publiée dans le journal médical The Lancet a montré une augmentation croissante du nombre de décès parmi les civils irakiens depuis l’invasion américano/britannique de mars 2003. La plupart des morts sont des femmes et des enfants, et la majorité d’entre eux a péri de mort violente – la plupart au cours des frappes aériennes de la coalition. L’étude estime à 100 000 le nombre de décès dus à la guerre dans la population civile. Jack Straw, ministre britannique des Affaires étrangères, a, pour sa part, estimé ce nombre à 10 000 et le Irak Body Count basé en Grande-Bretagne situe ce nombre entre 14 000 et 16 000. Dans le numéro de septembre 2004 de Partage international, vous avez donné le chiffre de 25 000 au 29 juin 2004 ? [1] Le chiffre actuel de 100 000 donné par les chercheurs américains est-il exact ? [2] Leurs méthodes de recherche sont-elles fiables ?

R. [1] Approximativement. D’après mes informations on atteint maintenant le chiffre de 88 000 civils tués en Irak. [2] Oui, la méthode de recherche est la plus exacte disponible mais elle a couvert seulement 350 petites agglomérations réparties dans presque tout l’Irak. Si davantage d’agglomérations pouvaient être couvertes sans danger par cette étude cela ajouterait à son exactitude.

Q. Quelle va être à votre avis la réaction à la victoire de Bush dans des pays comme la Corée du Nord, l’Iran, la Syrie et la Palestine ?

R. L’inquiétude. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour eux. Il est probable que G. W. Bush va continuer à se rengorger de façon arrogante et à maintenir sa rhétorique creuse à l’encontre de ces Etats, mais tant que l’Irak est plongé dans l’anarchie, je pense qu’il essaiera de les influencer davantage par la diplomatie, les menaces et l’intimidation plutôt que par une véritable attaque. La Syrie semble la plus vulnérable en cas d’attaque.

Q. Que pouvons-nous attendre de la part d’Israël après la soi-disant victoire de G. W. Bush ? Quel effet celle-ci va-t-elle avoir sur la politique israélienne ?

R. Elle va rester plus ou moins la même. Les Israéliens vont être contents. Cela va renforcer leur pouvoir et leur action répressive, mais M. Bush est obligé de traiter le problème israélo-palestinien et il a parlé de la nécessité d’une terre palestinienne « viable ». Les Israéliens devront donc faire des compromis.

Q. De nombreuses personnes dans les médias semblent croire que la politique de « retrait » de Gaza menée par A. Sharon constitue  un mouvement authentique en direction de la paix. Qu’en pensez-vous ?

R. Je ne partage pas cet avis. Je pense que l’exode des 8 000 Israéliens de Gaza est considéré par Israël comme un marché donnant donnant, en échange du maintien de centaines de milliers d’Israéliens dans les colonies énormes et s’agrandissant sans cesse de Cisjordanie, alors que celle-ci devait être la terre des Palestiniens. Maintenant, seule une fraction de la Cisjordanie reste disponible comme territoire valable pour les Palestiniens et aucune limite n’a été imposée sur la construction de colonies israéliennes.

Q. Qu’arrive-t-il aux kamikazes après qu’ils aient perpétré un attentat ?

R. La même chose que ce qui arrive à n’importe qui mourant dans un accident. Tout dépend de leur karma personnel.

Q. Brent Scowcroft, conseiller en matière de sécurité nationale du premier président Bush, a déclaré récemment que l’actuel président Bush est dans une large mesure influencé par le premier ministre israélien Ariel Sharon. « Sharon fait de lui ce qu’il veut », aurait déclaré M. Scowcroft dans une interview accordée au journal britannique Financial Times. Il aurait également déclaré que le président américain était « hypnotisé » par le premier ministre israélien. [1] Cela a-t-il quelque chose à voir avec le fait que le premier ministre Sharon manie certaines forces noires très puissantes ? [2] Le président Bush est de toute évidence également influencé par ces forces, mais A. Sharon est-il « sous leur emprise maléfique » pourrait-on dire ?

R. Israël est le point central du triangle Israël, Etats-Unis, Etats de l’Europe de l’Est, et M. Sharon est le plus puissant agent des forces néfastes qui sont utilisées et potentialisées par ce triangle. Il s’ensuit par conséquent qu’il a beaucoup d’influence sur G. W. Bush et son entourage.

Q. Contrairement aux agents actuels des forces du mal sur la planète, Hitler était directement possédé par les seigneurs de la matérialité. Certaines personnes autour du leader nazi affirmaient qu’il avait une influence de type démoniaque sur son entourage – presque une influence hypnotique. Est-ce à dire que l’influence des seigneurs de la matérialité ajoutaient leur propre poids « démoniaque » à sa personnalité mauvaise ? Pourriez-vous donner quelques explications ?

R. Hitler avait de toute évidence une personnalité ambitieuse et destructrice, sinon il n’aurait pas visé à la domination du monde. C’était un initié du second degré et par conséquent il possédait un pouvoir personnel considérable qui pouvait être potentialisé lorsqu’il était possédé par les seigneurs de la matérialité, ce qui ajoutait comme le dit notre correspondant un poids démoniaque de mal à sa puissante volonté personnelle.

Q. Pensez-vous que l’idée de partage et le lien avec la frustration, la colère et le terrorisme commence à voir le jour dans l’esprit des gens ?

R. Oui, dans une certaine mesure. J’en ai vu de nombreux exemples dans des articles d’une grande profondeur parus dans des journaux britanniques et à la télévision.

Q. L’Amérique du Sud a réussi à élire trois dirigeants de gauche, contrairement aux Etats-Unis. Pensez-vous que cela pourrait conduire à une coopération réellement utile et à un nouveau chapitre en ce qui concerne les réformes sociales et l’amélioration du niveau de vie en Amérique du Sud ?

R. Oui, de profonds changements se mettent en place et vont se poursuivre en Amérique du Sud et ailleurs, et ils sont totalement séparés et distincts de ce qui se passe aux Etats-Unis. Ils modifieront le sens et l’apparence du « leadership du monde libre » par les Etats-Unis qui sera considéré de plus en plus comme traitant uniquement de vieux problèmes avec de vieilles méthodes. A moins que les Etats-Unis ne saisissent le défi du changement dans un monde qui évolue rapidement, ils seront dépassés et laissés en arrière par des pays subissant de leur côté des changements positifs et laissant les Etats-Unis isolés et forts – mais impuissants.

Q. Les scientifiques qui travaillent au programme SETI, recherchant des signes de vie dans l’espace, croient qu’un signal venu de l’espace et capté à trois reprises par le radiotélescope Arecibo à Porto Rico peut être un « message d’un autre monde ». Ce signal désigné sous le nom de SHGbo2+14a, et localisé entre la constellation des Poissons et celle du Bélier, est-il une communication délibérée, un signal émis par un objet astronomique ou bien une interférence radio ou une erreur du système ?

R. Une communication délibérée venant d’un « autre monde ».


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