Publication
gratuite du Réseau Tara Canada (Québec)
Bulletin
d’information de juillet/août 2003
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Nous ne sommes reliés à aucun groupe religieux,
mais nous respectons la Vérité qui est présente dans toutes les cultures
spirituelles. Nous vous présentons ce
message d'espoir en tant qu'information seulement. S'il vous apparaît vrai ou
digne d'intérêt, nous vous invitons à le partager avec vos amis (es).
Conférences de Benjamin Creme
Le 30 juillet à
Los Angeles, États-Unis
Le 3 août à San Francisco, États-Unis
(voir plus bas pour des informations plus
précises)
|
Date |
Heure |
Lieu |
Titre |
|
Mardi, 19 août 03 |
19 h 30 |
Montréal, à
l'UQAM, 400 rue Ste-Catherine est, coin St-Denis, métro Berri-UQAM, Pavillon
Hubert-Aquin, 2ième étage, salle A-2835 |
La Méditation
de transmission, une méditation de groupe au service de l'humanité et le
retour des Maîtres de Sagesse |
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Informations : tél. 514-384-1921 (répondeur)
Agir en faveur de la paix…
« …Il arrive fréquemment qu’en agissant pour ce qu’ils considèrent
comme le bien général, des pays causent de grands ravages à l’échelle mondiale.
Si denses sont les brouillards du mirage qui entourent leurs actions, si
illusoire leur manière de penser, que beaucoup de mal peut être fait, et
beaucoup de douleur et de souffrance engendrées, pour ce qui semble être les
meilleures raisons… »
Extrait de l’article du
Maître, Partage international, juillet/août
2003
(voir l’article complet
plus bas)
Nous continuons de suggérer à nos lecteurs de
manifester, de méditer et de participer aux activités en faveur de la Paix.
Continuons à prendre position avec assurance en faveur de la Paix.
par le Maître, à travers Benjamin Creme
Le Maître est un des membres aînés de la Hiérarchie
des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques.
Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve
en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles
Il arrive
fréquemment qu’en agissant pour ce qu’ils considèrent comme le bien général,
des pays causent de grands ravages à l’échelle mondiale. Si denses sont les
brouillards du mirage qui entourent leurs actions, si illusoire leur manière de
penser, que beaucoup de mal peut être fait, et beaucoup de douleur et de
souffrance engendrées, pour ce qui semble être les meilleures raisons.
C’est le cas
aujourd’hui. Sous prétexte de « vaincre le terrorisme », les États-Unis ont
récemment envahi l’Afghanistan et l’Irak, causant la mort de milliers de civils
et infligeant d’énormes dégâts à l’infrastructure de ces deux pays. Les
taliban, fanatiques et rigides, mais, dans l’ensemble, non impliqués dans le
terrorisme, ont été dispersés, mais ils sont maintenant en train de se
regrouper et de s’entraîner à l’action terroriste. En Irak, Saddam Hussein
n’est plus, mais un terrible héritage de privations et de souffrances,
d’anarchie et de chaos, a succédé à son sinistre régime.
L’attention
du gouvernement américain est désormais orientée vers la Syrie, l’Iran et la
Corée du Nord ; ces pays ont été avertis qu’à moins de changer d’attitude, ils
devront affronter la colère et la puissance des défenseurs de la « paix » et
des champions de la « liberté ».
Les
Américains plongent ainsi le monde dans une atmosphère de stress et de peur,
laquelle est à l’origine d’épidémies et de catastrophes naturelles qui, à leur
tour, ne font qu’augmenter la peur et le stress.
Une
situation dangereuse
Que peut-on
faire pour mettre un terme à cette situation dangereuse ? Comment les autres
nations peuvent-elles freiner l’action des États-Unis ? Par quels moyens les
gens ordinaires peuvent-ils faire pression ? Ce sont là de vastes questions
auxquelles on ne peut apporter de réponses simples. Elles requièrent une
sagesse exceptionnelle et une approche coordonnée.
Tout
d’abord, le monde doit saisir la véritable nature du problème : les États-Unis
sont aujourd’hui dirigés par des hommes réceptifs à une énergie néfaste qui
gouverne leurs actions, mettant ainsi la paix en péril. Cette énergie stimule
en eux le mirage d’un pouvoir d’envergure internationale, et menace la paix du
monde. Elle a des avant-postes en Europe de l’Est, mais se focalise
principalement en Israël. Bien que d’une puissance moindre, cette énergie
destructrice dérive de celle qui a plongé le monde dans le chaos de la guerre
au cours du vingtième siècle, et dont les hommes se croyaient désormais à
l’abri.
On voit donc
combien il est nécessaire que règne la paix au Moyen-Orient, combien il est
nécessaire que les Palestiniens bénéficient d’une véritable justice et d’un
État viable. C’est le problème le plus important auquel les hommes sont
confrontés aujourd’hui. Un échec dans ce domaine conduirait le monde au
désastre.
Vaincre
cette force maléfique
Il faudra
toutes les ressources conjuguées de sagesse et de volonté de la Hiérarchie et
des hommes pour venir finalement à bout de cette force maléfique. Il est donc
impératif que les hommes saisissent clairement la véritable nature de la
menace. Ils doivent s’organiser et agir à l’unisson. Ils doivent exiger la fin
de l’oppression du peuple palestinien et mettre ainsi un terme à la peur qui
hante le peuple d’Israël. Les Nations unies doivent peser de tout leur poids
sur les États-Unis et Israël, résister à la superpuissance et agir en faveur de
la paix. Les peuples du monde sont déjà en marche. Ils doivent faire entendre
leur voix et réclamer la paix. L’avenir leur appartient et, pour construire cet
avenir, la paix est indispensable.
Nous, les
Maîtres, vos Frères aînés, nous jouerons notre rôle, mais notre action est
entravée par votre manque de compréhension et de volonté. D’où cette mise au
point.
Agissez
sans crainte. Faites preuve de sagesse et de diligence et tout ira bien..
Partage
international, juillet/août 2003
LES
ENSEIGNEMENTS DE MAITREYA
Nous poursuivrons en septembre
la présentation de certains enseignements de Maitreya. Chaque mois, nous
présenterons un thème différent
interview de Federico Mayor Zaragoza par Carmen Font
Federico
Mayor Zaragoza (né à Barcelone en
1934), biochimiste, s’est gagné l’estime de ses compatriotes et de la communauté
internationale par un parcours tout entier consacré à la paix et au
développement. Détenteur de plusieurs portefeuilles importants dans divers
gouvernements de transition de l’après-franquisme (de la fin des années 1970 au
début des années 1980), puis député européen. Il fut ensuite directeur général
de l’Unesco (1987-1999), organisation à laquelle il insuffla un nouvel élan,
notamment en mettant en place un programme de réflexion et d’action intitulé
Culture de la Paix, dont la plate-forme fut adoptée en septembre 1999 par
l’Assemblée générale des Nations unies. Refusant de se présenter à un troisième
mandat, il créa à Madrid la Fundación
Cultura de Paz, dont il est président. Il expose les raisons de
l’affaiblissement des institutions internationales.
Partage
international : Vous vous êtes déclaré contre la guerre en Irak et, plus
généralement, contre tout conflit armé. L’un des principaux arguments avancés
par l’Administration Bush en faveur de cette guerre était que, tous les moyens
diplomatiques ayant échoué, elle restait la seule solution pour instaurer la
paix et la liberté. Comment convaincre des dirigeants que l’on peut parvenir à
la paix par le dialogue et la négociation, quelle que soit l’importance des
différends ?
Federico
Mayor Zaragoza : Je voudrais dire aux Américains que nous avons aimé leur Pax
Americana de 1945, et que nous détestons celle de 2003. Ce sont eux qui ont dit
après la Seconde Guerre mondiale : « Il nous faut rechercher des lignes directrices
à l’échelle mondiale, un cadre de référence démocratique, un cadre d’existence
globale. »
Ils ont créé
les Nations unies à San Francisco et c’est
le système de Bretton Woods qui donna naissance à la Banque mondiale,
initialement appelée Banque pour la reconstruction et le développement – choses
que nous avons presque totalement oubliées. L’Onu existe précisément parce que
« nous, les peuples, sommes résolus à protéger nos enfants du fléau de la
guerre... ». C’est quelque chose que nous devons applaudir, car les Américains
ne se sont pas bornés à dire qu’ils avaient gagné la guerre, ils ont assumé les
responsabilités qui découlaient de leur victoire.
Comment
expliquer, alors, que les années passant, les Etats-Unis ont marginalisé l’Onu,
l’ont utilisé à leur convenance ? Les Etats-Unis ne peuvent utiliser les
Nations unies comme si c’était une agence humanitaire – qui pourra, par exemple, prendre part à la
reconstruction de l’Irak, mais une fois que l’Administration Bush aura signé de
très lucratifs contrats avec des compagnies de reconstruction. L’Onu doit
répondre clairement à une telle attitude : « Non, nous ne sommes pas une simple
agence humanitaire, ou de reconstruction. Nous sommes ici pour donner des
lignes directrices et agir, et nous condamnons le fait que vous n’ayez pas
suivi le sentier que nous avions indiqué. »
PI. Comment
le respect de l’Onu par toutes les nations doit-il se traduire ?
FMZ. A mon
avis, nous avons besoin d’un certain nombre de valeurs morales, qui soient
acceptées et respectées par tous, et ces valeurs se trouvent dans la
Déclaration universelle des droits de l’homme. N’oublions pas, non plus, que
parmi ceux qui les ont le plus défendues, on trouve une citoyenne américaine,
Eleanor Roosevelt. Elles existent pour tous.
J’ai
protesté, par exemple, contre l’intervention au Kosovo avant même qu’elle ne
soit déclenchée. Car c’était ouvrir une brèche dans un principe, et quand un
principe n’est pas respecté, de nombreuses choses sont brisées, de nombreuses
vies détruites, la confusion se répand, et beaucoup perdent ces lumières qui
sont précisément nécessaires dans les temps obscurs. J’ai déclaré, en mars 1999
: « En tant que directeur général de l’Unesco, je condamne cette invasion. »
Même si les motifs étaient justes, nous aurions dû passer par les canaux
établis. Si les Etats-Unis, l’Otan et d’autres puissances européennes ne
respectent pas ces principes, pourquoi la Russie devrait-elle le faire en Tchétchénie
ou la Chine continentale vis-à-vis de Taiwan ?
Nous avons
besoin d’un cadre de référence mondial pour établir des normes claires, avec un
système de sanctions efficace. Nous avons besoin de renforcer les institutions
internationales ; c’est pourquoi je participe à un projet dans le cadre de
l’Université polytechnique de Catalogne, projet baptisé Ubuntu – mot
traditionnel africain qui signifie humanité et partage – et qui vise à
instaurer un système d’institutions internationales plus efficace, plus
représentatif et plus démocratique.
PI. Quelle
est la tâche principale de la Fundación Cultura de Paz ?
FMZ. C’est
de mettre en pratique la déclaration et le plan d’action qui ont été approuvés
à l’unanimité, en septembre 1999, par l’Onu. Je me suis aperçu, lorsque j’étais
à l’Unesco, que nous étions soumis aux pressions qu’une minorité exerce sur la
majorité. C’est la loi du plus fort. J’ai pensé qu’il était grand temps de dire
qu’assez, c’est assez, car le prix en termes de vies humaines et de souffrance
est si élevé qu’il nous faut tous, une fois pour toutes, travailler à mettre
fin à la violence et à la contrainte. Nous devons proclamer que tous les êtres
humains sont égaux, en dignité, en liberté – et, ainsi que le dit le premier
article de la Déclaration universelle des droits de l’homme, vivre « dans un
esprit de fraternité ». Tout est là. C’est à la fois très simple et très
compliqué.
Je ne peux
plus accepter qu’une poignée de dirigeants continuent à utiliser la force au
nom du peuple et de la démocratie, quand il est temps, à l’orée de ce nouveau
siècle et de ce nouveau millénaire, de chercher par le dialogue des solutions
concrètes aux grands problèmes.
PI. C’est
cet esprit qui a présidé aux récentes manifestations contre la guerre, dans le
monde entier.
FMZ.
Exactement. Je crois que le 15 février 2003 a été un moment de grande espérance
et peut-être même un tournant historique. Il est temps de dire à haute voix que
nous voulons voir le peuple « entrer en scène ». Dans le passé, c’était le
grand absent. Seuls comptaient quelques individus puissants, des leaders
politiques ou religieux, par exemple ; les gens ordinaires n’existaient tout
simplement pas. Il est temps, aujourd’hui, d’écouter ce qu’ils ont à dire.
C’est cela, la culture de la paix.
PI.
Considérez-vous la guerre en Irak comme un échec des institutions internationales,
en particulier de l’Onu ? Pour de nombreux experts et de nombreux citoyens ordinaires,
la décision américaine de ne pas attendre une autre résolution des Nations
unies pour attaquer l’Irak l’a affaiblie.
FMZ. Les
institutions internationales, et spécialement l’Onu, étaient déjà très
affaiblies. Elles étaient faibles avant la guerre, elles sont maintenant
fragiles. La preuve en est la totale impunité dont jouissent sur la scène internationale
toute une série de turpitudes, comme, par exemple, les paradis fiscaux, les
trafics de tous ordres et, pour m’arrêter là, la guerre en Irak, une guerre qui
n’avait rien de nécessaire ni de légitime et qui, une fois encore, a battu en
brèche le principe d’ordre international à l’échelle planétaire.
A mon avis,
les Etats-Unis ont une énorme responsabilité, parce qu’ils attendent d’autres
qu’ils respectent certaines normes onusiennes qu’eux-mêmes ne respectent pas.
Ils demandent à l’Irak de les observer, tout en acceptant qu’Israël les enfreigne
chaque jour.
Les
Etats-Unis ont imposé au monde une Pax Americana, mais ils ne savent pas que
faire de leur victoire. La prise de Bagdad par l’armée américaine fut suivie
dès le lendemain par les pillages et le chaos. Pourquoi ? Parce que les
Etats-Unis sont incapables de gérer correctement l’après-guerre. Les guerres ne
font, généralement, qu’empirer les choses.
PI. Et, dans
ce cas particulier de l’Irak, la solution aurait été de… ?
FMZ. Si la
communauté internationale estime nécessaire d’écarter du pouvoir un tyran avéré
comme Saddam Hussein, la première chose à faire est de créer une « Commission
Vérité » – puis d’ouvrir et d’instruire un procès conformément aux règles et
procédures définies par l’Onu. Pourquoi les Etats-Unis sont-ils hostiles à la
Cour pénale internationale ? Parce qu’ils se refusent à employer toutes méthodes
qui pourraient régler les conflits de manière pacifique. Dans le passé, ils ont
souvent fait le choix de la force. Au Chili, par exemple, dans les années 1970,
ils ont désapprouvé le verdict démocratique qui avait porté Allende à la
présidence du pays ; ils l’ont éliminé et remplacé par Pinochet. Ils ont fait
de même au Nicaragua avec Somoza, et en Argentine avec Videla et Massera. C’est
pour des raisons analogues qu’ils n’ont pas signé le protocole de Kyoto, pour
des « raisons intérieures », alors qu’il y va de la santé de la planète.
Ce que je
dis, avec de nombreux officiels et citoyens ordinaires, c’est oui à la
démocratie, bien entendu, mais à l’échelle internationale, et non seulement
locale. Les Etats-Unis devraient être les premiers à accepter cette démocratie
planétaire. Ils ne peuvent demander aux autres de se plier à la Convention de
Genève lorsqu’il s’agit de prisonniers américains, alors qu’ils détiennent des
prisonniers afghans dans la baie de Guantanamo.
S’il est
vrai, comme le clament leurs dirigeants, qu’ils sont les grands défenseurs des
droits de l’homme, qu’ils commencent par traiter à égalité tous les êtres
humains. Je ne vois pas que les États-Unis ou la Grande-Bretagne accordent le
même traitement aux morts afghans ou irakiens qu’aux leurs. Les morts palestiniens
n’ont apparemment pas la même importance que les morts israéliens. Cette
question est pour moi très grave, et je continuerai à dénoncer publiquement les
gouvernants qui optent pour la violence.
PI. Beaucoup
pensent que l’Onu aurait dû agir plus énergiquement pour éviter la guerre, que
c’est une institution quelque peu passive, et qu’elle devrait s’opposer aux
pays ou aux dirigeants qui veulent la manipuler.
FMZ. L’Onu
n’est pas une institution par elle-même, mais un rassemblement de nations. Nous
avons tous souhaité, lorsque le Mur de Berlin est tombé – grâce à ce grand
homme d’État qu’est Mikhaïl Gorbatchev – que le monde recevrait les « dividendes
de la paix » attendus. « Enfin, nous aurons les deux milliards de dollars que
certains États dépensent chaque jour en armements », nous sommes-nous dit ;
nous nous réjouissions déjà d’en recevoir une partie, 10, 20, ou 30 %
peut-être. Mais ces dividendes nous ont très vite été refusés, ce qui a rendu
notre restructuration impossible. L’expression « nous, les peuples » ne fut pas
entendue. Les États-Unis ont travaillé sans relâche à accroître le poids du G7
puis du G8 afin de réduire petit à petit l’Onu au silence. Et ils y sont
parvenus : l’Onu est aujourd’hui devenue muette. Dernièrement, quelques pays
ont élevé la voix ; je suis fier du Mexique et du Chili qui, conscients des
risques qu’ils prenaient, ont eu le courage de dire aux États-Unis qu’ils ne
voyaient pas de raisons objectives d’attaquer l’Irak. Bravo à la France, et à
ces nations qui ont déclaré clairement que les allégations des États-Unis ne
correspondaient à aucune réalité.
Lorsque j’ai
entendu le président espagnol, José Maria Aznar, déclarer au parlement que
telle ou telle personnes avaient été capturées en possession de substances toxiques,
je me suis demandé s’il n’en savait pas plus que moi. J’attendais avec
curiosité les résultats des laboratoires – non parce que ces substances
toxiques auraient justifié une guerre – les processus de désarmement et les
inspections avaient précisément pour but de démanteler les arsenaux dangereux.
Mais j’aurais été étonné d’apprendre que Saddam Hussein, non content d’être un
tyran, avait en plus choisi ce moyen pour briser la stabilité du monde. Quoi
qu’il en soit, lorsque les laboratoires confirmèrent que ces substances
soi-disant toxiques n’étaient rien d’autres que des détergents inoffensifs,
lorsque les services de renseignements britanniques montrèrent que les
personnes en cause n’avaient aucun lien avec Al Qaïda, lorsque des experts de
la compétence et de la probité d’un Hans Blix déclarèrent n’avoir découvert
aucune des armes supposées de destruction massive, alors les pays auraient dû
dire aux États-Unis : « Ne prétendez pas défendre la légalité internationale. »
Comme l’a fait le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en
affirmant sans ambiguïté qu’une guerre en Irak était illégale, qu’elle était
entreprise malgré l’opposition de l’Onu et au mépris de la décision majoritaire
du Conseil de sécurité.
PI. Le droit
de veto, dont on sait l’importance au Conseil de sécurité, constitue-t-il le
problème majeur ?
FMZ. Non, je
ne crois pas. Le droit de veto a besoin d’être corrigé, comme de nombreux
autres aspects des Nations unies – même si personne ne sait exactement comment.
Au cours des 30 ou 40 dernières années, il y a eu des centaines de travaux et
de propositions pour le remplacer et faire en sorte que les grandes puissances
n’aient pas une influence disproportionnée dans l’Organisation. On a proposé,
par exemple, de ne pouvoir en faire usage que dans des cas exceptionnels ; ou
bien de procéder à une refonte du Conseil de sécurité. Car est-il imaginable
que l’on prenne des décisions sans tenir compte de pays aussi peuplés que
l’Inde, le Brésil ou le Nigeria, qui n’en sont pas membres permanents ? Toutes
ces questions ont fait l’objet de travaux et de réflexion, mais depuis la fin
des années 1970, les États-Unis ont toujours gardé la même position : « Nous
préférons nous passer des Nations unies, nous sommes les fondateurs de la Pax
Americana. » C’est le point de départ de l’hégémonie que nous connaissons
actuellement, et qui a trouvé son point culminant dans la profonde blessure du
11 septembre.
PI. A votre
avis, les Nations unies ont-elles la capacité de fixer de véritables priorités
internationales ?
FMZ. Les
Nations unies, non – mais les nations, unies, oui. L’Institution telle que nous
la voyons fonctionner aujourd’hui, non – mais des Nations unies renforcées,
oui.
Nous, la
grande majorité, qui sommes étonnés de cette façon de gérer les choses – qui va
à contre-courant de la démocratie – voulons dire qu’il y a des alternatives
économiques et sociales, qu’il y a des alternatives environnementales,
culturelles et morales. On ne peut accepter qu’un politicien abdique ses
responsabilités devant le marché – c’est catastrophique. Car il est évident que
le marché tranche toujours en faveur du profit, et aux dépens du peuple. En
d’autres termes, l’ordre des priorités a changé, et il nous faut remettre les
choses à leur juste place. Les Nations unies peuvent, devraient, aider
véritablement à fixer des priorités, et elles le souhaitent, mais elles ne sont
pas en mesure de le faire pour l’instant.
PI.
Avez-vous foi en l’avenir ?
FMZ. C’est triste à dire, mais nous
commençons le troisième millénaire avec une des crises les plus graves que le
monde ait connues depuis des décennies. Ceux qui ont créé la démocratie
internationale veulent aujourd’hui instaurer une hégémonie mondiale. Mais,
heureusement, il y a les médias, il y a des caméras qui filment ce qui se
passe, ce qui empêche les leaders d’agir d’une façon purement arbitraire ou
d’adopter des pratiques inacceptables sous prétexte que l’état de guerre
justifierait tout. C’est pourquoi j’ai tout de même confiance en l’avenir, car
les dirigeants qui ne pensent qu’en termes de force commencent à sentir le vent
tourner. Ils savent que, plus que probablement, il leur faudra écouter la voix
des gens qui descendent dans la rue pour manifester. Il y a peu de temps, ils
ne les entendaient même pas. Mais ce n’est plus possible aujourd’hui, même eux
doivent les écouter. Qui plus est, ceux qui manifestent ont des propositions,
ce qui, à mon avis, fait une différence énorme avec ce qui se passait
auparavant. Depuis Porto Alegre (c’est-à-dire le Forum social mondial), il y a
déjà des propositions concrètes pour un changement de direction, que les
Nations unies prennent très au sérieux et sur lesquelles elles travaillent.
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Certains de ces articles ont été traduits en français et publiés dans la revue
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Nous invitons les lecteurs qui sont en contact avec des journalistes de les
informer de cette opportunité.
Conférences de Benjamin Creme en 2003 (partiel)
Toutes les conférences sont en
anglais. Des traductions sont réalisées en direct pour les pays non
anglophones.
ETATS-UNIS
Los Angeles :
Conférence le 30 juillet 2003. Transmission le 31 juillet.
Renseignements
: tél 818-785-6300
San Francisco :
Conférence le 3 août 2003. Transmission le 5 août.
Renseignements : tél 510-841-3738
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