L’Émergence

Publication du Réseau Tara Canada (Québec)      Bulletin de novembre 2005


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Prochaines conférences de Benjamin Creme

 

Le 6 décembre 2005 à Londres, Grande-Bretagne

(voir plus bas pour des informations plus précises)

 


Nos prochaines conférences au Québec

http://taraquebec.org/ac-conferences.html

Le 17 novembre à Montréal : La méditation de Transmission
Le 30 novembre à Victoriaville : L’Émergence de Maitreya et la Méditation de Transmission

(voir plus bas pour des informations plus précises)


Exposition de cercles de lumière

à Montréal du 5 au 26 novembre

(voir plus bas pour des informations plus précises)


Nous étions présents

au 42e Salon International de l’ésotérisme

qui s’est tenu à Montréal du 4 au 6 novembre 2005

(voir plus bas pour des informations plus précises)


La clé de l’avenir

« C’est avec tristesse que nous voyons les hommes s'évertuer à résoudre leurs problèmes par les méthodes du passé. Ces problèmes sont nombreux, et concernent le futur autant que le présent.

Dans l'ensemble ce sont des vestiges du passé, qui représentent un lourd fardeau pour les sociétés en plein essor du monde actuel. Perdus dans une guerre économique sans merci, les gou­vernements cherchent par tous les moyens conventionnels à s'assurer sécurité et force, déve­loppement et innovation, stabilité au sein du changement. C'est une tâche impossible.

Il existe pourtant une réponse à toutes leurs difficultés, une solution à tous leurs pro­blèmes, mais jusqu'ici aucun d'entre eux ne s'est risqué à prononcer, même à voix basse, le mot qui, d'un coup, les libérerait en même temps que le monde. »

 

Extrait de l’article du Maître de novembre 2005, inclus plus bas.


Le site Internet québécois « Le retour des Maîtres et de l’Instructeur mondial » présente un nouveau « look »

Ce site Internet québécois a été restructuré et son contenu ajusté. Sa présentation graphique a été modifiée. Vous êtes invités à le visiter régulièrement à l’adresse http://taraquebec.org . Inscrivez cette adresse dans vos favoris.


 

Conférences de Benjamin Creme en 2005 (partiel)

 

Toutes les conférences sont en anglais. Des traductions sont réalisées en direct pour les pays non anglophones.

GRANDE-BRETAGNE

Londres :

Les conférences publiques y sont données à Friends House, 173/177 Euston Road, London NW1 (en face de la Station Euston).

Horaire conférences: 19 h à 21h30 (portes 18h30)

Renseignements: Share International, PO Box 3677, London NW5 1RU. Tél. 0044-207-482-1113; Fax. 0044-207-267-2881

Prochaine conférence : le 6 décembre 2005

Entrée libre.


Conférences à Montréal et en régions

À Montréal, à l'UQAM, 1205 rue St-Denis (coin René-Lévesque), Pavillon de l’Éducation, salle N-M530:

- le jeudi 17 novembre à 19 h 30 : La Méditation de Transmission : une méditation de groupe au service de l'humanité

Nombre de personnes cherchent actuellement à servir. La méditation de Transmission constitue précisément une puissante forme de service, simple et efficace. Elle produit des résultats remarquables pour la planète, et stimule l'évolution personnelle de ceux qui la pratiquent.

La Transmission est une méditation de groupe qui s'effectue en coopération avec les Maîtres de Sagesse. Le groupe agit comme « transformateur », réduisant l'intensité des énergies spirituelles afin de les rendre plus facilement utilisables par l'humanité.

Cette activité est non confessionnelle, entièrement compatible avec toute autre pratique religieuse ou spirituelle. Plusieurs centaines de groupes travaillent déjà de cette manière dans le monde.

Pour information :
Montréal : (514) 384-1921
Ligne sans frais : 1-877-384-1921
Site Internet : http://taraquebec.org

À Victoriaville, à la Manne, 194, rue Notre-Dame Est, (Face au Luxor), Victoriaville

- le mercredi 30 novembre, à 19 h 30 : L’Émergence de Maitreya et la Méditation de Transmission

Les Maîtres reviennent aujourd'hui dans le monde moderne, avec à leur tête Maitreya, l'Instructeur mondial, pour nous conduire hors du marasme actuel, et nous inspirer la création d'une nouvelle civilisation où règneront la justice et la liberté, et où l'être humain connaîtra un accomplissement sans précédant.

La Transmission est une méditation de groupe qui s'effectue en coopération avec les Maîtres de Sagesse. Le groupe agit comme "transformateur", réduisant l'intensité des énergies spirituelles afin de les rendre plus facilement utilisables par l'humanité.

Cette activité est non confessionnelle, et entièrement compatible avec toute autre pratique religieuse ou spirituelle. Plusieurs centaines de groupes travaillent déjà de cette manière dans le monde.

Entrée gratuite
Pour information :
Montréal : (514) 384-1921
Ligne sans frais : 1-877-384-1921
Site Internet : http://taraquebec.org


Exposition photographique à Montréal :

Les réflexions urbaines, un phénomène mystérieux : les croix de lumière

 

Depuis 1997, plusieurs personnes ont remarqué des reflets lumineux ayant l'apparence de cercles marqués d'un X au centre. L'éditeur en chef de Share International,  Benjamin Creme, considère ce phénomène comme un signe non religieux. Les cercles seraient la signature d'Êtres ayant acquis un niveau de conscience supérieur à celui de l'être humain.

 

Cette exposition rassemble des photos de cercles de lumière provenant de plusieurs parties du monde, en autre des États-Unis. d'Allemagne, de Suède, de Norvège, de Slovénie et du Canada.

 

 

Venez visiter l’exposition !

 

Date et lieu : du 5 novembre au 26 novembre 2005 au Le Boudoir, 850 rue Mont-Royal Est, (514) 526-2819

 

Visitez régulièrement notre site pour connaître les dates et les lieux des autres expositions à http://taraquebec.org/ac-expositions.html ou téléphonez au secrétariat au (514) 384-1921

 

     


 Kiosque lors d’un salon sur l’ésotérisme

Nous avons participé au 42e Salon International de l’Ésotérisme de Montréal qui s’est tenu au Marché Bonsecours, dans le Vieux Montréal du 4 au 6 novembre 2005

Nous avons lors de ce salon, animé un kiosque et présenté une conférence sur le Retour des Maîtres et sur la Transmission de méditation. De nombreuses personnes ont visité notre kiosque, ont échangé avec nous et ont pris de la documentation sur les sujets de la Réapparition du Christ, de la méditation de Transmission et du grand  principe du Partage.


Lors de la dernière visite de Benjamin Creme aux Pays-Bas

La visite de Benjamin Creme aux Pays-Bas inclut toujours deux événements principaux, dont le premier est une conférence pu­blique qui a lieu à Amsterdam. Cette année une vaste salle avait été louée pour l'occasion et une importante publicité amena un public nouveau. On demanda aux personnes présentes de lever la main pour indiquer si elles venaient pour la première fois et on en dénombra environ 69 %. Le rédacteur en chef et le rédacteur adjoint de la revue new age Lotus étaient présents dans la salle, ainsi qu'un journaliste de Parool, un quotidien national. Un cer­tain nombre d'articles est prévu dans Lotus, et Parool a publiéun long article dès le lendemain.

Une exposition des photographies et des citations publiées en dernière page de Share International était présentée dans le vaste hall, où étaient également. proposés livres et revues ainsi que de la documentation gratuite. Le dernier ouvrage de la fon­dation Share International, Maitreya 's Teachings - The laws of Life, était en vente et très demandé. Le public fut très impres­sionné d'apprendre que Maitreya lui-même se trouvait dans la salle et y était resté presque toute la soirée.

Le second événement majeur est la rencontre annuelle des groupes de transmission. Cette année, c'était la dix -huitième ren­contre et elle a eu lieu comme à l'accoutumée dans l'abbaye de Rolduc, au sud des Pays-Bas. Le thème de la rencontre était « l'art de vivre », dans lequel les lois de la vie et l'innocuité jouent un rôle fondamental.

Les participants à cette rencontre étaient plus nombreux que d'habitude et il y avait un nombre significatif de nouveaux visages. . Certaines personnes venaient de pays aussi distants les uns des autres que le sont l'Espagne, la Slovénie, l'Ecosse et la Finlande.


L’article du Maître du numéro de novembre 2005 de la revue Partage international

La clé de l’avenir

par le Maître --, à travers Benjamin Creme

Le Maître est un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n’est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.

 

C’est avec tristesse que nous voyons les hommes s'évertuer à résoudre leurs problèmes par les méthodes du passé. Ces problèmes sont nombreux, et concernent le futur autant que le présent.

 

Dans l'ensemble ce sont des vestiges du passé, qui représentent un lourd fardeau pour les sociétés en plein essor du monde actuel. Perdus dans une guerre économique sans merci, les gou­vernements cherchent par tous les moyens conventionnels à s'assurer sécurité et force, déve­loppement et innovation, stabilité au sein du changement. C'est une tâche impossible.

 

Il existe pourtant une réponse à toutes leurs difficultés, une solution à tous leurs pro­blèmes, mais jusqu'ici aucun d'entre eux ne s'est risqué à prononcer, même à voix basse, le mot qui, d'un coup, les libérerait en même temps que le monde. Celui qui, d'un seul coup, ferait entrer ce monde dans l'ère nouvelle de la droiture et de la vérité. Que ce mot retentisse, qu'il montre la voie de la nouvelle civilisation, de la nouvelle société ! Qu'il se fasse entendre de toutes parts ; et que l'homme réponde.

 

Le partage est la réponse

 

Ce mot donne le ton de la vertu, de la vérité. C'est celui qui rassemble tous les hommes, et construit la fraternité humaine. Celui qui allège le cœur, et apporte le bonheur à tous. Ce mot est sage et généreux, il est rempli d'amour. Ce mot est « partage », la clé de l'avenir. Le partage est la ré­ponse à tous les problèmes des hommes. Le partage est synonyme de divinité. Le partage met l'homme sur la voie de ce qu'il peut atteindre de plus élevé, car il ouvre la porte à la confiance. Le partage amènera les hommes aux pieds de Dieu.

Quand les hommes apprendront à partager, ils connaîtront le sens de la vie. Quand les hommes partageront, ils se sentiront exaltés et aimeront ce qu'ils font. Le partage rendra aux hommes la santé. Le partage unira l'humanité. Le concept de partage est sans limites. Il révélera qu'il apporte aux hommes le salut.

 

Des paroles de vérité

 

Quand les hommes verront Maitreya, ils enten­dront ces paroles de vérité. Ils écouteront ses déclarations le cœur grand ouvert et, en réponse, demanderont la fin de la tyrannie et de l'injustice. Ils se rassembleront autour de lui, et il sera leur

porte-parole. Bientôt, les hommes le verront. Bientôt il présentera au monde ses idées, et écon­duira l'ère ancienne.

 

Il est près des hommes maintenant. On ne peut nier sa présence. Son amour imprègne les plans subtils et met le changement à portée de main.

 

Sachez-le : sans l'aide de Maitreya, l'humanité est condamnée. Avec ferveur, nous attendons la réponse des hommes.


La voix du peuple

De multiples manifestations pour la paix

Des centaines de milliers de personnes dans toute l'Amérique du Nord et l'Eu­rope ont défilé dans les rues pour protes­ter contre la guerre en Irak. Le 24 septem­bre 2005 a vu les plus grandes marches pour la paix depuis l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis, il y a deux ans.

A Washington, des dizaines de milliers de personnes venant de tous les Etats­Unis ont défilé devant la Maison Blanche et devant le Monument de Washington. Cette action faisait partie d'une protesta­tion de trois jours comprenant des actes non-violents de désobéissance civile à la Maison Blanche et un service religieux toutes croyances confondues. Les signes de protestation comprenaient des messa­ges tels que: « Bush a menti, des milliers de personnes ont péri », « Aucun milliar­daire n'est oublié, mais la vie d'un enfant ne vaut pas 10 cents », et « De l'Irak à la Nouvelle-Orléans: Financez les besoins du peuple, non la machine de guerre ».

« Je n'avais jamais fait cela aupara­vant, mais j’y suis, en uniforme, pensant que c'est la seule façon pour moi d'attirer l'attention de Bush, a déclaré le sergent Frank Cookinham de la Première Armée", vétéran de la Guerre du Golfe récemment rentré d'un deuxième séjour en Irak. Cette guerre n'a aucun sens. »

« Nous devons nous impliquer », a af­firmé Erika McCroskey qui avait fait le voyage avec sa mère et sa sœur, afin de prendre part à sa première manifestation. Paul Rutherford, un autre manifestant, a raconté qu'il était un répu­blicain soutenant encore le président Bush, sauf pour la guerre: « G. Bush doit ra­patrier ses troupes et passer à autre chose.. » D'autres manifestations se sont dé­roulées à Los Angeles, San Francisco, San Diego, Seat­tle, Minneapolis et beau­coup d'autres villes des Etats-Unis. Les manifesta­tions du 24 septembre ont démontré un ressentiment grandissant du peuple con­tre la guerre. Selon les son­dages de septembre 2005, seuls 34 % des Américains pensent qu'ils peuvent ga­gner la guerre, seulement 32 % soutiennent G. Bush dans sa façon de conduire cette guerre, et 63 % sont en faveur d'un retrait total ou partiel des troupes améri­caines de l'Irak.

A Londres, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues, récla­mant « La paix et la liber­té », et demandant que le premier ministre T. Blair retire les troupes britanniques de l'Irak. Les manifestants portaient des bannières avec des slogans comme « Blair menteur », « Bush terro­riste mondial n° 1 », « Plus de guerre, plus de bombes» et « Que nos troupes reviennent maintenant ».

« Assez c'est assez, a déclaré Lindsey German, de la Coalition pour stopper la guerre, organisatrice de la marche de Lon­dres. Il est temps maintenant pour le peu­ple britannique, de descendre de nouveau dans la rue et d'être clair sur le fait que, cette fois, nous ne serons pas ignorés.»

Une manifestation se tint également à Paris. A Rome, des manifestants ont bran­di des bannières et des drapeaux pour la paix devant l'ambassade des Etats-Unis. A Dublin, plusieurs centaines de person­nes se sont déplacées pour une manifesta­tion pacifique à l'aéroport Shannon.

 

[Source: BBC News, Grande-Bretagne]

 

Michael Moore à la Nouvelle-Orléans

 

Depuis le passage de l'ouragan Katrina, le réalisateur et activiste Michael Moore et son personnel travaillent à la Nou­velle-Orléans et sur la côte du Golfe du Mexique. En collaboration avec les Vété­rans pour la Paix, son équipe dispense de l'aide grâce aux fonds apportés par de généreux donateurs.

Selon le site web de M. Moore, cette équipe a distribué plus de « 500 tonnes de nourriture, eau, vêtements, fourni­tures médicales, produits pour bébés, produits d'hygiène féminine, produits de soins, outils, ainsi qu'un bateau avec remorque pour atteindre ceux qui sont encore en zone inondée ». Le personnel de M. Moore estime que plus de « deux millions de dollars en dons, nourriture, eau et fournitures ont été envoyés et dis­tribués, comprenant des articles comme des camions, des autobus, des tronçon­neuses et des générateurs. »

La réaction de gens désirant aider et aptes à le faire a étonné l'équipe, qui a ajouté que des professionnels de la santé ont également joint leurs forces aux leurs, travaillant dans des unités mobiles afin de fournir des traitements, des actes médic­aux et des fournitures de première urgence. « Nous avons joint nos efforts à ceux de SOS Katrina, une organisation qui a commencé en temps que coalition tem­poraire d'organisations communautaires pré-existantes, et qui fait un travail éton­nant avec des bénévoles. »

M. Moore lui-même critique les auto­rités locales et nationales, faisant remar­quer que, par contraste, les initiatives « in­dépendantes» pour procurer de l'aide fonctionnent très bien. Comme il dit: « Je n'ai besoin d'aucune autorisation et je ne suspend pas mon aide. »

Dans sa dernière lettre sur le web M. Moore écrit: « Plus tard, nous nous assu­rerons que Bush et Compagnie paieront pour leurs manquements. Mais, à l'heure actuelle, des centaines de milliers de per­sonnes sont sans abri, affamées et en at­tente d'une aide médicale. Et nous avons tous la responsabilité de les aider. »

 

[Source: www.michaelmoore.com]

 

Immense manifestation à bicyclette

 

En septembre 2005, Budapest a vu se dé­rouler la plus grande manifestation ja­mais connue dans la ville hongroise: plus de 30 000 personnes ont manifesté contre le trafic des véhicules à moteur. Le mouvement « Critique de masse », né en 2004, avec 4 000 cyclistes, à l'occasion de la Journée mondiale sans voiture, avait déjà atteint l 0 000 participants pour la manifestation d'avril 2005. Il est organisé par des groupes de messa­gers à bicyclette, les Jeunes Verts hon­grois (Zofi) et le Groupe d'Action pour un air pur. Avec des estimations de parti­cipants variant entre 24 000 et 30 000 per­sonnes pour la dernière manifestation, les autorités locales ne peuvent plus se permettre d'ignorer les demandes d'amé­lioration des voies de circulation pour bicyclettes.

 

[Source :www.indymedia.org]

 

Cindy Sheehan arrêtée

 

En suivant l'immense marche pour la paix à Washington le 24 septembre 2005, Cindy Sheehan a été arrêtée aux abords de la Maison Blanche. C. Sheehan, dont le fils Casey a été tué en Irak en 2004 et qui a attiré l'attention du monde entier en mani­festant devant le ranch du président Bush, au Texas, en août, était l'une des centaines de personnes à manifester autour de la Maison Blanche en scandant « Arrêtez la guerre maintenant! »

 

[Source: Associated Press]

 


 

Se réopproprier les biens communs

 

par Mark Sommer

 

Arcata, Californie

On dit que les meilleures choses de la vie sont gratuites, mais, pour une majorité croissante des habitants de cette planète, elles deviennent inabordables. L'eau que nous buvons, l'air que nous respirons, les espaces où nous nous rencontrons, échangeons et jouons, les idées que nous pensons et les travaux que nous réalisons ensemble, les gênes mêmes que nous transportons à l'intérieur de nous sont revendiqués, contaminés et « chosifiés » par la machine légale et financière d'un marché devenu fou.

 

Depuis la chute du communisme et le rejet du socialisme en tant qu'alternative viable au capitalisme, ceux que ces tendan­ces inquiètent n'ont pas su enrayer la fausse logique des options proposées, définies uniquement entre un secteur commercial super envahissant et un Etat super contrôlant. Aujourd'hui, un nou­veau mouvement, hautement original, émerge pour s'opposer à cette formula­tion égocentrique, cherchant à rétablir un juste équilibre entre les secteurs publics et privés en réaffirmant l'importance vitale d'un troisième secteur, celui des « biens communs universels ».

 

Bien que le mouvement en faveur d'une réappropriation des biens communs soit en soi nouveau, son concept ne l'est pas, et est même plus ancien que l'Etat et l' éco­nomie de marché. Dans la tradition occi­dentale, on peut en retrouver les racines dans la loi romaine, qui distingue entre trois types de propriété: res privatae (la propriété privée), res publicae (les édi­fices et routes publiques, entre autres) et res communes (les dons de la nature uti­lisés par tous et appartenant à tous). Ce « patrimoine commun» est demeuré une ressource partagée durant des siècles, jusqu'à ce que des intérêts privés fortu­nés - des individus et des compagnies (se dissimulant sous le nom d'individus) -, commencent, au dix-neuvième siècle, à l'accaparer pour leur usage exclusif, et ce de manière croissante.

 

Pour les populations indigènes, de l'Alaska à l'Amazonie, les pâturages communs, les droits de pêche et autres ressour­ces considérées indivisibles sont demeu­rées, jusqu'à nos jours, des sources de subsistance collective. Aujourd'hui, alors que l'appétit du marché en ressources naturelles envahit les cultures tradition­nelles les plus reculées, ces biens com­muns sont également mis en péril.

 

Mais ceux qui combattent pour la réinstauration des droits ancestraux et fondamentaux, les « commonors », ne se contentent pas de mener un combat d'ar­rière-garde pour sauvegarder les derniers vestiges épars de notre héritage commun. Ils définissent les « biens communs » d'une manière étonnamment nouvelle et plus inclusive, et élaborent des règles visant à protéger la propriété universelle de ces biens d'une manière aussi sûre que les lois sur la propriété privée protègent (et aujourd'hui favorisent) les compa­gnies et les individus fortunés.

 

Aujourd'hui, un nouveau mouvement, hautement original, émerge, cherchant à rétablir un juste équilibre entre les secteurs publics et privés

 

Qu'entend-on au juste par « biens com­muns »? « C'est le vaste domaine qui constitue l'héritage commun de l'huma­nité et que nous utilisons gratuitement », soutient Jonathan Rowe, un leader de la théorie des « biens communs ». L'atmos­phère et les océans, les langues et les cultures, l'ensemble des connaissances et de la sagesse humaines. les réseaux com­munautaires d'entraide. la paix et la tran­quillité à laquelle nous aspirons, les élé­ments génétiques de base de la vie. » De manière plus spécifique, les « biens com­muns » sont la source de toutes les res­sources naturelles, de notre Terre jus­qu'au lointain espace; de nos arts, scien­ces, coutumes et lois; de nos moyens de communication, du langage à l'Internet; de nos communautés, environnements, parcs et terrains de jeux.

 

Les « biens communs », qui sont notre héritage naturel et collectif, permettent à la fois l'existence du marché et de l'Etat, et rendent nos vies dignes d'être vécues ­

par le tissu que créent nos relations réci­proques, par une ouverture de pensée et de cœur qui nous permet d'aller au-delà de la simple survivance vers la créativité et la coopération.

 

Les profits privés et les avoirs publics dépendent tous deux essentiellement de la bonne santé des « biens communs ». L'ouragan Katrina aurait été beaucoup moins dévastateur si les terres maréca­geuses originelles n'avaient pas été détrui­tes par le développement privé, et avaient servi de zone tampon entre la terre ferme et le Golfe du Mexique. Bill Gates Senior, coprésident de la plus importante fonda­tion mondiale et père de l'homme le plus riche au monde, affirme que les individus qui ont acquis une immense richesse et un énorme pouvoir doivent largement leur succès aux avoirs communs d'une civili­sation - à ses systèmes éducatif, judi­ciaire et de santé, à sa science et à sa cul­ture - et aux efforts de milliers d'indi­vidus des générations précédentes qui, en leur temps, ont créé les connaissances de base qui ont rendu ces accomplisse­ments possibles. Pour que d'autres puis­sent jouir des mêmes opportunités, ajou­te Bill Gates, les individus fortunés doi­vent réinvestir dans les avoirs communs de la société.

 

Une façon tangible de se réapproprier et de revitaliser les « biens communs » serait de faire prendre en charge par les entités privées ou étatiques le véritable coût des services qu'ils offrent. Par exem­ple en facturant le nettoyage de la pollu­tion engendrée, la remise en état des terres publiques, ou l'utilisation de bandes passantes. Les montants recueillis servi­raient à maintenir et à régénérer les avoirs communs sérieusement dégradés par une utilisation abusive et un sous-investisse­ment.

 

Pour ceux dotés d'une courte vue, les « biens communs » peuvent sembler por­ter atteinte à la propriété privée. Mais ce qui rend cette notion aussi originale c'est qu'elle respecte à la fois le secteur privé et l'Etat pour leur contribution vitale à notre bien-être collectif, tout en insistant sur le fait qu'aucun des deux ne peut pros­pérer à long terme s'ils ne protègent et n'enrichissent le patrimoine commun, duquel ils empruntent si librement mais auquel ils rendent si peu, et souvent de très mauvaise grâce.

 

A un moment où la politique est para­lysée par de fausses polarités, le concept des « biens communs» pourrait attirer autant les conservateurs traditionnels que les véritables progressistes, parce qu'il s'intéresse à la fois à la communauté et à la décentralisation, et sert de contre-poids aussi bien à un Etat autoritaire qu'à un secteur commercial omniprésent. Notre patrimoine commun est notre maison com­mune, et seul un fou souillerait son propre nid. (© IPS)        .

 

[Pour plus d'information sur les biens communs: www.onthecommons.org]

 

Partage international, novembre 2005

 


Regards sur le monde

 

Les boucliers humains interdits en Israël

 

La Cour suprême d'Israël a déclaré que la pratique consistant à utiliser des civils palestiniens comme boucliers humains était une « violation grave de la loi inter­nationale ».

L'armée israélienne a souvent utilisé des Palestiniens comme boucliers au cours d'opérations d’arrestations. « Aucun civil ne devrait être rendu « volontaire » pour coopérer avec l'armée », a déclaré le juge Aharon Barak, un des trois juges en charge de cette affaire. Il a affirmé que l'armée devrait être tenue de laisser les habitants à l'écart de toute « zone d'hostilités ».

Le ministère de la Justice a assuré qu'il appliquerait cette décision, et de façon im­médiate. La pratique des boucliers humains est devenue un problème au printemps 2002, lorsque l'armée israélienne a conduit une offensive de grande envergure en Cis­jordanie, en réponse à une série d'attaques suicides par des militants palestiniens. L'affaire a été portée devant les tribunaux par des groupes palestiniens et israéliens d'activistes des droits de l'homme, qui ont cité comme exemple un incident filmé en 2004 montrant un garçon palestinien de 13 ans attaché à l'avant d'une jeep de l'armée au cours d'échauffourées impliquant des jeteurs de pierres palestiniens dans un vil­lage de Cisjordanie.

« Une décision de justice ne suffit pas. Il faut qu'elle soit appliquée de façon stricte », a déclaré Sarit Michaeli, porte­parole de B'Tselem, le principal groupe de surveillance des droits de l'homme en Israël, en ajoutant qu'il était essentiel que les autorités militaires informent chaque soldat de cette décision afin que tout com­portement illégal soit éliminé.

[Sources: CNN ; Reuters]

 

Déclin du soutien à George Bush

 

Le président Bush voit son second mandat submergé de problèmes. Sa popularité di­minue, le soutien des Américains à la guerre en Irak n'a jamais été aussi bas, mais le plus important est qu'il doit maintenant faire face à des critiques de la droite con­servatrice.

Selon un récent sondage de CBS News, seulement 26 % de la population pense que le pays est sur la bonne voie, et 68 % pense qu'il fait fausse route. La cote de G. Bush a chuté à son niveau le plus bas, avec seulement 37 % d'opinions favorables et 58 % qui désapprouvent son action. Sa gestion de la question irakienne ainsi que ses décisions en matière économique ne sont plus soutenues que par 32 % des Américains.

Les inquiétudes sur l'Irak, sur l'écono­mie, l'explosion du prix de l'essence et la réaction incompétente du gouvernement à la catastrophe de l'ouragan Katrina ont miné la confiance de la population dans l'administration Bush, ce à quoi s'est ajouté une série de scandales impliquant des proches de la Maison Blanche.

Depuis le début 2005, la base tradition­nelle du soutien à G. Bush s'est érodée: les votants évangéliques ne sont plus que 33 % à approuver son action alors qu'ils étaient 49 % en janvier; le soutien des républicains est passé de 57 % à 42 % ; le soutien des protestants de 36 % à 25 % et celui des Sudistes de 32 % à 22 %.

Selon James Thurbar, politologue à l'Université américaine: « Politique­ment, la situation est grave pour le pré­sident. Si la base de son parti a perdu confiance, cela pourrait entraîner des problèmes pour son agenda politique et pour le parti en général. »

[Source: The Guardian, G.-B.]

 

Les Britanniques plus tolérants que leur gouvernement

 

Venant étayer le fait que le gouvernement britannique s'éloigne de plus en plus des préoccupations du peuple, les résultats de sondages effectués après les attaques ter­roristes de Londres montrent qu'une ma­jorité de Britanniques estime que la « di­versité culturelle est une bonne chose pour la Grande-Bretagne ».

En août 2005, la BBC a diffusé les ré­sultats d'un sondage d'opinion autour de la question de la diversité culturelle en Grande-Bretagne. Malgré les attaques terroristes de Londres, 68 % des personnes interrogées n'étaient pas d'accord lors­qu'on leur demanda si elles estimaient que « la politique de diversification cul­turelle en Grande-Bretagne était une er­reur et devait être abandonnée ». Les ré­sultats du sondage montrent également que le nombre de Britanniques qui esti­ment être victimes du racisme a chuté de 30 % en 2003 à 25 % à 1 'heure actuelle.

Ce sondage montre que dans son en­semble, 65 % de la population estime que le fait d'arrêter des personnes pour les fouiller à cause de leur appartenance ra­ciale est inacceptable. 58 % des personnes interrogées pensent que l'interdiction de tout